Foire à l'OS

Foire à l’OS – Prusse & Hongrie – Premiers émois 7/197

Demande de Bankara


Prusse repoussa la branche importune avant de sourire d’une manière béate : il était arrivé à son but, la fontaine aux Dames.

La légende veut que des fées en aient fait leur lieu de réunion et que quiconque vienne les déranger perde la mémoire.

Mais ce qui intéressait le chevalier teutonique, ce n’était pas la véracité de la légende, mais bien le fait que Hongrie, son compagnon d’armes devenu femme, y était en train de faire sa toilette.

C’était une vraie mission d’espionnage avec ses risques mortels si découvert, car la nation avait ses armes et savait s’en servir, grâce à son éducation martiale.

Elle était juste là, assise sur les rives et les yeux fixés dans la relative profondeur de l’étendue d’eau, de trois-quart par rapport à lui, ce qui lui permettait de la contempler dans toute sa splendeur.

Sa longue chevelure châtain ondulait sur sa peau dorée où quelques cicatrices étaient encore visibles. Sa lourde poitrine se soulevait au rythme calme de sa respiration. Ses puissantes jambes étaient pliées, dérobant à sa vue son intimité.

Gilbert observait les mains aller et venir sur ce corps indubitablement féminin, faisant glisser l’eau pure sur ses courbes alléchantes. Il était fasciné par ce spectacle, rougissant un peu lorsque les caresses devenaient un peu trop osées pour lui.

Mais lorsque la guerrière se redressa pour s’habiller, le teuton décida de quitter les lieux, ne serait-ce que pour aller se calmer loin de ses hommes et d’elle, et surtout pour ne pas se faire pincer en pleine séance de voyeurisme de son meilleur ami. Sa meilleure amie.

Isolé du genre humain, il se laissa glisser au sol, ouvrant hâtivement son haut-de-chausse et soupirant lorsque son début d’érection fut caressé par le vent frais et humide de la forêt. Ça ne fit pas tomber son excitation, bien au contraire, la titillant que plus. Il la frôla du bout des doigts, un peu anxieux de ce qu’il allait faire. Après tout, l’onanisme était péché, d’après l’Église, non ? Mais ce qui était « mal » pouvait être si « bon »…

Un peu plus en confiance, il laissa sa main peser dessus, le faisant tressaillir, mais c’était agréable comme sensation. Et en frottant sa main ? Venait-elle de durcir, par hasard ?

Avalant sa salive, Gilbert était tout tourné sur son sexe qui se trouvait entre ses mains et des informations qu’il pouvait engranger à ce sujet. Il réprima un sursaut lorsqu’un bruit suspect lui parvint, le faisant refermer sa main sur sa verge ce qui lui occasionna une réaction qui lui plut et il oublia ce qui l’avait mis sur le qui-vive. Il bougea sa main et les sensations s’amplifièrent, bloquant sa respiration et l’isolant dans un monde coloré de plaisir et de sensations particulières…

Il ne chercha pas à taire ses gémissements ou encore le nom de son amie, semblant se moquer éperdument d’être entendu ou d’être surpris, la main dans le pantalon.

Lorsque ses mains furent tachées de blanc, il reprit pied avec la réalité et la honte lui tomba dessus avec le poids d’une chape de plomb. Il n’avait pas fait une chose bien, il avait sali son honneur et celui de Hongrie. Il ferait mieux d’éviter son regard et sa personne pour les siècles à venir…

Fermant les lacets maladroitement, il jeta un regard dégoûté à ses mains pécheresses. Il était sûr que c’était de leur faute, à elles et rien qu’à elles. Et s’il les coupait ? Ce n’était pas comme si elles ne pouvaient repousser, après tout ! Faisons ça, oui…

Se frottant les paumes sur le tronc d’un arbre, il lista les armes présentes au camp. Laquelle serait la meilleure pour remplir cette office ?

-Hey ! Prusse !

-Heu… Hongrie ? Glapit-il en se retournant.

-Ah bah enfin ! Tu sais combien de temps je viens de passer à te chercher ? Qu’est-ce que tu caches ?

Les mains dans le dos, Gilbert prit un air dégagé et entreprit de changer de sujet avec habileté, faisant oublier à son amie la question de tantôt. Ils rejoignirent le camp un peu plus loin dans lequel s’activaient les chevaliers teutoniques dans leurs différentes activités, étriller les montures, ramassage du bois ou faire le feu, distribuer la ration d’eau et de nourriture, entraîner les débutants. C’était rodé, il n’y avait aucun souci d’organisation.

-Au fait, tu devrais être plus discret lorsque tu viens m’épier lors de ma toilette, le taquina Hongrie.

Il piqua un fard violent en l’entendant. Il avait pourtant utilisé des trésors de discrétion pour éviter ce genre de situation, mais il semblerait que ce n’avait pas été suffisant.

-Je te connais trop pour ne pas te reconnaître dans ce genre de moment.

Elle se pencha et frôla leurs lèvres ensemble.

-Mais si jamais je t’y reprends, tu pourras dire adieux à toutes tes extrémités !

Elle avait empoigné son épée pour appuyer ses propos, le plus sérieusement du monde. Il n’en fallait pas plus à Prusse pour que le message passe. Il déglutit et hocha silencieusement la tête pour marquer son accord. Il aimait bien ses extrémités. Et même si elles pouvaient repousser, il aimerait éviter de ressembler à un homme-tronc durant les jours qui précédaient la pousse complète.

Hongrie la planta, s’éloigna en riant joyeusement de sa menace précédente, suivie par une paire d’yeux rouges profonds qui ne pouvait s’empêcher de fixer les hanches qui roulaient dans le haut-de-chausse vert foncé.

Une puissante tape sur son épaule le fit sursauter et sortir de sa rêverie, lui faisant croiser le regard bleu profond de son capitaine d’armes.

-L’amour triomphe de tout.

Laisser un commentaire