Foire à l'OS

Foire à l’OS – France & Danemark – L’amour à la Danoise 8/197

Demande de Black-cherry8


France laissa glisser un regard appréciateur sur le physique de Viking de Danemark. Il avait fait tomber la veste, ayant vite eut chaud avec l’ambiance habituelle des réunions Union Européenne, et tempêtait sur un sujet que le Français avait déjà oublié, ne le concernant pas.

Il ferma les yeux, s’imaginant serré dans ces bras musclés, caresser ce dos, se retrouver entre ces cuisses puissantes et pilonné par…

-France ! L’appela son voisin, le faisant sortir de ses rêveries.

-Que puis-je faire pour toi, Angleterre ? Marmonna-t-il.

-Tu baves, se contenta-t-il de dire.

Il avala une gorgée de thé, donnant l’impression d’écouter le sujet du débat, mais Francis le connaissait suffisamment pour savoir qu’il était lui-même dans la contemplation de son féroce petit ami, Portugal.

Se penchant à son oreille, il lui glissa :

-Je me demande comment ça se fait que tu n’aie pas perdu une main ou un autre membre avec ton pirate de compagnon.

Il se reçut un coup de coude dans les côtes, lui faisant expirer l’entièreté de ses poumons, et jurant de ne plus le taquiner à ce sujet, c’était bien trop douloureux.

Et, de toute façon, son propre sujet était plus intéressant.

Remarquant que la pause allait bientôt être annoncée, il ne put s’empêcher de se trémousser sur sa chaise, impatient. Rabroué du regard par son germanique de voisin, il griffonna sagement les dernières bribes du débat si peu important pour son gouvernement. Et ce fut l’heure du déjeuner.

S’il y avait encore des irréductibles qui apportaient des repas cuisinés de chez eux comme Finlande et Suède, la majorité des nations apportaient des plats tout faits, achetés dans la supérette du coin. Les odeurs se mêlaient et les conversations se faisaient légères, les couples se retrouvaient, les fratries échangeaient.

-Hey Francis, que tal ?

-Salut Antonio, ça va, merci. Comment vont tes amours ?

La mise en couple récente de son vieil ami avec Autriche avait fait pas mal de bruit, particulièrement du côté Italien.

-Ils vont bien, je te remercie. Et les tiens ?

-Je suis encore à la phrase de contemplation, soupira-t-il.

Il jeta un œil à la carrure du plus énergique des Nordiques, le regard aimanté par les épaules carrées. C’était comme ça depuis un certain temps. Il était presque incapable de ne pas le regarder dès qu’ils étaient dans la même pièce. Mais il était tout aussi incapable de lui adresser la parole pour quelque chose d’aussi intime que ses sentiments.

-Tes Normands, là, ils peuvent pas te tuyauter à ce sujet ? Après tout, ils ont quelques histoires en commun, ces trois affreux, non ?

-Me rappelle pas ces deux-là, tu veux ?

-T’as raison, concentrons-nous plutôt sur ton amour aux allures adolescentes, ricana Antonio.

Il reçut une tape sur la nuque de la part d’une nation agacée qui avait presque hésité à lui écraser son bœuf bourguignon sur le coin de la tête. Presque.

X

France rangeait ses affaires avec lenteur, regardant Danemark par en-dessous. Il était en train de rire à gorge déployée d’un jeu de mot servie par Roumanie qui avait un sourire en coin, découvrant sa petite canine pointue si excitante. De l’avis de Bulgarie.

Glissant un dossier dans sa sacoche, un papier plié et replié retomba sur la table. Il l’ouvrit machinalement.

« Sûrement une blague dAntonio » pensa-t-il.

Mais c’était tout autre chose. Un tout autre genre.

Son visage parut s’enflammer subitement à la lecture du message. Il avait été découvert. Par la mauvaise personne. Par Danemark. Par Søren.

« Merde. »

-Hey France ! Je peux te parler seul à seul ?! L’interpella le blond soudainement.

Sursautant et cachant maladroitement le message dans son dos, il se tourna vers lui, le cerveau un peu chamboulé.

-B… Bien sûr ! Qu’est-ce que tu veux ?

-Oh, rien de bien compliqué… sourit-il.

Il l’entraîna dans le couloir. Ce n’était pas isolé, les nations sortant de la salle de réunion à intervalles irréguliers, mais ce n’était pas non plus à la portée de voix de leurs collègues. C’était parfait.

-Tu voulais quelque chose ?

Aïe, sa voix partait dans les aigus, il allait se rendre compte de quelques chose !

Malgré lui, Francis tenait sa sacoche contre son torse un peu comme un bouclier. Un bouclier contre l’amour qui semblait lui tendre une perche solide.

-Oui, tout à fait, il semblerait qu’il n’y ait que toi pour m’aider, de ce que j’ai compris, déclara Søren de sa voix amusée.

Il appuya sa paume au mur dans le dos de l’autre nation. Peut-être avec l’espoir de l’intimider ? Ou pour…?

-Vois-tu, ces derniers temps, je n’arrive pas à m’ôter une silhouette blonde de la tête. En plus, j’ai jamais aussi chaud que lorsque je pense à elle. Enfin, en dehors de mes séances de sauna à l’ancienne, évidemment.

L’image d’un Danemark nu sortant d’une cabane surchauffée pour aller se rouler dans la neige lui traversa l’esprit.

-Et tu as besoin de moi pour des conseils amoureux ? Lui demanda-t-il avec un pincement au cœur. Tu as frappé à la bonne porte ! Que veux-tu savoir ? Est-ce une nation ?

-Tout à fait.

Le sourire aux lèvres, Søren observait le pays de l’Amour réfléchir. Il était adorable avec cette moue…

-Tu as bien dit blonde ? Il y a peu de femmes blondes chez nous… À moins que ça ne soit une région ?!

Soupirant, Søren attrapa l’arrière de la tête de Francis pour l’embrasser férocement.

-Idiot.

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