Se réveiller, le matin, dans son étreinte, et l’embrasser sur le front.
Le croiser en sortant de la salle de bain, baillant et à peine réveillé, et l’embrassant sur la joue.
Laisser la journée se dérouler, suivre son mouvement, mais pas sans s’arrêter pour presser nos lèvres ensemble, comme ça, en passant.
Lutter dans un combat de vie ou de mort contre une créature dont plus personne ne se souvenait, s’en sortir in-extremis et la vie raccourcie, l’adrénaline rugissant dans les veines, se précipiter pour ravir sa bouche et tant pis pour les spectateurs involontaires, si jamais ça dérapait.
S’apaiser dans la routine du soir, assis dans les bras de l’autre, à raconter des bêtises ou à lire la même chose, ne s’arrêtant que pour embrasser ce qui est accessible : une oreille, le menton… Mais le mieux reste le cou.
Se préparer pour la nuit, non sans jeter des petits coups d’œil pour espionner un peu de peau dénudée, même si on l’a vu cent fois, le cœur battant, puis profiter d’un col un peu lâche pour embrasser une épaule dénudée.
S’allonger sur le lit, l’un dans les bras de l’autre, en baillant de concert, et sentir le baiser pressé contre ses omoplates, à travers les vêtements, pendant que les doigts s’emmêlent ensemble, mais pas avant de porter une des mains au visage pour en embrasser doucement le dos, en réponse.
Parfois, les humeurs s’échauffent et la tendresse est jetée au loin, pendant que les membres se mélangent. Et c’est alors un pied qui reçoit un baiser.
Puis la jambe, alors qu’on remonte le chemin jusqu’au but final.
Mais ce qui compte, à la fin, c’est l’enlacement tandis que les respirations ralentissent, le cœur battant encore à tout rompre, enfermé dans la cage thoracique, juste sous l’oreille. Un petit baiser lui est offert pour le rassurer.
Quand le sommeil est imminent, c’est le moment idéal pour promener les lèvres sur les paupières closes ou le bout du nez, juste pour le voir grimacer, boudeur, et tenter d’esquiver, engourdi par la fatigue et la gène.
Puis, il ne nous reste plus qu’à fermer les yeux et ne plus se lâcher jusqu’au matin, au moins. Et répéter le processus, évidemment.
