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Ship-tober 2025 – Douleur/Réconfort 13/31

Aussi cliché que soit cette déclaration : tout était allé très vite.

Gabriel n’avait pas besoin de ciller, alors il fut témoin de toute l’action, contrairement à Dean-o, bien que celui-ci était parfaitement capable d’additionner deux et deux et, ainsi, de comprendre pourquoi son grand petit frère était affalé sur le sol, à leurs pieds, les organes répandus autour de lui.

Pendant de longues – de trop longues – secondes, ils ne firent que contempler la scène, le seul son audible était celui de leurs respirations saccadées.

Puis, la réalisation se fit.

Éloignant l’aîné fou de douleur, il s’approcha du corps, les informations flashant à toute vitesse dans son esprit, alors qu’il scrutait avec attention la scène, puis claqua des doigts.

Tout ne pouvait pas être résolu ainsi, et l’état critique de Sam encore moins. Gabriel s’était contenté de les transporter à l’abri, le temps de trouver une solution. On ne sauvait pas une vie sur des détritus…

Cela fait, il s’agenouilla et commença son travail, finissant par bannir l’irritant Dean après qu’il l’ait menacé une fois de trop. Qu’il aille compter les abeilles avec Castiel !

Évidemment, remonter le puzzle qu’était devenu Sam Winchester ne suffisait pas et il insuffla un peu de sa grâce au passage, encourageant le renouvellement cellulaire et les organes à reprendre du service.

Lorsque le chasseur rouvrit enfin les yeux, la tête sur les genoux de l’archange, il fallut un peu de temps à son esprit pour comprendre.

— Je suis mort, déclara-t-il factuellement.

— Plus maintenant, répondit son compagnon sur le même ton.

Il peignait lentement les mèches châtains pour juguler le tremblement qui parcourait le corps de son vaisseau. Quand ça ne suffit plus, il tira finalement dessus, obtenant une plainte de douleur de la part de leur propriétaire.

— Qu’est-ce qui t’a pris ? Cingla-t-il d’une voix froide.

— Je n’allais pas rester sans rien faire ! Se défendit Sam.

Il s’assit, se massant le cuir chevelu, pendant qu’il lui répondait.

— Tu sais très bien qu’il n’allait rien m’arriver ! Je suis immortel !

— Tu n’es PAS immortel, Gabriel ! Et je ne veux pas te perdre !

Pas comme j’ai perdu tous les autres, cria son inconscient.

En sa qualité d’archange, Gabriel l’entendit. Et il l’enlaça, le serrant le plus fort qu’il le pouvait.

— Tu ne me perdras pas.

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