Lorsque Canada proposa une partie de chasse sur son territoire, les Nordiques furent les plus bruyants pour ainsi signifier leur participation.
Alors Matthew organisa le séjour qui durera une semaine, dans un camp à proximité d’un des innombrables lacs de cette région. Et pour y accéder, il loua un hydravion.
-Bon, vous êtes arrivés les garçons ! Les prévint le blond. Alors, je viens vous rechercher dans sept jours. Et sinon, c’est un cerf chacun, pas plus. À moins que vous ne souhaitiez rentrer à pied…
Danemark brailla qu’ils étaient au courant et qu’il ne fallait pas les croire plus stupides que la moyenne, avant de sortir de l’habitacle, soulevant une vague d’eau froide.
-Abruti, marmonna Norvège en le repêchant.
Les cinq Nordiques regardèrent l’hydravion reprendre son envol, avant de faire cliqueter leurs différentes armes avec impatience. Se séparant les uns des autres, ils purent commencer.
La semaine était passée, renouant les cinq nations entre elles, et l’heure du départ arriva avec le bruit caractéristique du véhicule.
-Ça s’est bien passé ? Les interrogea Canada en souriant.
Mais il perdit bien vite ce sourire en apercevant le monticule que formaient les cadavres.
-Non, mais vous avez la cafetière trouée ou quoi ? J’avais dit un cerf chacun ! Je vais jamais réussir à décoller, moi !
-Oh, fais pas ta femmelette, ricana Søren en chargeant les animaux. Amérique n’a aucun souci pour faire pareil, avec le double !
Piqué au vif par la comparaison avec son frère, Canada grinça des dents et donna son accord. Il ne se calma pas plus au décollage et faillit en arracher le manche à balai lorsqu’il fallut quitter la surface du lac au profit des airs… Mais sa fureur atteignit des sommets lorsque le moteur crachota une épaisse fumée noire et alla se perdre dans une forêt avoisinante, se brisant en mille morceaux.
De par leur condition peu ordinaire, les nations n’eurent pas trop de mal à s’en sortir.
Par ailleurs, Norvège alla asséner une claque violente à l’arrière du crâne épais du Danois, sans faire un seul commentaire.
Un peu plus loin, Islande aidait Tino à sortir d’une motte de terre, Berwald ayant été assommé par un rocher, et Canada jetait des petits cailloux dans le lac.
-Maintenant que j’y pense, finit par déclarer Tino après avoir craché un peu de boue, Alfred s’était planté lui aussi…
