Ship-tober 2025

Ship-tober 2025 – Peluches assorties 4/31

Leur quotidien était rythmé par leur chasse.

Fouiller les bases de données pour dénicher un nouveau cas pouvant attirer leur attention, conduire jusqu’au lieu où il s’est déroulé, interroger les éventuels témoins et/ou le voisinage, puis les préparatifs et la chasse à proprement dite.

Mais il y eut aussi des jours sans, ou tout simplement des impondérables nécessitant qu’ils s’arrêtent le temps nécessaire.

Nous étions justement dans ces moments-là, les deux frères se trouvant coincés dans une station service à cause du mauvais temps.

Si Dean partageait sa pause inopinée entre draguer la serveuse et sa vitrine à pâtisseries, Sam préférait errer entre les rayonnages, son regard désabusé glissant sur les snacks tous plus artificiels et transformés ou les articles les plus bas de gamme qui soient.

Il ne savait pas trop ce qu’il cherchait, sûrement de quoi s’occuper le temps qu’il soit possible de remonter dans l’Impala, toujours est-il que ses pas le menèrent au rayon jouet où plastique et mauvais goût semblaient rivaliser d’effort à chaque nouvelle bagatelle.

Il ne sut trop pourquoi, le bac des peluches attira suffisamment son attention pour qu’il s’y arrête et n’y fouille d’une main distraite.

Il extirpa un élan tellement mal fichu qu’il pourrait faire pleurer un enfant à sa simple vue, mais il lui arracha un rire à la place, alors qu’il tentait de rattraper la vision artistique du pauvre animal.

Du coin de l’œil, il aperçut un ornithorynque guère mieux loti, et s’en saisit dans la même optique, se mordant la langue pour garder ses éclats de rire au minimum, afin de ne pas attirer l’attention. C’était déjà difficile avec sa carrure, mais s’il pouvait éviter qu’on se rende compte qu’en plus, il était dans le rayon enfant…

Son casier était déjà bien assez étoffé comme ça !

Les deux peluches dans sa grande paluche avaient quelque chose de comique et d’un peu pathétique, le convainquant de les acheter, même s’il fallait subir les moqueries de Dean jusqu’à deux autres morts de sa part.

Après tout, n’était-ce pas Gabriel qui avait créé ce pauvre animal ?

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