Earthtoinktober 2025

Earthtoinktober 2025 – Binaire 6/31

B.E.N s’estimait plutôt bon danseur.

N’ayant que peu de besoin, comparé aux styles de vies organiques, il économisait patiemment sa part, obtenue en tant que navigateur du capitaine Flint, suite à leurs nombreux abordages.

Lorsqu’ils stationnaient à un spacio-port, il cherchait les enseignes réservées aux robots, comme lui, afin de pouvoir faire une petite pause de tous ces êtres irrationnels.

Il y avait justement un petit établissement où il avait ses habitudes. L’huile y était bonne et le service correct.

On y échangeait des adresses de mécanicien et des petites astuces pour garder pour garder la visserie en bon état, sans frais.

Bref, un bon endroit pour un bon robot comme lui.

Mais plus encore que le reste, ce qui attirait B.E.N à ce bar plus qu’un autre, c’était la piste de danse, lubie du propriétaire qui avait traîné ses rouages dans ce domaine.

Ce n’était pas trop une activité de robot, ce qui la rendait plus vide que dans les établissements accueillant les aliens. Il avait donc tout l’espace nécessaire pour cette activité.

Ce fut justement à cette occasion qu’il fit la rencontre de LOUVET, une usagère de la piste de danse, aussi passionnée que lui par les gesticulations désordonnées et insensées que nécessitait cette pratique.

En tout cas, c’était un sacré bon souvenir… Peut-être la reverra-t-il ? L’univers était si vaste…


En sa qualité de planète minière, Montressor était poussiéreuse et sombre.

Les particules stagnaient dans l’air, s’insinuaient dans le bâtiments. Elles étaient dans la boisson et la nourriture. Elles obscurcissaient le ciel et recouvraient le sol.

Mais, pire que tout, elles s’infiltraient dans les moindres mécanismes et grippaient les rouages. Elles épaississaient l’huile et obstruaient les orifices.

Depuis leur premier jour d’activité ici, One et Two maudissaient de tous leurs circuits cette foutue planète. Leur maintenance était un calvaire, et ils ne pouvaient compter que sur le minimum syndical en cas d’avarie.

Ils commençaient à croire qu’on voulait se débarrasser d’eux mais c’était peut-être la paranoïa du désespoir.

C’était à peu près gérable, lorsqu’ils pouvaient rester dans leur local, les filtres de l’aération retenant les plus gros éléments, mais chaque sortie était un supplice.

Alors, lorsque l’alarme de la mine retentit pour signaler une entrée par effraction, ils surent qu’ils allaient passer des heures détestables.

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