Le harnachement d’Épona était minutieusement décoré à la manière de Toal. De nombreux compliments et remarques furent adressés à la jument et son cavalier durant leur périple à ce sujet. Les motifs et leurs sens avaient un côté exotique dû à la non-exportation de la culture de la région de Latouane.
Ils étaient dus à un travail de longue haleine, des heures passées à s’abîmer les yeux sur le cuir et les fils de couleur durant les longues veillées d’hiver, avec les contes de circonstance en fond pour bercer l’imagination des plus jeunes, Iria penchée par-dessus son épaule, espionnant ses gestes, son propre ouvrage abandonné sur ses genoux.
Elle n’a jamais eu la patience nécessaire pour les travaux d’aiguille, malgré tous ses efforts.
Petit à petit, Link avait décoré chaque pièce, les brides, le plastron, les quartiers…
Doucement, par gestes précis, le jeune hylien avait gravé le cuir sous les enseignements des villageois.
Épona était sans aucun doute sa meilleure amie, bien au-delà d’Iria elle-même, mais il n’était pas assez suicidaire pour le lui partager. C’était leur secret à tous les deux.
