Foire à l'OS

Foire à l’OS – Allemagne & Italie du Sud – Un petit coin de paradis 29/197

Demande de Guest et de Resiliency6.


Ludwig souffla sur sa tasse, tentant vainement de la refroidir.

-Bois tant que c’est chaud, idiota !

Il ne releva pas la phrase, patientant sagement auprès de sa tasse, alors que son interlocuteur avalait difficilement, se plaignant de s’être brûlé avec fortes plaintes.

Lorsqu’il remarqua que son unique spectateur n’avait aucune réaction, il se mit à renifler, lui montant ainsi les larmes aux yeux. Jetant un regard en la direction de l’Allemand, il prit un air mignon.

-Tu sais, tu peux seulement me demander un câlin, pas besoin de faire toute cette comédie, Romano, soupira-t-il en posant sa tasse.

Il n’eut pas de réponse mais il n’en avait pas besoin, connaissant suffisamment son compagnon pour deviner la grimace qu’il tirait.

D’ailleurs, il finit par le repousser, grommelant de le lâcher, qu’il l’étouffait et lui tenait trop chaud. Cachant son sourire, Ludwig obtempéra et reprit sa tasse pour la déguster enfin.

Il ne fit aucun commentaire lorsqu’une tête brune s’installa sur ses genoux, au risque de recevoir la boisson chaude dans la figure.

Le silence s’étirait alors qu’il glissait la main dans les mèches foncées, frôlant celle si particulière qui lui permit d’obtenir un léger gémissement. Ainsi qu’un coup d’ongles dans la cuisse.

-Lâche, Romano, grogna-t-il.

-Touche pas à la mèche, alors, répondit l’intéressé.

Ils éloignèrent leurs mains en même temps, souriant malgré eux.

Il ne fallut pas attendre longtemps pour que leur petit manège recommence encore et encore, leurs sourires s’agrandissant.

-Tu m’ennuies, se plaignit faussement l’Italien.

-Tu veux que je t’occupe d’une autre manière, peut-être ? Lui proposa-t-il.

Ils échangèrent un regard noir de désir contenu mais ne bougèrent pas plus de leur position actuelle.

Ludwig déposa sa tasse vide sur la table basse avant qu’un « malheur » ne survienne. Il glissa alors son autre main sous la chemise un peu relâchée, telle une invitation à ce geste.

Les mains sur ses cuisses resserrèrent leurs prises, les ongles entrant dans la peau à travers le tissu souple. Et bientôt des dents se refermèrent dessus, envoyant un pic de douleur à son compagnon qui y répondit en comprimant un peu plus le début d’érection dans le pantalon de son Italien.

-Retire crocs et griffes, petit tigre.

Le surnommé donna un coup de bassin pour réclamer la même chose, mais à ce niveau-là.

-Nous avons un deal.

Ils retirèrent en même temps les éléments gênants.

Romano roula sur le dos, tournant ainsi son visage vers celui de Ludwig qui se pencha alors pour l’embrasser.

-Tu m’as l’air bien parti, chuchota-t-il.

-Avec un allumeur comme toi, c’est difficile de faire autrement, idiota.

Un nouveau baiser.

-Nos frères vont survenir d’une minute à l’autre…

-J’ai pas vraiment envie de penser à eux, là…

La chemise italienne fut déboutonnée, laissant le torse musclé à la peau dorée victime des grandes mains.

-Je crois bien que je partage le même avis.

Les mains reprirent leur ballet sensuel pour ne cesser que pour taquiner l’autre.

Encore un baiser.

-ET OUI, L’AWESOME MOI VOUS PRIVILÉGIE DE SON AWESOME PRÉSENCE !

La porte rencontra amoureusement le mur derrière, dans une explosion de bonheur.

Romano agita un plaid blanc en guise de drapeau alors que Ludwig se collait au sol, l’air affolé.

-La guerre a repris ? Chuchota-t-il.

Il y eut un silence lourd.

-C’est juste ta patate de frère… râla l’Italien.

Il replia la couverture, referma sa chemise, s’assit bien droit dans le canapé et se mit à bouder.

Soupirant, Ludwig se releva en époussetant ses vêtements et alla accueillir son aîné.

-Gilbert, tu es vraiment bruyant et d’un sans-gêne à toute épreuve.

-C’est ainsi qu’on m’aime !

-C’est malgré ça, tu veux dire, marmonna Romano.

-Tu devrais coucher plus souvent avec ton copain, il a l’air frustré, commenta-t-il.

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