Ce qui donnait cette impression de paillettes, dans l’Éthérium, venait de la poussière intergalactique en suspens. Les plus denses semblaient voleter dans la bulle d’oxygène dans un ballet infini.
C’était ce côté scintillant qui attirait tant de rêveurs dans l’espace, cette impression de richesse et de fortune à portée de mains les piégeant.
Aussi désillusionné que soit Jim, par la vie, il gardait encore son âme d’enfant, ses yeux brillants de la même lueur que ces paillettes quand il se laissait aller.
Silver, de son côté, n’avait plus cet aspect, bien qu’il ne se voyait pas raccrocher son tricorne pour une vie loin de l’espace. Mais la candeur et l’enthousiasme encore frais du jeune humain avait un côté rafraîchissant, ses questions sur certains aspects techniques ou des phénomènes propre à la vie dans l’Éthérium, tous ces trucs qu’on ne trouve pas dans les livres, lui faisait se remettre en question.
Quand était-il devenu aussi amer et blasé ?
Quand avait-il arrêté de contempler la danse de ces grains de poussières avec enchantement ?
De la même manière que Jim apprit la vie à bord à son contact, Silver réapprit à s’émerveiller à la beauté des nébuleuses au sien.
