Ship-tober 2025

Ship-tober 2025 – Matin ensemble 7/31

Les anges (et affiliés) n’ont pas besoin de dormir.

C’est assez pratique, lorsqu’il faut monter la garde, permettant aux deux frères de se reposer convenablement.

Ça l’était moins lorsque votre compagnon avait mieux à faire que contempler votre visage endormi, et préférait aller se dégourdir les ailes pendant ce temps. Plus encore s’il avait tendance à perdre la notion du temps.

Heureusement, Gabriel comprenait le besoin de dormir, le confort d’un bon matelas et la satisfaction du réveil. Il n’était donc pas rare qu’il décide de se faufiler dans le lit de Sam pendant le sommeil de celui-ci et de sombrer à son tour, non sans l’avoir enlacé, le nez contre ses omoplates.

Le réveil était souvent doux, après cela, le chasseur appréciant la surprise et profitant des derniers instants d’intimité qu’il leur restait avant que Dean ne vienne tambouriner à sa porte, se retournant parfois, ou se contentant de déposer une grande main sur celle plus petite reposant sur sa taille.

Ils parlaient rarement, savourant le doux calme et la respiration de l’autre. Sinon, c’était des petites conversations murmurées, des petits riens, des bêtises tendres, qui n’évoquaient jamais le monde au-dehors.

Pour quoi faire ? Ils avaient bien assez du reste de la journée pour l’évoquer, alors, autant qu’ils se penchent sur ce dont ils ne parlaient jamais, ou si peu : eux.

C’était des minutes volées au temps où Sam pouvait admirer les traits de son amant, sans risquer sa vie ou un commentaire désobligeant – et pas uniquement de la part de Dean – et où Gabriel ne se sentait pas obligé de forcer les traits de son personnage public.

C’était… reposant.

Et, sans se l’avouer, tous deux nourrissaient la même envie : de pouvoir allonger ce moment, encore et encore, qu’il dure une éternité. Ou deux.

Il y avait bien une fois, en réalité, où Sam l’avait soupiré, un matin où il avait besoin d’être réconforté après une nuit de cauchemars.

— Je n’ai qu’à claquer des doigts pour créer une boucle temporelle, proposa diligemment l’archange.

Sam faillit accepter, pour rire, avant d’apercevoir la lueur amusée dans ses yeux.

— On est quel jour ? Demanda-t-il plutôt, prudent.

— Mardi, pourquoi ?

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