Foire à l'OS

Foire à l’OS – Lituanie & USA – Scène de ménage 34/197

Demande de Black-Cherry8, Lily-of-the-Northen-Valley & Vladamdam


Lituanie nettoyait avec application la salle de bal.

Il en avait les mains noires, la cire s’était agglutinée autour de ses mains et sous ses ongles, la poussière lui avait formé une carapace, le ternissant.

Le parquet se devait d’être parfait car ce soir USA donnait une grande réception, comme dans l’ancien temps, pour une raison qui lui demeurait obscure. Oh ! Il n’avait pas cherché à le savoir non plus.

Il avait perdu l’habitude de la curiosité en étant au service de la nation russe, particulièrement lorsque sa cadette lui rendait visite. Là, il valait mieux tenter de disparaître dans les murs.

Les portes s’ouvrirent dans un fracas qui laissait deviner l’identité de la personne : Alfred F. Jones.

Toris ne put s’empêcher de geindre mentalement en voyant les grosses bottes boueuses salir son dur labeur en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, et sans le moindre remord, en plus !

-ALFRED ! Chouina-t-il.

Le blond n’eut pas le temps de comprendre, qu’il se recevait le chiffon enduit de cire en pleine face. Et la double porte claqua derrière un Lituanien assez agacé. Bon, okay, complètement hors de lui.

Les portes claquaient derrière lui, ses pas résonnaient contre les murs.

Bon, se disputer pour quelque chose d’aussi… dérisoire, était sans nul doute indigne de deux nations comme eux. Mais c’était une accumulation de toutes petites choses qui venaient d’exploser.

Une bombe à retardement.

-Sors de cette chambre Alfred ! Hurla-t-il.

La porte se referma tout doucement cette fois, mais l’intrus ne suivit pas l’ordre donné, s’avançant vers le lit où son collègue s’était réfugié.

-Toris, commença l’Américain avec une petite voix.

-J’espère que tu as enlevé tes écrases-merde, grinça l’appelé. Sinon, je te jure que je te ferai lécher la saleté qu’elles ont laissée, avec la langue !

Avec un air coupable, Alfred contempla ses pieds toujours chaussés. Et, effectivement, des tas de saletés marquaient l’endroit où les semelles s’étaient déposées.

Notant le silence coupable, Toris se retourna avec brusquerie et le pointa d’un doigt rageur.

-Je passe toutes mes journées à entretenir cette foutue baraque afin qu’elle reluise de partout, comme tu me l’as réclamé ! Et toi, tu dégueulasses tout sans même y penser ! Tu doubles ma part de travail sans même t’en soucier ni t’excuser ! Tu es un monstre égoïste !

Alfred préféra laissa la tête et faire le dos rond, attendant que la tempête passe et qu’il puisse en placer (enfin) une.

-En plus, tu as décidé tout seul de faire un bal, mais c’est à moi de préparer le buffet et la grande salle, d’appeler le traiteur et d’envoyer les invitations ! De rendre chaque pièce un tant soit peu présentable, d’obliger Tony à ranger son bordel en même temps qu’il m’insulte et forcer ta foutue baleine à rester dans l’eau au lieu de bousiller le jardin que je me suis embêté à tailler et à entretenir pendant toutes ces années ! Et y’a aussi…

Fatigué, Alfred le coupa en l’embrassant rapidement, ce qui eut le mérite de le faire taire pour de bon. Mais pas de le calmer à proprement parler puisqu’il continua de gesticuler tout de même.

-Ça y est, tu t’es calmé ?

-Si je me suis calmé ? Grogna-t-il tout bas.

Oulà, il aurait mieux fallu qu’il se taise parce qu’il venait de jeter de l’huile sur le feu, en grand inconscient qu’il était.

Il se retrouva au pied du lit, les quatre fers en l’air et la nuque douloureuse, la couverture emmêlée à ses membres.

Debout sur son lit, Toris le toisait de toute sa hauteur, ses yeux lançant des éclairs à tout va et les poings fermement serrés, prêt à lui tomber dessus si jamais il l’ouvrait maladroitement de nouveau.

-Je t’ai suivi jusque chez toi, abandonnant tous mes amis et ceux que je considérais comme ma famille ! Je passe mon temps à travailler, soit pour mon supérieur, soit pour tes beaux yeux ! Je n’ai même pas une minute pour ma propre personne !

Les quelques secondes où il reprit bruyamment sa respiration ne furent pas brisée par l’Américain qui n’en menait pas large, réduit au silence par l’attitude orageuse de son petit-ami.

-JE NE SUIS PAS TA BONNICHE ! Éclata-t-il.

Il sauta alors du lit, se réceptionnant sur le parquet sans un bruit, et attrapa le blond par sa manche de sweat, le traînant jusqu’à la porte de sa chambre qu’il claqua derrière lui.

-Et tu peux courir pour être excusé ! Lui lança le Lituanien.

-Toris ? Couina Alfred en grattant le battant.

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