Couple : [Fem] Kakashi Hatake x Obito Uchiwa

Genres : Genderbend – Tranche de vie – Romance – Humour / One-shot

Rating : +16

Résumé : Au moins une fois par mois, les kunoïchi de leur promo tentaient de se réunir pour se détendre et retisser les liens.

Bonne lecture !


Au moins une fois par mois, les kunoïchi de leur promo tentaient de se réunir pour se détendre et retisser les liens.

Bon, okay, c’était une pure soirée pyjama. Mais ! Elles avaient pour interdiction d’évoquer le travail, les missions ou la vie sur le terrain, sauf anecdotes, et encore.

Avec leurs rangs respectifs et les devoirs inhérents, il était parfois difficile d’arrêter une date, sans parler des missions intempestives qui pouvaient leur tomber sur le coin du nez.

Kurenaï en avait justement fait les frais et s’en plaignait actuellement, sans que son public ne parvienne à se fixer sur la source de ses rougeurs. La gène, la colère ou l’alcool ?

— Des semaines, s’enflamma-t-elle, des mois ! Que je tanne Asuma à ce sujet ! Et quand il accepte enfin et se lance, PAF !

Anko sauva le verre avant que son amie ne le renverse.

— Convocation du Yondaime ! Rugit-elle.

Quelques ricanements s’élevèrent. Au moins, ce n’était plus son prédécesseur, c’était légèrement moins pire !

— Qu’as-tu fait, du coup ? L’interrogea sa voisine.

Récupérant sa boisson de ses mains, elle la vida d’un mouvement de tête, avant de fanfaronner, souriante, puis de répondre :

— Je l’ai choppé par la tignasse et l’y ai aussitôt recollé, tu crois quoi ?! J’avais enfin mon cunni, j’allais pas lâcher l’affaire, même pour le Hokage !

Anko ne fut pas la seule à rire de cette chute, l’image étant assez drôle.

Elle leva finalement sa propre coupelle de saké, attirant l’attention des jeunes femmes.

— Je voudrais porter un toast ! À Kurenaï et son premier cunni !

Les divers verres l’imitèrent, s’élevant dans les airs alors que leurs porteuses répétèrent le message.

— Et au Yondaime, meilleur cockblock ! Surenchérit-elle.

— Si c’est lui qui le réalise, le cunni, il peut me convoquer autant qu’il le veut ! S’exclama une kunoïchi bien pompette.

L’idée devait plaire car d’autres gloussements s’élevèrent pendant que des soupirs sur la beauté du Hokage s’élevait.

— Très bien, mais pendant que tu l’occuperas, j’irai saluer Kushina !

Anko n’avait peur de rien, et encore moins de la jinchūriki du renard à neuf queues.

Peut-être un effet secondaire du sceau apposé par Orochimaru ?

Obito s’accrocha à l’épaule de sa voisine pour ne pas s’écrouler alors qu’elle riait des pitreries de leurs amies.

À la base, c’était leur promo uniquement, mais les kunoïchi y étaient peu nombreuses et le petit groupe finit par s’agrandir au fur et à mesure qu’on acceptait de plus en plus de monde.

Elle n’avait donc aucune idée du nom de sa voisine mais trinqua joyeusement avec elle, tandis qu’une autre voix prenait la parole pour raconter ses derniers déboires.

Contrairement aux apparences, leur réunion n’était pas un prétexte pour s’enivrer mais bien de soulager la pression sans avoir à craindre d’être interrompu par la drague maladroite d’un civil ou de leurs collègues.

Il n’y avait pas de déroulé précis, et tout le monde ne participait pas forcément, certaines préférant rester dans un coin et observer.

Comme Kakashi.

Celle-ci croisa son regard, comme si elle avait capté ses pensées, la faisant piquer un fard alors qu’elle se détournait prestement.

Depuis qu’elle venait, elle n’avait jamais vu son ancienne coéquipière participer aux échanges ou aux jeux. À se demander pourquoi elle prenait la peine de se déplacer !

Elle avait demandé, plus tard, autour d’elle, mais il semblait qu’elle était bien la seule à être dérangée par la présence muette de la jōnin.

Lorsqu’elle lui jeta un autre regard en coin, ce fut pour apercevoir Yūgao à ses côtés, toutes les deux parlant doucement.

Kakashi avait quitté l’ANBU récemment donc Obito n’avait aucune idée de ce qu’elle avait pu faire pendant toutes ces années. Mais elle savait que la kunoïchi aux cheveux violets faisaient toujours partie de leurs rangs.

Elles avaient peut-être déjà travaillé ensemble, avant ?

Obito ignora le pincement de jalousie au profit de la brûlure du saké.

En quoi ça la dérangerait, que Bakashi ait des amies, d’abord ? Ce n’était pas comme si ça la regardait, après tout.

Elle oublia rapidement l’ombre silencieuse alors que l’ambiance se réchauffait et que les rires se multipliaient.

Obito avait l’impression que son cœur flottait alors que ses mâchoires lui faisaient mal après tant d’hilarité. Ces soirées lui rappelaient ses premières années où, encore innocentes, les rires étaient légions.

Un pincement de nostalgie assombrit son humeur l’espace d’une seconde, ce qu’elle camoufla en prenant une autre gorgée de ce qui se trouvait être de l’eau.

— Qui m’a piqué mon saké ? Pleurnicha-t-elle.

— Tu as trop bu.

Évidemment, la voleuse n’était nulle autre que Madame Je-suis-meilleure-que-tout-le-monde.

Plissant le nez, elle porta la coupe à ses lèvres, avant de se souvenir du problème initial. Et, puisqu’elle était punie et que c’était de la faute de Bakashi, elle se jeta sur elle pour lui confisquer sa propre boisson, qu’elle entreprit d’engloutir à son tour. Pour le regretter, aussitôt.

— Pouah ! C’est quoi cette horreur ?

— Doburoku. Et c’est à moi, merci.

Très occupée à grimacer et à chasser le goût sucré de sa bouche, la jeune femme ne prêta pas attention à leurs mains se touchant autour du contenant, tandis qu’on se moquait de ses réactions exagérées.

Furieuse de la situation, elle fit face à Kakashi qui sirotait son alcool de riz sans tressaillir.

— Tu te fous de moi ? S’étrangla-t-elle.

— Pas maintenant, mais la soirée n’est pas finie, répondit paisiblement son interlocutrice.

Elle sentit la moutarde lui monter au nez à ces mots, alors qu’elle la fusillait du regard, prête à en découdre.

Et ce fut à ce moment que Sukui intervint, les séparant.

— Rentrez les crocs, les filles, on n’est pas là pour se battre ! Ou alors, je ne vous soignerai pas, et vous devrez vous expliquer auprès de Rin !

Connaissant leur ami – et, surtout, son avis sur leur relation conflictuelle – elles se détournèrent théâtralement l’une de l’autre, ce qui fut salué par des soupirs et de légers rires.

Plus de vingt ans qu’elles se connaissaient, on ne s’attendait plus à aucune évolution de la part de Hatake Kakashi et d’Uchiwa Obito.

Au moins, elles ne s’étaient pas – encore – entre-tuées.

Décidant d’ignorer son ex-coéquipière pour le reste de la soirée, Obito avança à quatre pattes entre les autres kunoïchi afin de rejoindre le noyau dur autour de Kurenaï et d’Anko. Comme prévu, elles étaient passées à l’étape des jeux, ce qui serait parfait pour lui occuper l’esprit et les mains, sans risquer que l’un ou les autres ne glissent !

— Regardez qui nous rejoint ! Chantonna Anko. Tu veux un dango ?

— Quand m’as-tu vu déjà en refuser ? Répliqua-t-elle en s’asseyant à ses côtés.

Elle s’empara de la brochette en se léchant les lèvres d’avance, et entreprit de savourer sa première bouchée, les yeux clos.

— Et bien, il y avait bien cette fois, avec la jolie brune, quel est son nom, déjà ? pour laquelle tu nous as abandonné, les dango et moi, pleurnicha faussement la tokujō.

Le souvenir parut allumer un brasier entier alors qu’Obito ouvrit brusquement les yeux, un rouge soutenu enflammant sa peau, sous la gêne.

— Je ne vois pas de quoi tu parles, marmonna-t-elle, avant de prendre un ton faussement enjoué. Alors, on joue à quoi ?

Elles débattirent sur le plus pertinent, tandis que les autres invitées les rejoignaient, donnant leur avis.

— Action ou vérité ! Lança-t-on.

— Mais Kakashi ne prend que « vérité », pleurnicha Suzume.

— Parce que chaque « action » implique le retrait de mon masque, expliqua paisiblement la concernée.

Certaines – qui devaient y avoir pensé – maugréèrent à l’excellente raison.

En même temps, le mystère existait depuis le premier jour et elles avaient épuisé leur imagination sur la raison du port et de ce qui pourrait bien se cacher dessous !

Elles méritaient bien un indice, une réponse, non ?

Partageant leur avis – mais hors de question de l’admettre devant pareil public, et plus encore Kakashi – Obito arracha la boulette de riz gluant un peu trop fort, brisant la brochette au passage, sous l’attention amusée d’Anko.

La peste soit d’elle et de son flair pour les commérages !

Ramassant les débris de bois de ses genoux, elle se leva pour les jeter, en profitant pour se dégourdir les jambes et de retirer une couche de vêtements.

Avec tout ce petit monde, la température avait augmenté, et les attributs génétiques de son clan n’étaient pas pour l’aider, en cet instant.

Pas grave, ce n’était pas comme si quelqu’un ici allait critiquer sa tenue.

Retournant à sa place, elle rit en les entendant se chamailler.

— Sérieusement, le jeu du mensonge ? Tu nous prends pour des pré-genin ? Avec Oyone dans les rangs ?

La concernée sourit largement, partageant son amusement. Débusquer les mensonges, ça faisait partie de son quotidien, si ça pouvait rester au boulot, ça l’arrangerait, merci !

— On dirait qu’on va devoir rester au basique « action ou vérité » avant qu’une certaine personne ne nous convainque pour un « je n’ai jamais », déclara Kurenaï.

Ladite « certaine personne » lui tira la langue mais ne lui en tint pas rigueur. C’était une manière amusante de faire participer tout le monde et de désinhiber chacune, avec ou sans alcool !

Les premiers tours tenaient toujours plus de l’échauffement, commençant doucement pour mettre tout le monde à l’aise, avant que les choses sérieuses ne s’amorcent.

Comme mentionné plus tôt, Kakashi refusa toute action et biaisa toute vérité. Une foutue anguille mystérieuse !

Obito ruminait sombrement à cette réflexion lorsqu’elle fut désignée pour la question suivante :

— Quelle est la dernière personne dont tu as été amoureuse ? Réciproque ou non, déclaré ou non !

Ne s’y attendant pas, elle s’étouffa dans sa gorgée d’eau et toussa durant ce qui lui parut des heures, sous l’attention de beaucoup trop de regards intéressés.

— Le gage, glapit-elle enfin. Je prends le gage !

Non déstabilisée, sa tortionnaire haussa les épaules, paumes visibles.

— Même question.

— T’as pas le droit !

— Rien dans les règles ne l’interdit.

Consciente – comme tout le monde dans la pièce – qu’elle ne faisait que gagner (ou perdre) du temps, Obito continua de tempêter en le regrettant.

Elle aurait pu, elle aurait répondre « Rin » mais son béguin s’était évaporé avec l’adolescence, ce que toutes savaient ici, et elle pouvait difficilement mentir avec toutes les kunoïchi de type sensoriel à l’écoute.

Peut-être qu’une combustion spontanée pourrait la faire sortir de cet embarras ?

— Oh oh, je ne sais pas qui c’est, mais ça m’a tout l’air d’être croustillant, frétilla presque Yoshino.

Ah ça, pour être croustillant…

— Je… Inu, balbutia-t-elle finalement.

Elle aurait peut-être dû poursuivre au saké, finalement. L’humiliation en étant sobre était une atroce expérience.

Son reflet, à peine discernable dans son verre, la regarda en retour, tandis que des exclamations naissaient ici-et-là autour d’elle.

La beauté hypnotique de l’ANBU mentionné faisait consensus.

De base, ce corps d’élite attirait bien des convoitises, autant pour leur talent et leur efficacité – tout le monde ne pouvait pas rejoindre leurs rangs – que pour le mystère entourant leurs membres. Leurs identités étaient majoritairement tues par les masques de porcelaine cachant leurs traits, permettant de se concentrer plutôt sur leurs corps.

Et quels corps…

Baver sur ces inconnus était répandu, aussi bien côté shinobi que côté civil.

— L’arme mortelle de Konoha ! S’exclama l’une des kunoïchi.

— Son chien le plus fidèle, renchérit une autre.

— Ouais… lui.

Embarrassée, Obito hésita à user de Kamui pour s’échapper de la situation actuelle.

Ce fut à ce moment qu’Anko rampa jusqu’à elle et lui chuchota à l’oreille – ou tenta, plutôt, au vu de son volume réel :

— Et cette ravissante brune ? Tu sais, celle avec les marques violettes ?

Obito ignorait qu’il existait un niveau supérieur à l’embarras qu’elle ressentait déjà. À ce train-là, elle allait subit une surchauffe.

Elle bafouilla des excuses sans trop savoir ce qu’elle pouvait même dire et finit par désigner une des filles au hasard et relancer le jeu, détournant l’attention.

Ou, du moins, essaya-t-elle.

Inu n’était qu’une ombre masquée parmi les autres, un fantôme sans visage. Iel était souvent absent●e du village et favorisé●e pour les missions d’assassinats, d’après les rumeurs.

Jamais encore ne s’était-elle demandée ce qui se cachait sous la porcelaine.

(En tout cas, ce n’était pas Itachi ni Shisui. Ils camouflaient peut-être tous signes distinctifs, mais elle savait reconnaître ses cousins, après toutes ces années à s’occuper d’eux !)

Jamais.

Jusqu’à une mission qui avait mal tourné. Ô, horriblement mal tourné…

Elle avait dû réclamer des renforts, ravalant sa fierté toute Uchiwa, recroquevillée dans une cachette de fortune avec Rin s’épuisant à la soigner, tremblant de peur.

Et ce fut là qu’Inu surgit de nulle part, comme de l’ombre, pour nettoyer la zone puis la sécuriser.

Bien sûr, elle savait qu’en tant que shinobi, il était vital d’agir avec précision et économie de mouvements, d’être efficace avec retenue.

Elle avait l’impression de ne jamais avoir été aussi consciente de cette règle avant l’intervention de l’ANBU.

Iel paraissait s’envoler, abattant l’adversaire dans ce qui semblait être une danse aérienne, assénant chaque coup fatal à l’aide de ses fins membres pâles.

Obito n’était même plus consciente de la brûlure du chakra de Rin sur ses plaies, alors qu’elle s’abîmait dans sa contemplation, ne s’en arrachant qu’une fois l’objet de son admiration devant eux, leur annonçant que le périmètre était sécurisée et qu’iel les escorterait jusqu’au village.

La rougeur qui s’était emparée de son teint naturellement pâle n’était clairement pas dû à la fièvre, peu importe la quantité de mauvaise foi qu’elle utilisa.

Mais maintenant…

Elle n’avait pas besoin d’allumer son Sharingan pour revoir l’irruption soudaine en terrain ennemi, alors que la situation était désespérée et qu’elle s’apprêtait à supplier son meilleur ami de fuir sans se retourner. Les mouvements calculés, chaque coup touchant leur cible, arabesques blanches dans la semi-obscurité, le corps gracile volant presque, assenant les armes avec une précision létale.

Ç’avait été… comme un ballet. Une danse mortelle.

Peu importait qui – et quoi – Inu était sous son masque, iel avait éveillé quelque chose en elle, quelque chose dont elle ignorait l’existence jusque-là…

Pratiquement noyée par son masque engluée, Kakashi permit à Yūgao de l’accompagner jusqu’à la cuisine.

Elle était trop occupée à régner sur sa respiration et à apaiser ses pensées volant dans tous les sens pour reprendre son ancienne collègue qui lâchait des gloussements dès que son hilarité devenait trop difficile à réprimer.

Heureusement, la pièce était vide et elle put rapidement abaisser le tissu trempé de la gorgée de doburoku qu’elle avait malencontreusement tentée de recracher sous la surprise.

Hélas, aussi bon que pouvait être cet alcool fait maison, il était aussi épais qu’un sirop et pratiquement aussi sucré.

Un ravissement pour ses papilles – malgré son manque d’intérêt pour le sucré – mais un désordre pour la lessive.

Se penchant au-dessus de l’évier, elle indiqua à son amie de faire le guet, de quelques signes de la main, avant d’enfin dénuder la partie inférieure de son visage. Elle accueillit l’air frais avec de grandes bouffées impatientes, essayant de laver son menton à l’aide du robinet.

À peu près satisfaite du résultat, elle se rendit compte d’un nouvel obstacle : le masque.

Elle ne pouvait pas le remettre.

Pire encore : c’était un de ceux attachés à sa tenue, et elle n’avait pas l’intention de garder l’accessoire dégoûtant roulé autour de son cou.

Oui, sa carrière l’avait fait patauger dans le sang et les entrailles, sans la faire ciller, mais elle traçait la ligne devant le doruboku. Sa peau et son odorat n’allaient pas pas apprécier le traitement.

Niveau choix, elle avait celui de rentrer plus tôt ou de trouver un subterfuge, peu importe lequel.

Loin de ses inquiétudes, Yūgao était encore secouée de son amusement, lui faisant lever les yeux au ciel.

— Tu penses finir par t’en remettre ? Grinça-t-elle.

Tirant son masque sali le plus loin possible, elle entreprenait de retirer le débardeur qui y était attaché, grimaçant de dégoût dès que sa peau entrain entrait en contact avec l’alcool de riz.

— Pardonnez-moi capitaine, mais c’est quand même la meilleure de l’année ! Attendez un peu que l’équipe l’apprenne…

— Plus ta capitaine, maugréa-t-elle derrière l’habit. Et tu vas nous faire faner Tenzō si tu lui dis.

Son rire fut loin de s’atténuer suite à cette réponse et elle dut essuyer quelques larmes d’hilarité coulant de ses yeux.

De son côté, Kakashi tergiversait toujours sur la meilleure solution. Elle n’avait pas encore envie de rentrer et ses réserves de chakra ne lui permettront pas de tenir un genjutsu pour remplacer le masque usagé, sans parler de la curiosité de toutes les kunoïchi capables de renifler ce genre d’artifices.

— Va me chercher mes affaires, grommela-t-elle.

— Négatif capitaine. Je n’ai pas le droit de vous abandonner en situation de faiblesse.

— Pas ta… oh, tu fais chier.

Elle lui jeta le vêtement souillé dans le dos, la faisant partir en gloussant, et la laissant à moitié nue dans la cuisine.

Certes, elle portait toujours sa brassière réglementaire, mais sans rien pour couvrir son visage, elle aurait tout aussi bien pu être nue.

Tournant le dos à la porte, elle fixa résolument l’évier, s’y appuyant des mains, attendant le retour de son ancienne subordonnée.

Cette dernière n’avait pas complètement tort quand elle l’avait qualifié en situation de faiblesse…

Fidèle aux ordres, l’ANBU se faufila jusqu’au coin où les invitées avaient entassé leurs sacs en arrivant, repérant aisément celui de son ex capitaine, semblable au sien.

Les habitudes prises durant leurs carrières étaient les plus dures à perdre.

À la base, elle avait réellement l’intention de lui obéir, sans plus de vague que la taquiner sur à quel point son crush semblait être à la fois intéressée par ses versions Inu et Sukea mais pas elle, seulement, une meilleure idée lui vint en tête.

— Obi-chan, l’interpela-t-elle. Tu pourrais me rendre un minuscule service ? Mon amie a trop bu et a besoin de ses affaires, tu pourrais les lui apporter, s’il te plaît ?

Sans attendre sa réponse, elle lui fourra le sac dans les mains avant de la pousser en direction de la cuisine puis de prendre la poudre d’escampette.

Elles avaient intérêt à l’inviter pour le mariage !

Se retrouvant avec une mission imprévue – elle revenait simplement des toilettes – Obito resta figée le temps de bien comprendre. Et, après, il était trop tard pour refuser.

— Tu peux pas t’en occuper toi-même ? Grommela-t-elle dans le vide.

Énervée par cette démonstration horrible d’amitié, elle se rapprocha de la cuisine, se faisant la promesse de devenir une meilleure amie que Yūgao pour la pauvre fille qui y avait été abandonnée.

Elle repéra d’ailleurs un vêtement par-terre qu’elle ramassa avant de relever la tête…

Au profit de la contemplation admirative de la large étendue de peau pâle d’un dos marqué.

Sa propriétaire prenait appui de ses paumes sur le plan de travail, lui faisant lever les épaules et tendre la colonne vertébrale, mettant en valeur muscles toniques et cicatrices serpentant sur la surface lisse, à peine masquées par le sous-vêtement.

Un régal pour les yeux.

— Ah, te voilà, j’ai finalement tout lavé, c’était plus ra- Obito ?

Mais ce dos sensuel se tourna pour révéler le visage dégoulinant de Kakashi.

Le visage nu.

De Kakashi.

— Putain, Yūgao, l’entendit-elle jurer tout bas.

L’accumulation d’informations n’était pas bonne pour son cerveau anesthésié au saké et elle resta de nouveau pétrifiée alors que son ex-coéquipière se rapprocha pour s’emparer du sac, d’y fouiller et d’en sortir un autre de ses sempiternels débardeurs au masque attaché, l’enfilant rapidement.

Et effaçant cette splendide peau couleur de neige.

— Non ! S’entendit-elle s’exclamer.

Elle plaqua vivement les mains sur sa bouche, mais le mal était fait et Kakashi lui lança un regard interrogateur, par-dessus ce satané masque.

— Un, un insecte, balbutia-t-elle faiblement.

Toutes les deux gênées, elles évitèrent le regard de l’autre, l’ex ANBU se frottant la nuque pendant que la jōnin jouait avec ses bracelets, tirant sur les perles, les yeux rivés sur le sol.

C’était prodigieusement inconfortable et aucune des deux ne se sentait capable de prendre la parole ou de se déplacer.

Évidemment, ce fut Anko qui surgit subitement, clairement éméchée.

Les repérant, un large sourire, absolument pas rassurant, se découpa sur son visage, avant que la sentence ne tombe :

— Bah, alors, les filles, on nous fausse compagnie pour sept minutes au Paradis ? Je me disais bien que vous ne sembliez pas très enthousiastes pour notre « action ou vérité » !

Et, juste comme ça, elle ferma la porte derrière elle, la scellant pour l’occasion.

Et les piégeant efficacement à l’intérieur, ce que comprit instantanément Kakashi, au contraire d’Obito qui s’en prit verbalement à la porte, lui partageant ainsi un florilège de ses plus belles insultes.

Et elle en avait une variété plutôt étendue…

— Tu te fatigues pour rien, lui signala-t-elle.

— Parce que t’as une meilleure idée, peut-être madame la génie ?

Elle s’était brusquement retournée, l’image même de l’énervement avec ses poings serrés, son corps tendu et ses sourcils froncés, prête à jaillir sur la moindre ouverture.

Sexy.

— Non, mais je n’ai pas non plus envie d’avoir une migraine parce que tu agis comme une gamine.

— Tu-

Obito se jeta sur elle, furieuse, le poing armé.

Mais ce n’était rien pour Kakashi qui l’attrapa et la mit à terre en moins de deux, la forçant à se calmer. Elle tenta de se libérer mais abandonna, aussi bien à cause de l’alcool commençant son travail de sape que parce qu’elle savait que sa cadette était inéluctable dans ce genre de moment.

Sa respiration lourde emplit la petite pièce alors qu’elle l’apaisait lentement, son champ de vision réduit par le visage neutre de Kakashi.

— Ça va mieux ? Lui demanda cette dernière.

— Ouais. Et, du coup, t’as une idée pour nous sortir de là ?

— Anko n’est peut-être pas pas une maîtresse des sceaux comme peut l’être Kushina, mais elle en connaît des suffisamment retors pour savoir que c’est inutile de chercher à les briser.

— Et alors, quoi ? On va rester coincées ici jusqu’à ce que mort s’ensuive ?

L’ex ANBU regarda la porte, derrière laquelle palpitait l’énergie des fameux sceaux, dévoilant sa ligne de cou – masquée – dans le processus.

Malgré elle, Obito déglutit alors qu’elle revoyait la peau claire qui lui avait été accidentellement dévoilée.

Il était si rare que la jeune femme montre un peu de peau – sauf, évidemment, au sein des forces d’élites dont l’uniforme comprenait les bras dénudés jusqu’à l’épaule – et il se trouvait que c’était la teinte exacte qui la troublait.

Elle n’avait pas le souvenir d’être si inconfortable à l’époque où elles allaient à l’onsen en équipe…

Heureusement, Kakashi sortit de ses pensées et se déplaça à côté d’elle, lui permettant de s’asseoir à côté d’elle, après avoir frotté quelques parties endolories d’elle.

— Tu as trouvé une solution ? Lança-t-elle.

Maa, tu veux déjà me quitter ? La taquina son interlocutrice. Ce n’est pas très gentil.

— Je veux surtout qu’on puisse sortir avant d’avoir besoin d’aller aux toilettes.

— Au pire, tu as l’évier, juste là.

Son haussement d’épaules blasé lui donna des envies de meurtre. Mais elle savait qu’elle n’aurait jamais le dessus face à elle.

— Elle a dit quoi avant de partir, cette conne ? Râla-t-elle en se frottant la nuque.

— Elle nous a accusé de les avoir abandonné au profit de « sept minutes au Paradis », peu importe ce que c’est.

Cette fois, son haussement d’épaules occasionna un rougissement auprès de la jōnin qui comprenait peu à peu l’implication de toute cette scène.

— Je… je crois savoir comment nous pourrions sortir d’ici, marmonna-t-elle.

Assise très droite, elle jouait avec ses doigts, détournant ostensiblement le visage, embarrassée.

— Oh, vraiment ? Et quel est-il ?

— C’est… c’est juste un jeu pour gamins.

Elle n’avait pas envie d’expliquer en quoi ça consistait, et encore moins à Kakashi. Inu et Sukea, à la rigueur, elle pourrait même jouer les charmeuses et prétendre une assurance qu’elle n’a pas dans ce domaine, mais pas auprès de son ex coéquipière qui l’a vu à travers des situations peu reluisantes de tous poils.

— Alors, ce n’est rien de compliqué.

À force de hausser les épaules, elle allait finir par se les bloquer.

Obito était tellement nerveuse qu’elle s’attendait pratiquement à vibrer à travers la matière. Elle devait trouver un moyen de s’en sortir sans trop de casse.

Peut-être que perdre la vue ne serait pas un si gros problème, finalement…

— En quoi ça consiste, du coup ?

Comment, tout génie qu’elle soit, pouvait-elle être si naïve ?

— Comme si tu l’ignorais ! Claqua-t-elle agressivement. Tu veux juste m’humilier en le disant à voix haute !

En temps normal, Bakashi arborerait une expression arrogante, satisfaite de sa supériorité sur elle, ou s’en prendrait verbalement à elle, appréciant peu ses manières revêches.

Mais elle se contenta d’écarquiller les yeux et de pencher la tête sur le côté, tel un de ses ninken.

— Obito. Je suis devenue genin à cinq ans. Je n’ai jamais pu participer à vos jeux, lui rappela-t-elle d’une voix douce. Je n’ai pas la moindre idée en quoi consiste celui-ci.

Le rappel fut accueilli comme un revers en plein visage, alors que la honte la dévorait.

C’était facile d’oublier que la jōnin face à elle avait passé les années tendres de l’enfance comme shinobi, au milieu d’adultes, ratant les étapes évidentes à cet âge, même dans le contexte de la guerre.

Plus encore, c’était le genre de connaissances et d’expériences réalisées avec des amis, ce dont elle était quasiment dépourvue.

Tenaillée par les remords, Obito fixa ses genoux, honteuse.

— « Sept minutes au Paradis », débuta-t-elle, consiste à enfermer deux personnes ensemble durant sept minutes – d’où le nom. L’idée est qu’ils puissent… approfondir leurs relations, en se parlant, par exemple. Bien sûr, ils peuvent aussi ne rien faire et juste attendre que le temps passe.

— Mais, nous nous connaissons déjà, et Anko le sait, objecta la jeune femme. Ça n’a pas de sens, le sceau devrait déjà être désactivé.

Sage, pourquoi était-ce à elle d’avoir à expliquer ce concept ?! Et, pourquoi ne pouvait-elle pas activer ses neurones de prodige amatrice de porno et réfléchir par elle-même ?

Ne pouvait-on pas l’épargner ?

— Quand… quand je parlais d’approfondir, je sous-entendais des activités plus… stimulantes.

Son visage devait être tellement rouge… Et avec juste son crop top (qu’elle portait habituellement sous sa chemise d’uniforme), elle pouvait difficilement camoufler l’étendue des dégâts.

— Oh.

Merci Jiraya et sa collection pour pervers, ça lui aura au moins épargné plus d’explications embarrassantes.

Lorsque Kakashi se rapprocha d’elle, elle ne releva pas la tête, restant parfaitement concentrée sur ses genoux, inquiète de comment les choses allaient tourner.

Ce n’est pas que… ce n’est pas que l’idée de devenir plus physique avec elle lui était désagréable, c’était juste que…

Elle ne se sentait pas le courage de le verbaliser.

(Entre autre.)

— Du coup, retentit subitement la voix de la concernée.

Obito sursauta pratiquement, la chassant de son oreille, et se trouva à lui faire face. À elle, et son expression amusée.

— Par laquelle de ces « activités » serais-tu la plus à l’aise ?

Cette question n’avait pas de sens ? Pourquoi Bakashi devait-elle prendre un jeu pour gamins aussi au sérieux ?

Mais elle était proche, trop proche…

Et Obito se sentait terriblement timide en cet instant, incapable de la repousser, par le geste ou la parole.

Alors, elle détourna le visage une fois de plus.

— Ça n’a aucune importance, grommela-t-elle. Ce qui compte, c’est de pouvoir sortir, à la fin.

— Ça a de l’importance, pour moi.

C’était bizarre de l’entendre utiliser ce ton doux, et plus encore envers elle, avec cette expression douce dans ses yeux gris.

Mais ce n’était rien, comparée à l’humiliation qu’elle subira face à l’aveu inévitable.

— Tu… as-tu déjà participé aux missions de séduction ?

Surprise par le changement de sujet, Kakashi écarquilla légèrement les yeux et recula.

— Les missions ANBU sont classifiées trop secret. Je n’ai pas le droit de te répondre. Mais, oui, j’ai dû en réaliser quelques-unes.

Elle rit doucement, ignorant l’expression alarmée de son interlocutrice, de l’entendre faire une exception (pour elle !) au règlement si cher au corps d’élite et ses membres.

— Papa a été furieux, la première fois. Il a surgi en plein Conseil et tout le monde en a pris pour son grade, Minato-senseï compris. Mais il devait bien, un jour, admettre que je n’étais plus une petite fille.

C’était un peu amusant, en effet, d’imaginer la scène.

Mais ça ne rendait pas la suite plus facile.

— Je… moi non. Le clan nous l’interdit formellement.

— Je sais, répondit-elle tranquillement.

Se rappelant soudainement qu’elle avait dû travailler avec ses cousins, Obito piqua du nez, gênée.

— Ce, ce que je veux dire…

— Obito.

Son ton soudainement sérieux, du ton d’un capitaine habitué à se faire obéir, lui fit instantanément se redresser, presque au garde à vous.

— Nous n’avons rien à faire que tu ne souhaites pas, poursuivit-elle d’un ton implacable. Et encore plus pour un « jeu ».

Elle n’avait jamais été sous les ordres de son ex-coéquipière, être subitement dans cette situation lui fit un effet… étrange.

— Mais, le sceau…

— Il y a au moins trente kunoïchi de l’autre côté. Elles finiront bien par nous libérer, surtout que nous sommes enfermées avec le stock de nourriture.

Elle s’écarta d’elle, allant s’adosser au mur. Kakashi n’affichait plus la douceur dont elle avait été témoin, tantôt.

Le moment était passé, comprit-elle.

Savoir que la jōnin la respectait assez pour ne pas la forcer, surtout pour quelque chose d’aussi trivial qu’un jeu, lui réchauffa le cœur.

Et pas seulement.

Cette constatation lui enflamma les joues, une fois de plus, alors qu’elle y pressait les mains.

Elle jeta un œil en direction de sa camarade de peine. Évidemment, elle avait sorti sa sempiternelle lecture de son sac, semblant à l’aise.

Obito prit le temps de réfléchir, serra les poings, contrôla sa respiration, avant de se lever à son tour, pour s’agenouiller à côté d’elle.

— Embrasse-moi.

Sa demande parut résonner contre les murs, alors que son interlocutrice écarta le livre de son visage, la fixant d’un œil surpris.

— Je te demande pardon ?

— T’as très bien entendu ! Vas-y !

Son apparente agressivité n’était qu’une façade fragile, aucune des deux n’était dupe, à l’énervement de l’Uchiwa qui était plus tendue qu’un arc.

Kakashi avait intérêt à se presser, elle ne tiendrait pas longtemps…

Contre toute attente, celle-ci fit le contraire, se couvrant le visage de sa lecture pour étouffer un gloussement avant de l’en écarter puis de se redresser, se penchant vers elle, l’air toujours aussi nonchalamment détendue.

Quel serait l’étendue des dégâts si elle la cramait d’une grande boule de feu, bien placée ?

Elle ferma rapidement les yeux, tendant le visage dans sa direction approximative, les mâchoires serrées.

— Non.

Rouvrant les paupières, Obito la fusilla du regard. C’était fini de lui épaissir sa collection de râteaux, oui ?

Mais elle oublia rapidement son trait d’humeur alors qu’elle tombait dans l’immensité grise de ses yeux.

— Tu n’en as toujours pas envie, conclut Kakashi.

Piquée au vif, la concernée fit ce qu’elle savait faire de mieux : réagir impulsivement.

Alors, quand Bakashi amorça un mouvement de recul, elle l’attrapa par le col de son débardeur et pressa ses lèvres contre les siennes, couvertes du masque.

Puis, elle se recula, la relâcha, et la fusilla du regard.

— Voilà.

Elle lança un coup d’œil à l’énergie du sceau, mais elle semblait ne pas avoir changé.

— Wah, commenta placidement Kakashi. C’était nul.

Insultée, elle fit volte-face, prête à la couvrir d’injures, seulement pour se figer, l’observant abaisser son masque, lui dévoilant de nouveau son visage (mais volontairement cette fois), révélant un sourire narquois.

— Je pense qu’on devrait pratiquer. Qu’en dis-tu ?

Obito sentit à nouveau tout le sang de son corps se drainer, au profit de son visage, suite à cette proposition.

Yūgao était à deux doigts d’étrangler Anko alors qu’elle la pressait.

À quel point était-elle intoxiquée au saké pour avoir jugée qu’enfermer la capitaine – ex capitaine – et sa meilleure ennemie dans la même pièce était la bonne idée ?

Okay, ça ne serait pas arrivé si elle n’avait pas envoyée l’Uchiwa à sa place, mais ce n’était pas pareil !

— Du calme, mademoiselle l’ANBU, grommela Anko. J’essaye de travailler, là.

Elle ne la lâcha pas, se contentant d’alléger sa prise sur elle, tentant de régner sur ses nerfs alors que son cerveau lui montrant divers scenarii possibles.

Dans quels états allaient-elles les retrouver ? Devrait-elle prévenir l’hôpital ou la morgue ? Qu’allait-elle dire au Hokage ? Et le commandant ?

Oh, Sage, et Sakumo-san ?

— Fini, déclara la tokujō. Lâche-moi maintenant.

Trop anxieuse pour être cordiale, Yūgao obtempéra, la fusillant du regard avant d’ouvrir la porte, prête à devoir se battre si nécessaire.

— Ah, on dirait qu’on a de la compagnie, commenta placidement Kakashi.

— T’occupes, marmonna Obito. Continue. T’arrêtes pas.

— Tes désirs sont des ordres.

Toujours dans l’encadrement de la porte, Yūgao resta figée dans sa position de défense, contemplant la scène, bouche bée.

Derrière elle, Anko se pencha avant de siffler bruyamment et d’encourager Kakashi avec sa finesse ordinaire.

Mais son ancienne supérieure n’avait pas l’air d’en avoir besoin, étant donnée les gémissements de plaisir émis par l’Uchiwa sur ses genoux.

Que ce soit grâce à la langue dans sa bouche ou aux endroits stratégiques où se trouvaient ses mains, elle n’allait clairement pas enquêter dessus.

À la place, elle soupira et se détendit, se raclant la gorge.

— Vous êtes libres, les filles, ne faîtes pas trop de bêtises !

Elle s’empara du bras d’Anko – hors de question qu’elle embête le nouveau couple si difficile à mettre en place – pour la traîner derrière elle et leur laisser un peu d’intimité.

— Oh, au fait, Obi-chan ! Se souvint-elle.

L’interpellée ouvrit paresseusement un œil brumeux, se tournant vaguement vers elle, l’air positivement dépenaillée, lèvres gonflées et pommettes rosies.

La capitaine pouvait faire cet effet-là, c’est vrai.

— Tu devrais lui tirer les cheveux. Ou lui mordiller le cou. Elle adore ça.

Son clin d’œil parut l’empourprer définitivement, mais la jōnin paraissait y réfléchir sérieusement quand elle leur tourna le dos, fermant la porte à temps pour atténuer la fulmination de la future cible de ces attentions.

— Toi et Hatake ? Chuchota Anko.

— J’ai eu une vie avant Hayate, répondit-elle mystérieusement.

Maintenant rassurée sur le sort de ces deux-là, elle rejoignit les kunoïchi et se permit de profiter correctement de l’ambiance.

Elle allait en avoir, des choses à raconter, demain !

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