Inktober 2024

Inktober 2024 – En-cas 11/31

La fierté d’un hobbit tenait à peu de choses : un physique rebondi, plus particulièrement au niveau de la taille, preuve d’un appétit convenablement satisfait, une fourrure proprement peignée et entretenue parant leurs pieds si caractéristiques et, si possible, un smial d’une taille appréciable et situé correctement.

On ne pouvait reprocher au pauvre M. Bessac de regretter sa Comté ni tout ce qui avait fait de lui un hobbit respectable pendant les cinquante années de sa vie.

On ne pouvait pas vraiment parler de différences culturelles quand toute la Compagnie souffrait de leurs restrictions alimentaires, et Bombur était le plus prompt à regretter à voix haute l’absence de tels ou tels plats, ce qui lui avait permis de découvrir l’existence de certaines recettes spécifiques à leur peuple, et parmi elles, quelques-unes dont il se serait bien passé d’en connaître les ingrédients.

Ça faisait plusieurs mois, maintenant, que Bilbo n’avait plus grand-chose de sa vie d’avant, que ce soit ses habits, ses mouchoirs ou sa pipe, tout avait été abîme, perdu, volé par les Gobelins, remplacé par les Elfes de Fendeval ou les Hommes de Bourg-du-Lac.

Il ne différait de ses compagnons d’infortunes que par leur différences de taille, l’absence de barbe et ses pieds nus.

Tapotant son ventre plat et presque creux, Bilbo ne put réprimer un soupir en se remémorant les rondeurs qu’il arborait presque six mois plus tôt.

Son retour chez lui, auprès des siens, dans son Cul-de-Sac bien aimé, lui paraissait aussi lointain qu’il l’était géographiquement, tout comme sa réputation ou son tour de taille.

Parfois, il se laissait à rêvasser, s’imaginant rester ici, parmi les nains ou les hommes, épuisé rien qu’à l’idée de faire le chemin inverse.

Puis son estomac se tordit sous la faim et il repensait plutôt à son garde-manger et aux tartes de sa mère.

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