Foire à l'OS

Foire à l’OS – Norvège & Biélorussie – Le plus beau jour de ma vie 12/197

Nils Vik : Norvège / Jökull : Islande / Bieke : Belgique / Katyusha : Ukraine / Søren : Danemark

Demande de Atlantide ou DDS


Qui aurait pu le croire un jour ? Qui aurait pris le risque de parier sur un amour si hautement improbable ?

C’était plus ou moins ce que pensaient les nations réunies pour ce jour spécial.

En effet, aujourd’hui, on célébrait une union. Non pas une union politique comme l’Histoire a pu tant voir, mais bien un mariage d’amour.

Entassés dans le vaste édifice religieux, ils retenaient leur souffle, fixant la mariée qui remontait lentement l’allée centrale, la main posée délicatement sur celle de son frère. Elle était resplendissante, tout de blanc vêtue comme la tradition le voulait, un bouquet de fleurs roses à la main. À ses côtés, son frère avait un sourire qu’on ne lui avait jamais vu, transpirant la fierté par tous les pores de sa peau. Il était fier de mener sa jeune sœur à l’autel, il était fier d’elle et de ses choix.

Derrière eux, Ukraine, Wy et Liechtenstein tenaient la traîne, marchant sur les fleurs que parsemaient Sealand et Ladonia, déjà arrivés au premier rang, attendant sagement auprès du futur marié qui admirait celle qui allait devenir son épouse.

Enfin. C’était le grand jour. Leur grand jour. Ils allaient pouvoir unir leur destinée sans que ça ait le moindre impact sur leurs pays et leurs politiques. C’était juste l’amour qui allait les lier. L’amour et le prêtre, aussi.

-Si nous sommes réunis en ce jour, commença l’homme d’Église, c’est pour célébrer l’union d’un homme et d’une femme, Nils Vik et Natalya Braginsky […]

Tout du long de la tirade, les deux élus se regardaient presque avec gêne, les pommettes colorées. Derrière, Tino s’essuyait les yeux, ému, Jökull à ses côtés, grimaçant un sourire. Ils avaient tous les deux été choisis comme témoins, au même titre que Bieke et Katyusha qui n’en pouvaient plus de sourire, rayonnantes pour leur amie et sœur.

Il y eut quelques discrètes larmes lors des promesses et de l’échange d’alliances, mais ce furent des cris de joie qui explosèrent lorsqu’ils s’embrassèrent, scellant la cérémonie de ce geste simple et tendre.

« Vive les mariés ! » était répété dans de nombreuses langues.

La fête fut à la hauteur de l’événement, alcool coulant à flot et buffet garni. Les micro-nations s’amusaient ensemble sous le regard attendri de leurs aînés à divers degré d’alcoolémie.

Les félicitations fusaient encore un peu, mais les nouveaux mariés étaient dans leur bulle, se tenant les mains et se regardant. Qui aurait cru ça de la part du si froid et si distant Norvégien ? Et de la stalker incestueuse Biélorusse ? Pas grand-monde, en tout cas…

Nils ne réagit pas lorsque Søren lui claqua le dos, pas mal imbibé, et Natalya ne jeta même pas un œil lorsque son frère embrassa voracement son anglais de petit ami, à moitié allongés sur la table d’honneur.

Ils étaient dans leur petit monde à eux, se gavant de l’image de l’autre, bien loin de leurs soucis de nations et de ceux humains, loin des petits problèmes de leur quotidien et des attaques mesquines de la vie.

-Nils, chuchota sa désormais femme. Je t’ai tellement attendu…

-Je suis là maintenant Natalya. Je suis tout à toi. Et nous allons pouvoir rattraper tout ce temps perdu loin de l’autre…

Ils s’embrassèrent avec tendresse, se serrant l’un contre l’autre, jusqu’à ce que Katyusha vienne les déranger d’une tape sur les épaules. Elle avait les joues rouges et un large sourire réjoui étirait ses lèvres.

-Je vous rappelle juste que votre chambre est prête et que si vous partez maintenant, nul ne s’en rendra vraiment compte… Profitez-en !

Elle n’attendait pas de réponse et retourna dans l’étreinte de son Turc bien joyeux qui lui déclara un long poème dans sa langue sous les rires de Grèce et Chypre qui se tenaient par l’épaule.

Les deux nouveaux mariés échangèrent un regard lourd de sens et sourirent de concert.

Ils se levèrent d’un même geste, main dans la main, et collés l’un à l’autre. Ils évitèrent leurs collègues saouls et les enfants, leurs doigts toujours entrelacés. Ils ne disaient pas un mot mais se regardaient d’un air complice. Ils avaient bien idée de ce qui allait se passer là-haut, entre les quatre murs de leur chambre de noces. Ils n’étaient pas nés de la dernière pluie après tout.

Poussant la porte, ils s’engouffrèrent dans la suite, verrouillant l’entrée et y abandonnant ce qui n’allait plus leur être utile dans les minutes à venir. Ancrant leurs regards, ils s’embrassèrent de nouveau et Nils l’attrapa délicatement, la déposant sur le lit. Il se mit à genoux, au pied du lit, baisant la main délicate.

-Je jure de te chérir toujours, tant que je pourrais te tenir dans mes bras.

Natalya piqua un fard léger alors que son cœur battait la chamade. Son prince charmant, son chevalier servant, était tout à elle et rien que pour elle. Il lui appartiendra jusqu’à la fin qui les emportera.

-Et moi, commença-t-elle avec une voix tremblante, et moi, je jure d’être à tes côtés et de te soutenir dans chaque moment que nous réserve le futur. D’être attentive à tes besoins…

-Et de t’aimer plus que tout, achevèrent-ils dans un même soupir.

Ils s’embrassèrent à nouveau, mêlant leurs larmes de joie à leur étreinte, ne semblant plus vouloir se lâcher. De toute façon, il n’y avait aucune raison pour qu’ils se quittent, se tournent le dos. Ils étaient mariés, maintenant. Ils s’étaient retrouvés, attachés, enchaînés, liés pour leur éternité, et de leur propre chef, en plus. Ils étaient fous. Fou amoureux.

Ils finirent par se relâcher, reculant un peu.

Natalya eut un petit sourire lorsqu’elle tira un peu sur les attaches de son corset alors que Nils quittait sa veste et déboutonnait sa chemise. Les promesses avaient été énoncées, il était plus que temps de consommer l’événement.

Les gémissements résonnèrent dans la chambre.

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