Leur première rencontre, ils s’en souviendront sans doute toujours. Il fallait dire que c’était quelque chose…
Arthur vous dirait qu’il avait senti les prémices d’Oliver lors de sa période pirate. Ses sorts devenaient imprécis et imprévisibles. Il avait une migraine de tous les diables et il perdait parfois le contrôle de lui-même, ce qui avait terrifié son équipage.
Heureusement, devenir un empire l’avait apaisé. Il sentait toujours quelque chose à ma frontière de son esprit, mais il n’y prenait pas garde.
Lors de ses pires moments de colonisation, il avait l’impression que quelqu’un était là, témoin de ses larmes et de ses accès de rage. quelqu’un qui voulait son bien.
Puis, un jour, son reflet dans le miroir avait changé.
Son image lui avait fait un timide coucou, triturant sa tenue de son autre main, comme mal à l’aise face à une nation brisée qui luttait pour avancer.
Ça avait fait sourire Arthur qui passa alors des jours avec son miroir, lui parlant, allant jusqu’à le nommer.
Il lui avait fallu des décennies et un certain nombre de recherches pour lui donner un corps physique, mais ça lui avait permis de focaliser son esprit sur le futur, l’avenir.
-C’est quoi cette apparence ? Avait-il couiné.
Oliver lui avait répondu que c’était la sienne et qu’il était hors de question d’en changer.
Le rose, c’était sa marque de fabrique.
Ce fut bizarre pour Arthur de se voir dans toutes ses nuances de rose existantes, mais il finit par s’y faire.
D’ailleurs, lors de sa période « punk », il s’était amusé avec les colorations capillaires.
Lorsqu’il s’était pointé devant Oliver avec les cheveux d’un rose des plus agressifs, il n’eut même pas le temps de lui demander son avis qu’il s’était jeté sur lui pour un baiser qui les étourdit.
C’était presque une déclaration d’amour.
