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Ship-tober 2025 – Malade 15/31

Soigneusement bordé, Gabriel savoura la chaleur et le moelleux des couvertures, ne cherchant pas particulièrement à camoufler son sourire satisfait.

Pour quoi faire ? Sam ne le lui reprochera pas, de toute façon !

Sous sa dictée, le chasseur avait scrupuleusement noté les ingrédients nécessaires pour remédier à son état, puis les avait rassemblé.

Ils n’avaient rien de bien extraordinaires, comparé à ce qu’il avait déjà dû chercher pour le bien de « l’entreprise familiale », ce qui l’avait surpris, paradoxalement. Mais moins que la raison de la récolte initiale.

— Je croyais que les emplumés ne pouvaient pas tomber malade ! S’énerva Dean.

— Eh bien, nous avions torts, commenta son frère en haussant les épaules. Castiel lui-même l’a confirmé, ce n’est pas de la comédie.

Dans un coin de la pièce, le séraphin gardait les sourcils froncés mais n’émettait aucun mot depuis ladite confirmation, semblant aux proies d’un débat intérieur.

En effet, la santé soudainement déclinante de l’ancien Embrouilleur les avait tous surpris, à différents degrés, jusqu’à ce que Castiel n’en reconnaisse les symptômes et ne les rassure. Bien que rare, c’était une affliction assez classique dans la hiérarchie céleste.

Depuis, l’affaire était au point mort : Sam refusait de quitter le chevet de son compagnon et Dean refusait d’aller où que ce soit sans Sam, râlant sur le temps qui n’allait pas assez vite. Gabriel avait fini par lui proposer de résoudre son vœu, si ça lui épargnait les oreilles de ses bougonneries.

Suite à cette suggestion, le chasseur avait décidé de ne plus s’approcher du malade. Celui-ci n’allait pas s’en plaindre, ravi de se faire bichonner par son humain préféré.

— Comment as-tu fait ton coup ? Demanda ce dernier.

Il lui donnait la becquée, mais plus par plaisanterie que besoin, ce que lui laissait faire Gabriel avec paresse. Il ouvrit un œil de moitié à cette question.

— Ce sont des choses qui arrivent. Les maladies arrivent quand on ne s’y attend pas, on n’est pas mieux loties que vous, tu sais.

Même à ce niveau de leur relation, Sam continuait d’idéaliser les anges malgré lui.

— Tu es sûr que ça reste bénin ? On pourrait demander à Bobby…

— Mais oui, mais oui, c’est à peine l’équivalent d’une petite grippe ! Quelques jours au chaud et au calme et on n’en parlera plus !

Rassuré, Sam le laissa s’assoupir, rapportant le plateau à la cuisine, où se trouvaient les frères délaissés. Dean semblait d’ailleurs être parvenu à dérider son ange personnel.

— Mais je ne comprends pas, se plaignit celui-ci.

— Quoi donc ?

— Il suffirait d’un claquement de doigts à Gabriel pour guérir ! Alors, pourquoi ne le fait-il pas ?

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