Couple : Kakashi Hatake x Obito Uchiwa
Genres : Romance – Hurt/Comfort – Genderbend / One-shot
Rating : +16
Résumé : Kakashi avait toujours été célibataire.
Bonne lecture !
Kakashi avait toujours été célibataire.
Sa scolarité éclair ne lui avait pas permis de s’éveiller aux flirts innocents de la cour de récréation.
Ensuite, elle avait surprotégée par ses coéquipiers adultes, mais pas suffisamment pour ne pas avoir à contempler les entrailles de son père posées sur le sol.
Elle avait senti son cœur se glacer, des barrières se construire autour et le peu de sentiments restant pourrissant sur pieds.
Et pourtant, il devait encore lui en rester pour s’écrouler suite aux décès consécutifs des deux coéquipiers de son équipe.
Au moins, se consolait-elle, Obito et Rin avaient pu se retrouver dans les Terres Pures.
Elle créa des murs plus hauts, plus solides, anesthésiant tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une émotion.
Toujours trop jeune, toujours trop petite, ses coéquipiers à l’ANBU la gardaient à l’écart de leurs conversations ou les missions relatives au sexe ou à l’amour.
Mais elle s’en moquait bien, s’épanouissant dans les assassinats où elle excellait, même si elle avait l’impression de perdre des bouts d’elle à chaque vie enlevée.
Mais ce n’était pas grave, parce que le village était protégé, non ? Alors, les enceintes protégeant son cœur n’auront plus à être éprouvées et elles tiendront jusqu’à son décès.
Mais ceux de Minato et Kushina survinrent avant et elle se brisa une ultime fois, incapable de recoller les parties de soi pour être à nouveau fonctionnelle.
Mais ce n’était pas grave, car on n’avait plus besoin d’elle en tant qu’humain. Et les outils n’avaient pas à avoir des sentiments, non ?
Et ce fut ainsi que Kakashi entra dans la vie adulte, sans but, sans heurt.
Sans relation amoureuse.
Oh, bien sûr, elle avait eu son lot de prétendants, allant du coéquipier ANBU aux répugnants nobles aux mains baladeuses.
D’ailleurs, elle n’avait plus le droit d’être en présence de Danzō sans celle du Sandaime.
Peut-être avait-elle le kunaï un peu trop chatouilleux…
Mais personne ne l’intéressait.
Ou, plutôt, elle ne voulait s’intéresser à personne.
Elle ne voulait plus qu’on lui arrache quiconque.
Bien sûr, son raisonnement avait des failles et, malgré son attitude et les rumeurs sur son compte, certains s’accrochaient, comme Gaï.
La jeune femme était son exact contraire, solaire, enjouée et positive. Elle s’était imposée à elle depuis leur plus tendre enfance et défendait sa place sans broncher, l’exhortant plutôt à toujours plus donner d’elle.
Elle était… une exception, dirons-nous.
De toute façon, la plupart des gens ne souhaitaient pas se risquer à ne serait-ce que croiser son regard, alors une relation amoureuse…
Que ce soit le bouquet de fleurs des champs ou les bijoux hors de prix, Kakashi se doutait bien que ce n’était pas son cœur qui était demandé en échange.
Parfois, elle acceptait, parfois elle repoussait.
Mais son cœur était un cimetière, pour les fois où elle pouvait pas se rendre aux tombes ou à la pierre commémorative, où elle entretenait fidèlement la mémoire des disparus.
Elle s’efforçait à reposer son Sharingan de paysages bucoliques ou de scènes du quotidien, pour s’excuser auprès d’Obito du sang et des morts qu’elle était obligée de voir à travers son don.
Mais plus rien n’illuminait son cœur et elle ne savait plus sourire depuis longtemps.
Ou, du moins, était-ce qu’elle croyait, jusqu’à ce qu’une simple mission de reconnaissance lui fasse arpenter les bars sous couverture et qu’au milieu de sa recherche d’informations, elle rencontre une femme au visage masqué qui la fit rire aux éclats suite aux pires tentatives de flirts qu’elle n’ait jamais entendue.
Mais, elle était en mission et une kunoichi chevronnée. Elle se contenta d’un baiser sur la porcelaine froide en remerciement avant de quitter l’établissement.
Et, peut-être était-ce du hasard – qui croirait ça ? – ou peut-être que le monde avait rétréci, depuis, mais Kakashi croisa à de nombreuses reprises cette inconnue à travers les années suivantes.
Malgré tous ses instincts et ses sens décuplés, c’était elle qui la repérait, semblant surgir de nulle part et la surprenant invariablement.
Comme avec Gaï, elle apprit à s’habituer à sa présence, tant qu’elle ne mettait pas en péril ses objectifs ou son identité, mais la femme masquée – Tobi – ne paraissait jamais s’y intéresser, ne l’interrogeant jamais dessus ou superficiellement (« – Qu’est-ce qu’une jolie kunoichi comme toi fait ici ? – Pas tes affaires. – Okay, tu vas finir les cacahuètes ? »).
Mais, contrairement à Gaï, elles ne se contentèrent pas de discuter comme deux civiles au marché et les vêtements finirent bien par disparaître à un moment. Mais pas les masques.
Jamais, les masques.
Bien sûr, elles les abaissèrent ou relevèrent selon les besoins, mais jamais dans le champ de vision de l’autre alors que leur langue lui faisait voir des étoiles.
Et ça leur convenait très bien, dans l’ensemble.
Ce n’était qu’une transaction de plus, aux yeux de Kakashi, bien qu’il lui était rare de remettre le couvert avec ses amants, plus souvent de leur fait à eux que le sien.
Sauf s’ils commençaient à parler relation, sentiment ou n’importe quoi de plus concrets que leurs coucheries. Là, elle y apposait son veto et prenait la poudre d’escampette.
Mais pas Tobi. Ou pas encore ?
Théoriquement, avec un gros point d’interrogation comme identité et sa faculté à la repérer, peu importe la couche de henge ou de suppresseurs qu’elle s’apposait, Kakashi aurait dû mettre un terme à ce qu’elle entretenait avec Tobi, avant même que ça ne puisse être appelé « relation » ou autre qualificatif.
Cependant, pour une fois, elle fit faux-bond au règlement si cher à son cœur.
Tant que personne n’était au courant pour elles deux, personne ne pouvait la dénoncer à l’Agence du Renseignement, qui la traiterait aussitôt comme une traîtresse, lui retournant le cerveau à la recherche de preuve inexistante, juste pour quelques baisers.
(Bon, okay, plus que quelques baisers. Mais toujours pas une traîtresse.)
Et puis, ce n’était pas comme si elle risquait de se trahir par une grossesse surprise ou un lapsus involontaire.
Elle avait quand même pesé le pour et le contre avant de se jeter à corps perdu dans cette relation qui n’en portait pas le nom.
Ce n’était pas comme si Tobi pouvait frôler son cœur peu importe combien de doigts glissait-elle en elle ou aussi loin qu’allait sa langue lorsqu’elles s’embrassaient.
Ni même, qu’il lui en restait un.
Malheureusement, l’univers lui démontra ô combien elle avait tout faux, alors qu’elle quittait l’ANBU pour le rang de jōnin – bien qu’elle l’était depuis plus de dix ans maintenant – et que, inévitablement, le Hokage lui fourra des brochettes de genin, jusqu’au seul trio capable de la surprendre et de la convaincre de leur enseigner.
À leur contact, elle se réchauffa. Oh, pas de quoi faire fondre un iceberg ! Mais assez pour se sentir sourire à leurs pitreries ou sombrer alors qu’ils frôlaient la mort, à cause d’elle.
Toujours à cause d’elle.
Son déni avait été suffisamment puisant – presque autant que les murailles gardant son cœur – pour qu’elle ne les réalise que des années plus tard.
Elle était le dénominateur commun de tous ces décès…
(Non, c’était Konoha, la guerre, la vie de shinobi…)
Puis, elle se retrouva de nouveau seule. Abandonnée comme un objet encombrant remisé au grenier.
Mais Tobi était toujours là.
Elle ne pouvait pas lui expliquer ce qu’elle traversait, seulement s’accrocher à elle comme à une bouée, cherchant l’oxygène nécessaire dans les plis de sa peau.
Et Tobi l’accueillit, avec un masque orange tourbillonnant et les bras toujours ouverts.
L’âge – et l’expérience – les avait tempéré, rendant leur étreinte plus sobre mais plus vitale encore.
Elles ne pouvaient pas se voir autant qu’elles le souhaiteraient autant que Kakashi le souhaiterait.
Alors, elle s’assura de ne pas perdre un instant de leurs réunions.
Leurs vêtements étaient bien les seuls rescapés tandis qu’elle embrassait, léchait, mordait, dévorant ce corps dont elle ne connaissait que le goût et les reliefs cartographiés, n’en oubliant aucune miette pendant qu’elle pourchassait l’oubli et l’abandon au même titre que l’orgasme.
Et Tobi était assez généreuse pour les lui offrir, rendant morsure pour morsure, pas en reste.
La lumière éteinte, les masques retirés, Kakashi pouvait imaginer que la chevelure qu’elle saisissait était noire. Que la peau qu’elle goûtait était cuivrée. Que l’œil unique était frappé du Sharingan.
C’était simple, l’imagination.
Elle cachait ses larmes parmi le plaisir, enfonçant ses crocs dans ses propres lèvres pour garder scellé le seul nom qu’elle souhaitait vraiment murmurer au sein de ces étreintes.
Puis, l’inévitable après, où elles tâtonnaient à travers l’obscurité nécessaire pour se rhabiller, dans un silence, parfois interrompu par les piques amusées de Tobi auxquelles elle répondait, de temps en temps.
Il n’y avait aucun avenir entre elles, juste du bon temps et des étreintes éphémères.
Kakashi le savait, mais elle s’y accrochait désespérément.
Jusqu’à ce que la réalité ne l’attrape à son tour, pour la secouer violemment, sous la forme de son amante enveloppée dans une cape bien trop connue…
Une fois de plus, son cœur se cogna aux murailles alors qu’elle se sentait se briser suite à une énième trahison.
Elle ne chercha pas à savoir, comprendre. Elle était une kunoichi, elle était une ennemie. La mission était évidente.
Pas de temps pour les états d’âme.
À nouveau, Kakashi pensait que plus rien ne pouvait l’atteindre.
Par la force des choses, elle avait appris que ses proches finissaient toujours par se détourner d’elle, par la mort ou la trahison.
Elle ne méritait tout simplement pas qu’on vive pour elle.
Alors, elle ne se battra plus contre le courant et se contentera de le suivre.
Et ce fut ainsi qu’elle fit face à la dernière personne qu’elle avait découvert avoir aimé. Pour qu’elle se révèle être la première à s’être saisi de son cœur sans qu’elle n’y prête garde.
— Obito… murmura-t-elle d’une voix brisée.
Elle s’était élancée dans cette guerre sans l’envie d’y survivre, seulement d’emporter le plus grand nombre avec elle.
Mais ce n’était pas pareil, face à son premier amour, l’impression de l’avoir trahie et de l’avoir été se bousculant dans sa tête.
Alors, elle retint son coup, ses forces l’abandonnant, après qu’elle se soit ruée sur elle.
Ses genoux la lâchèrent alors que cette imbécile fanfaronnait et la traitait de faible.
Mais était-ce une faiblesse, de se sentir malade de toujours devoir tuer de ses mains ses proches, d’avoir à se battre contre eux, que leur sang teignent ses mains d’une lueur écarlate qu’elle seule semblait discerner ?
— Fais ce que tu as à faire, articula-t-elle.
Sa tête se courba, alors qu’elle s’affaissait sur elle-même, épuisée. Désillusionnée.
Quelle importance, au fond, qu’elle vive ou qu’elle meure ? Elle n’avait plus d’importance pour personne, juste un outil vaguement utile, avec son Sharingan emprunté et ses réserves risibles de chakra.
Elle abaissa sa paupière, ignorant la larme imprégnant le tissu de son hitai-ate, alors qu’elle s’efforçait de détendre les muscles de son tronc, s’apprêtant à recevoir le coup fatal de la manière la moins douloureuses et la plus efficace.
Autant ne pas repousser l’inévitable parce que ses muscles bandés bloquent la lame !
Mais rien ne vint.
Kakashi repoussa sa satanée curiosité, elle l’emplissait de trop d’espoir, et enfonça plutôt ses crocs dans ses lèvres, dans une imitation de l’acte lorsqu’elles couchaient ensemble.
Sage, tout ce temps, elle couchait avec Obito, en imaginant être avec Obito, tout en s’interdisant de crier son nom…
Sa vie était un tel merdier.
Elle rouvrit la bouche, s’apprêtant à lancer une pique qu’elle cherchait encore, pour la motiver à se presser.
C’est qu’ils étaient en guerre, là il faudrait sérieusement se magner, plutôt que de perdre inutilement du temps sur une mise à mort basique !
Mais, le bruit d’un corps tombant la fit se redresser et ouvrir l’œil, ses réflexes la forçant à se mettre en garde.
Ce n’était qu’Obito, à genoux elle aussi, face à elle, l’air défait, ses dōjutsu se mouvant.
— Je n’y arrive pas, déclara-t-elle.
— Menteuse. T’as tué un paquet de gens, et là, tu n’y arrives pas ? Tu veux juste que je te supplie, c’est ça ?
Leurs yeux se croisèrent, le gris désabusé contre la paire hétérochrome vibrant de rage.
— Pourquoi mentir ? Il me suffirait de te laisser ici, seule, sans nourriture ni eau. Peu importe ce qui m’arrivera à l’extérieur, rien ni personne ne pourra t’atteindre, ici.
Elle avait l’air démente, à ces mots, alors qu’elle se saisissait de la nuque de son adversaire, dans une prise d’acier.
— Quelle bonne idée, ne trouves-tu pas ? Toi, enfermée telle une princesse dans le donjon d’un roi démoniaque.
Elle tira sur les cheveux, la forçant à incliner la tête pendant qu’elle parlait.
Mais Kakashi n’eut aucune réaction. Ni à la douleur, ni aux propos.
— Je suis déjà morte, Obito. Je n’ai aucun regret qui me fera te supplier de m’épargner ou m’achever.
Et pourtant, un léger sourire incurva son masque et réchauffa son regard, un bref instant.
— Mais je suis ravie de t’avoir revue en vie et en bonne santé. J’aurais simplement préféré de meilleures circonstances…
Comme une parmi toutes les fois où nos corps se sont emmêlés.
Elles se regardèrent, le silence étrangement confortable entre elles. Mais, après tout, ce n’était pas leur premier, ce n’était pas si surprenant.
— Pourquoi rend-tu ça si difficile ? Soupira enfin Obito.
Ma lâchant, elle se frotta la main sur le visage, comme pour en effacer les ennuis, mais Kakashi se contenta d’apprécier la vue, suivant les cicatrices marquant la peau, et plus particulièrement celle barrant sa lèvre inférieure, son toucher lui revenant en mémoire, lui faisant piquer un fard.
Dans d’autres circonstances, elle l’aurait taquiné, se serait amusée à appuyer sur tous les boutons, juste pour le plaisir de l’observer enrager et lui crier dessus, mais ce n’était pas le bon moment.
Ça ne le sera plus jamais.
Il était évident que si elles étaient entrées à deux, une seule en ressortirait.
Et, très franchement, elle avait déjà décidé que ce ne sera pas elle, peu importe la tournure que ça prendrait.
— Tu es un telle plaie, soupira finalement l’Uchiwa.
La plainte n’obtint qu’un petit sourire, à peine discernable sous le masque.
— Tu vas me cautériser ? Plaisanta-t-elle faiblement.
Elle roula les yeux, soupirant bruyamment face à cette tentative.
— Je crois que je préfère encore quand tu te taisais.
— Ce n’est pas comme si je parlais beaucoup, les précédentes fois…
Ils étaient en guerre. Les pertes humaines s’accumulaient de toute part. Et elle, elle évoquait leurs étreintes ultérieures…
À croire que sa mort imminente lui faisait revoir ses priorités.
Agenouillées face à face, elles se dévisagèrent, prenant enfin le temps.
Sans trop comprendre pourquoi, Kakashi releva son hitai-ate et abaissa son masque, les tomoe du Sharingan tourbillonnant paresseusement.
Mais, bien sûr, ce n’était pas sur lui que se porta le regard dépareillé d’Obito.
C’était un peu valorisant de la perturber avec quelque chose d’aussi banal qu’un menton…
— Tu vois quelque chose qui te plaît ? La taquina-t-elle.
— Ferme-la, râla-t-elle en détournant le visage.
Mais Kakashi ne le laissa pas faire, saisissant sa joue d’une main, la caressant du pouce.
— Tu es encore plus belle que dans mes souvenirs.
Elle n’obtint qu’un regard plat, peu convaincu de sa déclaration.
Bien sûr, la kunoichi voyait les cicatrices, les yeux bicolores, la peau marquée. Mais à ses yeux, c’était la vérité.
Obito était une femme magnifique, une shinobi marquée par la vie et ses combats, mais elle y avait survécu et s’en était sortie victorieuse.
Malgré elle, l’ex-ANBU avait envie de la déshabiller pour enfin obtenir l’image allant avec les reliefs qu’elle avait pu découvrir du bout de ses doigts ou de la langue.
Elle voulait contempler son expression lorsqu’elle lâchait prise, que le plaisir augmentait, avant qu’elle n’en atteigne le sommet, s’abandonnant dans ses bras, telle une marionnette aux fils coupés.
— Tes goûts ont toujours été désastreux, Bakashi.
Mais elle ne s’était pas écartée de sa main ni n’avait détourné son regard, l’observant clairement.
— Comme si les tiens étaient meilleurs ! Se moqua-t-elle.
La suite devint plus floue et peu importante, ponctuée de bruissements d’habits et d’injures, perturbée par des baisers et des gémissements.
La pierre était froide sous leur peau, amplifiant la chair de poule provoquée par leur intimité, dure contre la chair tendre et les muscles fermes, sèche sous leurs fluides partagés.
Kamui n’avait pas pour objectif de servir de nid d’amour, mais les deux amantes s’en moquaient bien, concentrées sur le corps et la satisfaction de l’autre, oublieuses du contexte actuel, de leurs griefs personnels et envers le monde au-dehors.
Ce n’était pas comme si leur romance avait la moindre chance à l’extérieur de leur bulle, les rendant gourmandes, avides et désespérées.
— Laisse-moi terminer le plan et dominer le monde, souffla Obito à son oreille. Je le mettrai à nos pieds, à tes pieds, tu seras ma reine, mon impératrice…
— Essaye déjà de me dominer, objecta Kakashi en l’embrassant. Et je ne veux que toi à mes pieds.
Aucune persuasion ne parvint à la faire flancher, mais ça ne dérangeait qu’en partie l’Uchiwa. C’était exactement comme ça qu’était la femme de sa vie, et c’était exactement comme ça qu’elle l’aimait. Droite et loyale, même le cerveau en bouillie par tous les orgasmes qu’elle lui avait arraché.
Elles étaient apaisées. Endolories. Elles avaient froid, faim et soif. Mais elles se concentraient uniquement sur l’autre, conscientes que le temps leur étant dévolu touchait à sa fin.
Que ce serait leur première et dernière fois, à visage découvert, le cœur à nu, peu importe comment se dérouleraient les événements à venir, il était impensable qu’elles s’en sortent toutes les deux, indemnes.
— Alors, c’est un adieu…
Mais c’était trop lourd, alors elles s’embrassaient à la place, pleurant des larmes amères et serrant leurs mains sur ce qu’elles pouvaient.
— Ne m’oublie pas…
— Jamais.
Kakashi avait toujours été célibataire, mais elle se considérait surtout comme veuve, le cœur plus froid que jamais.
