Jokes [APH]

Jokes – C’est un Français et un Autrichien… 20/120

Ah, la France… pays dont la grève était aussi connue que la Tour Eiffel…

-Écoute, j’arrive bientôt.

-Cette réunion est importante ! Toi qui parles de la ponctualité de ton pays, tu devrais prendre modèle sur moi ! Ponctualité anglaise.

-Bon, écoute-moi mon lapin, je suis épuisé, je conserve ce qui me reste d’énergie à conduire, alors si tu pouvais cesser de me faire des reproches téléphoniques, je t’en serai gré. Tu m’as réservé une chambre ?

-Tu te débrouilleras tout seul. Et ne m’appelle pas comme ça.

-Je t’appelle comme je veux, mon lapin. Je suis le pays de la liberté !

-Si Alfred t’entendait…

-Je suis le premier pays de la liberté, rectifia Francis en se frottant les yeux.

-Dans combien de temps arrives-tu ?

-Je ne sais pas. Le temps est affreux, je vais finir par croire que je suis chez toi.

Fuck you.

-Que d’amour dans tes paroles… Et ma chambre ?

-Tu verras avec la réception.

La tonalité résonna dans l’oreillette Bluetooth, faisant grogner Francis.

-Il peut parler de politesse quand il me raccroche au nez…

Il alluma la radio pour se tenir compagnie, mêlant sa voix à celle de la chanteuse.

-Magnifique ! Du brouillard… Welcome Britain… même si je suis en Allemagne. Au niveau du repérage, c’est impec’ ! Bon il me semble que c’est là…

Froissant pensivement le papier où s’étalait un capharnaüm de traits, il se promit de ne plus jamais demander à Antonio de lui dessiner un plan. Plus. Jamais.

Entre les gribouillis de poésie destinée à Romano ou Bieke, les tomates écrasées et quelques taches d’alcool, Francis n’avait pas eu beaucoup d’aide.

-Je vais demander à Japon son GPS le plus puissant, marmonna-t-il en entrant dans l’établissement. Tant pis pour les caisses de l’État. Bonsoir. Je viens pour la réunion. Reste-t-il une chambre de libre ?

-Hélas, non. Par contre, l’un de vos collègues occupe un lit double. Vous souhaitez le partager avec lui ?

Francis était si fatigué qu’il dormirait avec Russie s’il le fallait.

-On verra pour les détails plus tard, si vous voulez bien.

-Voici vos clés. Vous serez avec Roderich Edelstein.

Oh non, pas lui… se plaignit intérieurement la loque française en montant les escaliers et ses bagages.

Aussi délicat et raffiné que pouvait l’être l’aristocrate déchu, la nuit le métamorphosait. Car oui, Rody-la-poupée (dixit Prusse) avait une habitude anti-chic et hyper tue-l’amour. Rody-chéri, donc, ronflait. Hongrie s’en était souvent plainte, particulièrement le lendemain de la nuit de noce.

Et fatigué comme il l’était, Francis n’allait pas pouvoir supporter les heures qui lui restaient à bourrer son compagnon de chambrée de coup de coudes. Non. Alors il ne trouvait qu’une solution pour profiter des quelques heures qui lui restaient.

Le lendemain, ce fut un Francis au teint de pêche, frais comme un gardon et d’humeur séductrice qui rejoignit les autres nations, ce qui les surprit assez.

-Alors, ta nuit ? Ricana Angleterre alors qu’il s’asseyait à ses côtés.

-Juste ce qu’il fallait pour recharger les batteries. Un régal !

-Tu étais bien avec Autriche ?

-Tout à fait.

-Boule Quies ?

-Aucunement.

-Tu l’as assommé ?

-Non plus.

Il fallait savoir que Francis avait le sommeil délicat. Le moindre bruit le réveillait. Alors Roderich qui ronflait comme un sonneur de cloches…

-J’ai usé de l’un de mes principaux talents.

-Tu l’as empoisonné ! C’est pour ça qu’il n’est toujours pas descendu !

-Que tu es stupide quand tu t’y mets, soupira le plus vieux. Je ne suis pas aussi tordu que toi !

-Alors je t’écoute, poor nice chick.

-Tss, crétin…

Il lui asséna un coup de serviette.

-C’est très simple, en rentrant dans la chambre, sieur Edelstein était déjà couché, mais il ne dormait pas. Alors je suis allé me coucher à ses côtés où je me suis écroulé comme une pierre.

-C’est tout ?

Arthur n’en croyait pas ses oreilles. C’était aussi simple que ça ?

Son rival but pensivement son jus d’orange.

-Il se pourrait que je lui ai embrassé le fessier en lui disant « bonne nuit beauté », mais ce serait très étonnant de ma part, non ?

-Très, ricana l’insulaire en beurrant ses toasts.

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