Quand cela était possible, Bilbo faisait le nécessaire pour s’extirper des combats parsemant leur avancée.
Généralement, il se mettait en hauteur et en retrait, les contemplant, aussi bien ses camarades d’infortune que leurs adversaires, surveillant leurs gestuelles, des fois qu’il puisse prévenir d’un danger ou autre.
L’acquisition de son anneau lui facilita la tâche, par ailleurs, et il s’assura de rester invisible tout du long, évitant ainsi d’être pris à revers ou pouvant les suivre en cas de défaite, comme ce fut le cas lors de leur traversée de la forêt de Grand’Peur.
Au fil de ses observations, Bilbo avait pu avoir un aperçu complet de leurs manières au combat.
La plupart avait un style semblable, on sentait qu’ils avaient appris ensemble ou sous la houlette du même instructeur.
Fili et Kili compensaient leur inexpérience par la souplesse et l’énergie qui manquaient aux plus anciens.
Chacun avait son arme de prédilection, que ce soit le lance-pierre d’Ori, la masse de Balin ou le hachoir de Bombur.
Mais le plus terrifiant était définitivement Dwalin, que ce soit par le maniement de ses deux haches, la grimace de rage qui déformait ses traits bourrus, ses mouvements amples et brutaux…
De base, Dwalin, fils de Fundin, avait une apparence assez effrayante, sans parler des regards qu’il jetait sur tout le monde, et plus particulièrement sur lui, pauvre hobbit, comme s’il n’attendant qu’un signal pour déclencher une bagarre…
Très rapidement, Bilbo avait appris à quitter son chemin dès qu’il apercevait son crâne rasé ou sa barbe, osant tout juste le saluer.
Certes, il lui avait prêté un capuchon et sa cape lorsque son départ précipité les lui avait fait oublier, mais on ne lui retira pas de la tête que Dwalin tenait parfois plus du sanglier enragé que du nain.
