Couple : Enji « Endeavor» Todoroki x Keigo « Hawks » Takami
Genre : Tranche de vie – Humour – Univers Alternatif – Fantastique – Créatures & monstres – Genderbend / One-Shot
Rating : +16
Résumé : « Et c’est parti ! Nous revoilà, comme chaque année, aux premiers jours de la saison des amours ! Je sais que vous connaissez la marche à suivre, mais il est nécessaire de rappeler les fondamentaux ! Il est parfaitement normal de demander un congé auprès de votre entreprise, que vous soyez la personne concernée par la montée des phéromones ou celle qui en bénéficiera, il ne peut vous être refusé ! »
Oui, mais que faire si votre partenaire est en voyage d’affaires ?
Bonne lecture !
Kei appliquait avec précaution son rouge à lèvres, vérifiant son reflet sous plusieurs angles.
Et c’est parti ! Nous revoilà, comme chaque année, aux premiers jours de la saison des amours !
Elle tira ses cheveux blonds en arrière, les entortillant dans un chignon banane, glissant des épingles pour le fixer.
Je sais que vous connaissez la marche à suivre, mais il est nécessaire de rappeler les fondamentaux !
Ses boucles d’oreilles brillaient à chaque rayon de soleil qu’elles croisaient, attirant son regard par réflexe.
Il est parfaitement normal de demander un congé auprès de votre entreprise, que vous soyez la personne concernée par la montée des phéromones ou celle qui en bénéficiera, il ne peut vous être refusé !
Un dernier coup d’œil charmeur dans le miroir puis elle se leva, éteignant la télé d’une pression de bouton, déposant la télécommande sur le premier meuble venu, et poussa la porte de la chambre, plongée dans le noir.
Elle la traversa d’un pas rapide, nullement gênée grâce à sa nyctalopie, et ouvrit d’un geste sec les rideaux occultants, permettant au soleil de se déverser dans la pièce, tirant divers gémissements du tas de corps sur l’immense lit.
– Bonjour bonjour tout le monde ! Il est temps de se lever ! Chantonna-t-elle.
Adossée à la baie vitrée, elle s’amusa de leurs plaintes en tout genre ainsi que de leurs tentatives de se cacher de la lumière.
Elle ne quitta sa position que pour s’asseoir sur le lit, après que l’unique brune se fut tournée dans sa direction, les yeux brumeux.
– Sale garce… souffla-t-elle pathétiquement.
– Toujours un plaisir, Touya~
Kei lui caressa tendrement la tête, un sourire amusé aux lèvres.
– vous m’filez la gerbe, marmonna-t-on dans leurs dos.
Touya se releva en s’appuyant sur un coude, l’observant s’asseoir et fourrager dans ses cheveux bleu ciel, l’air plus épuisé que jamais.
– Avec tout ce qu’on a fait cette nuit, c’est ça qui te soulève le cœur ?
Kei n’entra pas dans le débat, pouffant par intermittence alors qu’ils s’envoyaient des insultes en pleine face, Touya sur un ton plat, Tenko montant dans les aigus à chaque cran d’énervement supplémentaire.
Toga se joignit à eux, se jetant sur les jambes nues de l’autre femme, un large sourire aux lèvres, bousculant Jin au passage, qui se recroquevilla en se tenant la tête, couinant de douleur.
Kei fut coupée dans son amusement par la sonnerie de son portable, qu’elle décrocha tout en se relevant, roucoulant avant même de l’avoir porté à son visage.
– Bonjour mon cœur ! S’exclama-t-elle. Tu m’as tellement manqué cette nuit !
– Hé ! Ne nous oublie pas ! Se défendit Toga. Coucou Enji !
Délaissant la prise de bec de leurs amis, la jeune fille piailla en agitant les bras, sautillant sur le matelas.
– Toga te salue, transmit-elle obligeamment. Il te rend ton bonjour.
Elle quitta la chambre, sa longue queue déployée en traîne derrière elle, ses plumes rouges frôlant les tapis luxueux.
– Quand est-ce que tu rentres ? Se plaignit-elle faussement. Mes chaleurs commencent à peine, j’ai besoin de toi pour les apaiser…
La porte fut fermée, bloquant le son.
– Bordel les mecs, cette nana m’a tué le dos, chouina Jin en se tortillant pour le faire craquer.
Touya attrapa son pantalon au sol pour en sortir cigarette et briquet, l’allumant.
– Je suis recouverte de plaies ! Pleurnicha Toga en nouant ses cheveux.
Elle agita ses bras maigrelets, mettant en lumière les multiples contusions qui les parcouraient, ainsi que le reste de son corps.
– Et tu dis que ton père arrive à gérer ça, tout seul, et à travailler le lendemain ? Depuis cinq ans ?
– Ouaip.
Tenko avait quitté le lit à son tour, ramassant ses habits et les enfilant.
– Cette garce est une vraie nympho, cracha-t-il.
– Tu t’es évanoui de fatigue le premier, objecta la fumeuse. Tu peux pas vraiment l’ouvrir…
– À ce sujet, qui a tenu jusqu’au bout ?
Jin rampa jusqu’aux deux filles, attrapant sa fiancée pour l’étreindre.
– C’est moi ! S’extasia-t-elle en s’applaudissant.
– Mais je parie qu’elle a poursuivi toute seule, une fois que tu étais endormie, ricana Touya.
Elle expira une nouvelle bouffée de fumée, un sourire moqueur aux lèvres.
– T’as l’air vachement bien renseignée sur ta belle-mère, releva le plus vieux.
– C’est pas ma belle-mère. C’est la copine de mon père.
– Si ça te fait plaisir d’y croire…
Une mini bataille de polochons démarra entre les quatre compères à différents stades d’habillage alors que Kei vérifiait une dernière fois sa mise, passant son appel sur son casque Bluetooth, le plaçant sur ses oreilles effilées précautionneusement.
– Ils n’ont pas suffi à te satisfaire ?
– Ils étaient corrects, n’en doute pas, mais ils n’étaient pas toi. De simples amuse-gueules, soupira-t-elle. Ils n’ont pas ton endurance…
– J’espère bien, maugréa son compagnon.
Ravie de sa réaction jalouse, elle rit, ajustant ses lunettes de vol.
– Ne t’en fais pas, ils ne sont qu’un substitut en attendant ton retour, tu sais bien comment nous sommes, nous autres les harpies !
– Ronchonnes quand il pleut ?
– Affamées mais fidèles, andouille.
Ses serres clinquaient contre le parquet vitrifié alors qu’elle allait sur la terrasse, gonflant ses ailes.
Autour d’elle, d’autres humanoïdes volaient, esquivant les grattes-ciels et les câbles électriques.
– Je ne serais pas parti si je l’avais pu, assura son compagnon à son oreille. J’avais posé mon congé, comme tous les ans, mais je suis le seul à pouvoir mener ce contrat.
– Ce n’est pas parce que ma partie rationnelle le sait que mes hormones vont s’apaiser, nul besoin de le répéter. Contente-toi de travailler vite et bien, comme à chaque fois, et de me revenir avant que ma libido ne s’apaise, d’accord ?
S’accrochant à la rambarde, elle ouvrit en grand les bras, savourant les courants d’air et déterminant son trajet de vol, de tête.
– Ce serait bien la première fois que ça arrive, la taquina Enji.
– Hé ! Je te ferais dire que c’est déjà arrive !
– Vraiment ? Quand ça ?
Se rendant compte qu’elle ne pouvait rien citer, Kei se mit à balbutier, le visage aussi cramoisi que son plumage, manquant de peu de glisser du garde-fou, sa prise se desserrant sous la gêne de la réalisation.
– Je ne m’inquiétais pas trop de la réponse, à vrai dire.
– Bah tu ferais mieux, marmonna-t-elle, gênée.
Elle croisa inutilement les bras et se jeta dans le vide, s’insérant dans la circulation aérienne sans y prêter gare.
– Je devrais revenir dans deux jours, tu penses pouvoir tenir ?
– J’atteindrai mon point culminant dans une semaine, j’ai vécu pire. J’ai pas attendu ta rencontre pour gérer mes besoins physiologiques.
– Mais c’est plus agréable avec de l’aide, non ?
– Je répondrai à cette question sur mon lit de mort.
Clairement embarrassée, elle se couvrit le visage de ses mains griffues l’espace de quelques secondes, ne pouvant ignorer le reniflement moqueur de son partenaire.
– Sinon, une question qui me trotte dans la tête. Pourquoi ma fille, de toutes les personnes existantes ?
– Pour de nombreuses raisons, la principale étant que vous partagez une odeur semblable. Et c’est une amie, je n’avais pas l’intention de demander ce service à des inconnus, d’où Tenko, Toga et Jin. D’ailleurs, ils se sont pratiquement portés volontaires !
Profitant d’un courant chaud, elle plana paresseusement, sa grande envergure lui permettant de dominer les autres ailés avec évidence.
– Tu m’en diras tant… Tu vas au travail ?
– Quoi d’autre ?
– Tu pourrais en profiter pour te reposer. Les congés de chaleur sont là pour ça.
– Pas besoin, je ne suis pas si impactée que ça par elles. J’en profite tant que je le peux !
Elle continua de gazouiller au téléphone avec son compagnon. Le seul son de sa voix paraissait adoucir les pics de douleur que ses instincts animaliers lui envoyaient.
Plus elle prenait en âge et pire c’était, et cela continuera tant qu’elle ne pondra pas son premier œuf.
Mais pour que cela arrive, il faudrait déjà que son Enji soit présent pendant ses périodes de fertilité, non ?
