— Tu m’offres du miel ?
Surpris et un peu inquiet, Sam s’empara du bocal, son regard passant de Castiel à Dean. Avait-il raté quelque chose ?
Le séraphin s’éloigna après, sa mission accomplie, abandonnant le chasseur qui n’était pas plus renseigné maintenant. Dans le doute, il retourna dans sa chambre avec l’offrande, les sourcils froncés.
— Quelque chose ne va pas ? L’interrogea Gabriel.
Surgissant dans son dos, il s’accrocha à ses épaules, observant par-dessus ce qu’il trimbalait.
— Du miel ? Il est empoisonné ? Aphrodisiaque ?
— Non, il est… bio ? Ce sont les abeilles de Castiel qui l’auraient fait…
L’expression coquine de l’archange disparut aussitôt à l’explication. Nommer son petit frère avait tendance à le refroidir assez rapidement. Très clairement, le soldat de Dieu n’inspirait pas vraiment au lubrique.
L’autre chasseur, peut-être, mais il se contentait du sien, merci bien.
Sam alla déposer le bocal sur la commode, pensif.
— Qu’est-ce qui te prend autant la tête ? Si ce n’est pas moi, je vais me vexer ! Le menaça-t-il faussement.
— C’est le troisième pot de miel de Castiel, expliqua l’humain. En temps normal, personne n’a le droit de ne serait-ce que les regarder, et lui m’en donne trois. Peut-être que ta première suggestion est bonne…
— Castiel ? Empoisonner du miel ? Réfléchit Gabriel. Plutôt s’ouvrir le cœur !
— Tu penses que c’est sans danger ?
— Je pense que c’est du miel, nuança l’archange. Si tu vides les trois pots d’affilé, ça peut être dangereux. Mais c’est toi que ça regarde, pas Castiel.
Levant les yeux au ciel, Sam se détourna du meuble, son passager sur le dos, pour fouiller dans son sac, exhumant les deux fameux pots, mais aussi une fiole émettant de la lumière, un grand croc blanc, un sachet fermé…
— Mais ça fait combien de temps qu’il te fait la cour, mon frangin ?
— Il me fait la cour ? Répéta Sam d’une voix blanche.
— Relax Sasquatch, je te taquine. Moi je te fais la cour. Lui, il t’accueille dans la famille, nuance.
