Ship-tober 2025

Ship-tober 2025 – Sieste 28/31

Il y avait des moments où Castiel et Gabriel étaient introuvables, peu importe les prières, les menaces ou les promesses.

Castiel était l’instigateur, à l’origine.

Il s’était approché, un jour, de son frère aîné pour le lui proposer : qu’ils prennent un peu de temps rien que tous les deux afin de prendre soin d’eux mutuellement.

Bon, il avait tenté de prendre du livre de Dean et lui avait proposé une « soirée fille à se faire les ongles », mais l’archange avait compris.

Être constitué de lumière, à l’origine, ne les exceptait pas du toilettage nécessaire à leur bon fonctionnement. De plus, c’était une activité à visée plutôt sociale, ce dont la fuite de l’un et la chute de l’autre les avait coupé. Bien qu’étant de statuts différents, il était agréable de renouer au travers de ce genre d’attentions.

Gabriel aimait lustrer les ailes noires de son petit frère, se remémorant le bon vieux temps, avant que Lucifer décide de n’en faire qu’à sa tête et que Michaël ne prenne les mauvaises décisions. Bien sûr, Castiel avait moins d’ailes que ses frères, mais ça lui suffisait pour se plonger dans les souvenirs.

Le séraphin, lui, se concentrait sur sa tâche avec une rigueur toute militaire, presque rigide, ne laissant rien passer, mais ce n’était pas difficile de lire l’émotion derrière.

À différentes échelles, tous deux vivaient mal les derniers événements.

Au moins, n’étaient-ils plus seuls.

C’était pour ça, d’ailleurs, que Gabriel prolongeait cette pause contre l’avis de l’ancien soldat de Dieu. Leurs ailes étaient luisantes, les plumes bien alignées, leurs muscles dénoués. Mais pourquoi se presser ? Les frères Winchester avaient survécu des décennies sans eux, ils y parviendraient encore quelques heures !

Et donc, il attrapait Castiel par les épaules et le forçait à s’allonger à ses côtés, à profiter de la douce caresse du soleil, du moelleux de l’herbe, et surtout à se taire, plutôt qu’à objecter sur ces sensations purement humaines, pour profiter du moment tel qu’il l’était.

Ce n’était pas rare que l’accumulation des facteurs lui donne envie de somnoler, pesant sur ses paupières, ce qu’il acceptait avec joie, sans relâcher un instant l’ange qui finissait par l’imiter, bon gré mal gré.

Après tout, combien d’autres après-midis ensoleillées pourront-ils encore s’offrir ?

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