Couple : Cobra x Jim Hawkins
Genre : PWP – Humour / One-Shot
Rating : +18
Résumé : Au début, il pensait juste prendre un verre au bar, comme souvent. Et, comme souvent, aux alentours du deuxième ou troisième, son regard s’était promené.
Au verre suivant, il aperçut du coin de l’œil une veste à la couleur si reconnaissable.
Celui d’après, ne vint jamais, buvant l’alcool directement à la bouche de cet homme.
Bonne lecture !
Au début, il pensait juste prendre un verre au bar, comme souvent. Et, comme souvent, aux alentours du deuxième ou troisième, son regard s’était promené sur les clients qui l’entouraient, et le personnel, surtout les jolies serveuses délicieusement dévêtues.
Au suivant, il aperçut du coin de l’œil une veste à la couleur si reconnaissable et dont la tenue se démarquait parmi tous ces consommateurs usés par la vie et à l’hygiène douteuse.
De ce côté du système, la Royal Navy n’avait que peu de bases, contrairement à la Police Galactique, préférant régenter les planètes éloignées, régentant les explorations de nouveaux mondes, il était donc possible de vivre une vie entière sans même en entendre parler, mais Cobra avait beaucoup voyagé et les uniformes des forces publiques n’avaient plus de secret pour lui.
Confiant de l’anonymat donné par sa chirurgie esthétique – et l’alcool qu’il avait ingéré – il décida que rien ne pourrait plus égayer sa folle soirée que d’aller taquiner l’un de ces militaires rigides. Peut-être pourrait-il même grappiller quelques informations importantes…
La première ruelle un peu sombre et déserte fit largement l’affaire.
La puanteur était insoutenable, mais leur ivresse avait amplifié leur désir, l’impatience tenaillait leurs reins. La première surface vaguement plane leur suffisait bien.
Les baisers étaient brouillons, déchiquetés, écorchant leurs lèvres et toute peau passant à proximité, pendant qu’ils se déshabillaient maladroitement, se contentant du strict minimum.
Les ceintures cliquetèrent sur le sol assez rapidement, les pantalons seulement repoussés aussi loin qu’ils le pouvaient, les entravant dans leurs mouvements, mais ce n’était pas comme s’ils s’en souciaient à cet instant.
Il était impossible d’ignorer ce qui se passait ici, ni l’un ni l’autre ne restreignant leur halètement ou les gémissements occasionnels, mais ils n’en avaient cure, le volume s’accentuant une fois leurs bas-ventres dénudés et appuyés l’un contre l’autre, prémices de ce qui allaient suivre.
Cobra jeta un œil rapide au mur derrière eux, l’évaluant avant d’y presser un peu plus son partenaire dont les mains retroussaient son maillot.
– Hé, souffla-t-il son oreille.
Ses caresses lui paraissaient étranges, son épiderme étant plutôt habitué aux mains douces et sans imperfections des femmes, mais le contact des cales et des cicatrices ne le dérangeaient pas pour autant. C’était seulement… différent.
– Jim, lui marmonna-t-il. C’est Jim.
– Okay Jim. Que dirais-tu de te retourner et de t’accrocher aux briques pour la suite de notre petit tête à tête ?
Ses propres mains cajolèrent les hanches dénudées, comme pour l’inciter à obéir.
Un instant, il pensa l’avoir vu faire la moue, les yeux bleus étincelant subitement, mais tout cela disparut alors que les paupières se fermaient et qu’un baiser quémandeur ravage de nouveau sa bouche. Puis Jim se recula et lui tourna le dos, les bras à moitié pliés, les ongles plantés dans le mortier fatigué qui s’effritait déjà.
Cobra prit quelques secondes pour l’admirer avant de se coller à lui, son érection pressée contre le fessier musclé, le tenant de nouveau par les hanches, alors qu’il se penchait par-dessus son épaule, contemplant son air impatient.
– Que dirais-tu de retirer ta belle veste, mon mignon ? Ce serait dommage de la salir… ou de la déchirer…
Un grognement passa ses lèvres gonflées avant qu’il ne se redresse, le repoussant vaguement, frissonnant suite à la friction du pénis, mais il ôta rapidement l’habit, l’arrachant presque avant de le balancer à leurs pieds, dans un tas froissé de tissu bleu marine, peu soucieux de son sort en temps général et encore moins actuellement.
– Autre chose, ou tu comptes me pénétrer un jour ? Cracha-t-il.
Non, il ne l’avait pas rêvé, il y avait bien les étincelles d’un fort caractère visibles dans ces yeux, intact malgré sa profession…
Sans y penser, sa langue humidifia ses lèvres, se sentant subitement très affamé.
– Un préservatif, peut-être ?
Ils étaient toujours l’un contre l’autre, mais en se redressant, Jim les avait encore plus rapproché.
– Laisse-moi un instant…
Mais il n’eut rien à faire, le carré en plastique lui étant présenté.
– Oh, je vois que qu’on avait tout prévu…
– Continues de parler et je retourne au bar me trouver quelqu’un d’autre, cingla-t-il.
Conscient que la menace était parfaitement sérieuse, il s’empara de la protection et la mit en place rapidement, appuyant sur le bas du dos pour l’inciter à reproduire la position de tantôt.
Récupérant un peu de lubrifiant sur la capote, il tâtonna à l’aveugle, glissant un doigt dans l’orifice qu’il découvrit déjà préparé.
– Vraiment tout prévu, taquina-t-il.
Jim souffla bruyamment avant de tendre le bras en arrière, balayant la main intrusive et attrapant sans faillir la turgescence pour la guider à la place, avant d’être stoppé.
– Très bien, j’ai compris, je vais le faire.
Son impatience et son impétuosité ne calmèrent pas l’amusement qu’il ressentait, bien au contraire, mais il était hors de question qu’il le plante alors qu’ils en étaient là.
Il chassa sa main, lui fit arquer un peu plus le dos et s’enfonça enfin, ce qui les fit se figer l’espace de quelques secondes, Cobra lui broyant pratiquement l’os iliaque, le visage niché contre son épaule, Jim haletant, les doigts effritant toujours plus le mortier.
Leurs frustrations initiales étaient évidentes et ils n’eurent pas à attendre longtemps pour les premiers balancements de hanches, les gémissements reprenant de plus belle, au grand dam du voisinage qui avait eu une lueur d’espoir.
Malheureusement pour eux, Jim semblait être un vocal, soulignant chaque mouvement d’un nouveau son, sa frange collée à son front, n’hésitant pas à lui donner des directives.
En voilà un qui sait ce qu’il veut…
Cobra était plus du genre silencieux, sa voix roulant au fond de sa gorge, tel un grondement ne sortant jamais, son sourire s’accentuant à la voix autoritaire.
Quand il s’empara d’une de ses mains pour la déposer sur sa propre érection, l’enjoignant à le caresser sur le même rythme, il ne put s’empêcher de pouffer tout en obéissant, leurs doigts se mêlant sur sa verge.
Il resserra ses différentes prises quand il jouit, l’embarquant avec lui.
Lorsque la vue leur revint, il n’y avait plus que leurs respirations profondes pour troubler le silence de la ruelle. Et peut-être quelques rats dans la poubelle à côté.
Le lâchant, Cobra l’embrassa dans la nuque alors qu’il se débarrassait du préservatif, se sépara de lui et se rhabilla.
Il n’était pas à sa première étreinte sauvage, mais il commençait tout de même à se faire vieux et nul doute qu’il en souffrirait le lendemain, sous l’hilarité exaspérée de Lady. Il s’étira légèrement, surveillant son partenaire qui s’était pratiquement affalé contre le mur, peinant à retrouver sa respiration.
– Tout va bien ?
Il s’était penché à sa hauteur, une main sur l’épaule et lui tendant sa ceinture.
– Ouais, ça fait juste un bout de temps.
– Mission longue durée ?
– Presque un an avec seulement l’équipage comme entourage, un coup à déclencher une mutinerie, marmonna-t-il entre les dents.
– Capitaine ?
Ça expliquerait l’habitude de donner des ordres.
De nouveau, il le fusilla du regard alors qu’il enfilait ses habits
– Commodore, en fait.
Il claqua sa veste pour la défroisser avant de l’enfiler, les décorations s’y trouvant attrapant la rare lumière mais aussi l’attention du pirate.
– Pas possible, soit tu as trouvé la meilleure crème anti-rides, soit on donne des grades n’importe comment de nos jours.
– On les donne aussi aux meilleurs éléments dont on ne veut pas se séparer malgré leurs comportements… problématiques.
Il dégagea rapidement sa queue basse de son col, prenant toujours appui contre le mur sale.
– Problématiques, hein ? Releva Cobra. C’est un peu tard de s’en inquiéter, mais t’es majeur, au moins ? J’ai subitement un doute avec toutes ces infos…
Il sortit un cigare et craqua la pierre de son briquet, la flamme illuminant brièvement son visage.
– J’ai vingt-sept ans, grand-père.
– Très problématique, alors.
Il s’était rapproché, accoudé au mur, tirant sur son cigare.
– T’as même pas idée.
La lumière était quasiment inexistante, mais le peu suffit pour qu’il distingue un sourire satisfait qui lui arracha un nouveau rire.
– Si tu crois que tu peux m’effrayer…
– Ça ne devrait pas être trop difficile…
Jim se pencha en avant, rapprochant leurs visages, un air espiègle sur le sien, ses doigts effleurant son bras gauche dans un lent mouvement de haut en bas.
– N’est-ce pas, Cobra ?
Il resserra sa prise sur son poignet, l’arrachant, le faux bras suivant, dévoilant le psychogun.
Paralysé sous la stupeur, il ne cilla pas un instant, le cerveau tournant au ralenti, avant de pouvoir se reprendre et trouver une pirouette pour s’en sortir.
Jim rengaina l’arme et reprit son geste, pas plus déphasé d’avoir dévoilé l’identité du pirate le plus primé de l’espace. Ou d’avoir couché avec, seulement quelques minutes plus tôt.
– Je… comment…
– Tu es loin d’être discret, et si la Police Galactique ne possède encore aucun témoignage visuel, ce n’est pas le cas de la Guilde. Et j’ai mes sources, comme tu l’auras deviné.
Il le saisit par la nuque, l’incitant à se baisser.
– Je vois, encore un militaire corrompu, se moqua Cobra.
Il n’obtint qu’un roulement d’yeux.
– Plutôt un militaire conscient que tout n’est pas blanc ou noir.
– Quel est ton prix ?
Au lieu de lui répondre, il lui arracha son cigare, l’embrassant à la place, puis le replaça.
– Arrêter les criminels n’est pas dans mes fonctions, bien que je peux faire une exception, évidemment.
– Ou ?
Leurs fronts se touchaient presque, la même lueur joueuse illuminant le bleu de leurs yeux.
– J’ai une chambre un peu plus loin. On pourrait remettre ça…
– Pas corrompu mais adepte du chantage sexuel, on dirait !
– Seulement avec les hommes armés, quand je ne le suis pas.
Son sourire en coin était suffisamment horripilant pour que Cobra comprenne ce qu’il sous-entende plus tôt et ne tente de l’effacer, l’embrassant à son tour.
– Pas envie de me passer les menottes ? Souffla-t-il.
– Uniquement dans un autre contexte.
