Jokes [APH]

Jokes – C’est un Britannique et un Espagnol… 100/120

Le capitaine Kirkland ne pouvait s’empêcher de parader sur le pont de son galion, passant parmi son équipage qui le saluait brièvement, tous occupés. L’ambiance était aussi calme qu’il était possible de l’être dans une situation pareille, les hommes s’interpellant avec force pour se faire entendre.

Jusqu’à ce que la vigie ne se fasse entendre.

-Pavillon espagnol à bâbord !

Après un instant de flottement (c’est où, déjà, bâbord ?), un sourire effrayant étira les lèvres du capitaine qui se tourna vers son équipage afin de leur donner son commandement.

-Qu’on m’apporte ma chemise rouge et pas de pitié !

Il ne leur fallut que quelques heures pour terrasser le navire adverse.

Leur moment de liesse fut malheureusement coupé par une nouvelle annonce du vigie.

-Deux pavillons espagnols !

Rah, mais c’était pas vrai, ils étaient tous cachés dans un coin et sortaient au compte-goutte ou quoi ?

Ne s’en formalisant pas et ne quittant pas son sourire malsain, Arthur encouragea ses hommes avant de répéter l’ordre de tantôt et de revêtir sa chemise fétiche pour les combats.

La bataille ne fut pas aussi facile à remporter mais ils tinrent bons. Et ils réussirent à les battre à plate couture.

Quelques jours passèrent, bien plus paisibles, permettant aux pirates de respirer.

Un mousse finit par vaincre sa frousse et s’approcher de la nation qui ricanait tout seul.

-Capitaine ? Pourquoi réclamez-vous votre chemise rouge à chaque assaut ? Elle a un pouvoir magique ? C’est un porte-bonheur afin de s’assurer la victoire ?

Il frissonna lorsque le regard vert se porta sur lui.

-Bien sûr que non, voyons. C’est un bluff. Si je suis blessé, l’ennemi ne voit pas le sang qui coule et je parais invincible ! C’est décourageant.

Le jeunot faillit lui rappeler qu’il était une nation, donc invincible par défaut, mais se ravisa et repartit à ses tâches.

L’apaisement des derniers jours vola en éclat lorsque le vigie fit de nouveau entendre sa voix.

-UNE ARMADA ESPAGNOLE, CAPITAINE !

Certains matelots s’étouffèrent avec leurs salives, d’autres tombèrent en prière. Le mousse, pas en reste, se tourna vers le capitaine avec une lueur d’espoir dans ses yeux humides.

-Je… je vous apporte votre chemise, capitaine ?

-Exactement. Et n’oublie pas mon pantalon marron.

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