Belgique : Bieke
Demande de Vladamdam
Belgique souriait aux enfants en sortie scolaire. Ils étaient tellement mignons ces petits humains ! Bruyants mais mignons.
– Pourquoi soupires-tu ?
– Rien rien… Merci Vash.
Elle mâchonna sa gaufre sans grande conviction, les yeux toujours fixés sur la classe.
Elle retint un sursaut lorsqu’elle sentit la main de son petit ami chercher la sienne avec timidité. Elle tourna la tête et le vit regarder ailleurs, les joues rouges, ce qui la fit sourire. Elle glissa sa main dans la sienne et l’embrassa dans le cou.
– On continue notre balade mon chéri ?
Elle s’amusa de la pudeur de son compagnon qui marmonnait des propos incompréhensibles.
– Lily garde votre territoire, n’est-ce pas ? Alors respire et détends-toi ! Bruxelles est une belle ville, nous sommes tous les deux, et tu n’as aucune dépense à prendre en compte ! Regarde ! Le soleil brille !
Elle tendit le bras dans la direction de l’astre en question, avec un grand sourire radieux.
Elle était belle ainsi, baignée par le soleil.
Suisse la fixa longuement pour graver cette image dans sa mémoire.
– Viens, allons voir ce que tu n’as pas encore vu. Faisons de Bruxelles la capitale de notre amour !
Elle l’attrapa par le bras, l’emmenant avec elle dans le dédale de rues inutilisées par les touristes, sa gaufre à l’autre main.
Ce fut une longue mais belle journée qui les épuisa tous les deux et ils allèrent se coucher avec le sourire aux lèvres.
En pleine nuit, Bieke se réveilla. Elle fixa le plafond pendant ce qui lui parut des heures. Elle ne comprenait pas d’où venait ce sentiment de tristesse qui l’engourdissait, alors qu’elle se trouvait dans les bras de son petit ami. Mais quand elle fermait les yeux, elle pouvait voir les enfants qu’ils avaient croisés tout du long de la journée.
Sa main se crispa au niveau de son abdomen, enfonçant ses ongles dans la peau tendre. Son instinct maternel la tourmentait depuis quelques temps mais elle n’osait en parler à personne. Chaque fibre de son être semblait désirer la venue d’un bébé, au point de l’en faire souffrir.
– Bieke ? Ça ne va pas ? Marmonna Vash d’une voix ensommeillée.
« Dors » voulut-elle lui répondre.
Au lieu de ça, elle éclata en sanglots, se cramponnant à lui. Dépassé, il la serra contre lui par pur réflexe, la berçant. De toute façon, tant qu’elle était dans cet état-là, ça ne servait à rien de la questionner, autant attendre qu’elle se soit calmée…
– Tu as fait un cauchemar ? Ton pays a un souci ?
Elle secoua négativement la tête, ayant peur de se remettre à pleurer si elle ouvrait la bouche.
– Parle-moi ma belle, je ne suis pas devin…
Il lui caressait tendrement les cheveux, adorant leur douceur.
– Vash… Je… J’aimerais avoir un enfant.
Elle le sentit se raidir, ce qui la fit soupirer.
– Pas tout de suite, mais dans un futur proche, ça serait l’idéal.
– Mais… Je ne veux pas que tu disparaisses !
Elle roula des yeux et se redressa, mettant son visage à la même hauteur que le sien.
– Les nations peuvent aussi avoir des enfants mortels. C’est ma mère qui me l’a dit, il y a fort longtemps.
Dans la semi-obscurité, elle pouvait voir les yeux verts luire, prouvant qu’il était intéressé.
– Je l’élèverai et ne te demanderai rien, promit-elle. Tu ne seras même pas obligé de le reconnaître !
Elle prit peur lorsque Vash la relâcha afin de s’asseoir sur le bord du lit, se prenant la tête dans les mains.
Inquiète, elle s’assit dans son dos et y posa une main.
– Hors de question. Hors de question que je te laisse dans une situation pareille.
Il se retourna vivement et lui prit la main.
– Bieke. Acceptes-tu de devenir ma femme ?
Elle lui sauta au cou et l’embrassa passionnément. Il ne leur fallut pas longtemps pour commencer la conception de l’enfant.
