Secret Santa 2014

Secret Santa 2014 – GreBel 5/5

Héraklès soupira d’aise en caressant doucement les cheveux de Anri qui s’était endormie sur ses genoux, le sourire aux lèvres.

Le feu qui brûlait devant eux éclairait par intermittence son doux visage, vision dont ne pouvaient se détacher les yeux verts du Grec.

Notant le frisson qu’elle venait d’avoir, il remonta sa veste sur ses épaules, sans pour autant cesser ses caresses.

À portée de main, sa guitare attendait qu’il la reprenne et y plaque quelques accords afin d’en ravir les oreilles de sa petite Belge qui l’accompagnait au chant, à la danse ou en frappant dans ses mains.

Sous lui, le sable crissait au moindre de ses mouvements, aussi minime soit-il. Les herbes sèches glissaient sous les vêtements et chatouillaient les peaux ainsi découvertes.

Un peu plus bas, les rouleaux se brisaient en tas d’écume sur la plage, berçant le couple qui profitait de ce moment volé au temps, au creux d’une plage au milieu de nulle part.

Ils étaient arrivés un peu plus tôt alors que le soleil rougissait le ciel, se dépêchant de monter la tente avant de ne plus y voir et allumant le feu pour réchauffer l’air ambiant alors que les degrés baissaient légèrement.

-Tu veux qu’on aille sous la tente ? Chuchota-t-il doucement.

Cillant un petit moment, Anri acquiesça et se releva lentement, prenant son temps avec délectation, sans se séparer de son petit-ami un seul instant. Celui-ci se laissa par ailleurs faire, satisfait de cette aubaine.

Ils se séparèrent, l’une se réfugiant dans la tente, l’autre éteignant le feu pour éviter tout risque d’incendie. Manquerait plus que les pompiers s’invitent à leur petite virée en amoureux, tiens !

La rejoignant sous l’abri de toile, il eut une petite surprise sous la forme de la peau blanche dépourvue de vêtements de sa petite-amie qui lui sourit timidement, tentant de se cacher par réflexe.

Refermant soigneusement l’entrée, Héraklès s’approcha lentement de ce présent inestimable qu’il hésita à toucher. Mais Anri dut sentir son hésitation et elle se colla à lui en fermant les yeux, un peu honteuse par ces gestes qui n’étaient pas vraiment dans son caractère.

-Ce n’est pourtant pas mon anniversaire, murmura Hellas pour détendre l’atmosphère.

Et c’eut l’effet escompté, la belle riant doucement alors que les bras musclés l’enserrant se détendirent petit à petit.

-Si j’ai envie de te faire plaisir, j’ai le droit de fixer une nouvelle date qui aura un sens un jour, non ?

-Absolument. Continue dans cette voie, je t’y encourage.

Il plongea son nez dans le cou de la jeune femme, y déposant de petits baisers, alors qu’il rassemblait sa chevelure blonde afin de dégager l’épaule visée.

Elle rit un peu sous ce souffle qui la chatouillait doucement, l’invitant à recommencer de multiples fois pour profiter du cristal de son rire.

Ses mains glissèrent le long de ses flancs en caresses fluides, suivies de cette bouche mutine qui semblait vouloir la dévorer sur place. Peut-être était-ce ce qu’il comptait faire, d’ailleurs ?

-Tu me chatouilles Hellas ! Finit-elle par glousser.

Elle croisa le regard vert qui s’était quelque peu assombrit avec le désir montant, la faisant frissonner.

Pour se donner contenance, elle agrippa le col de son petit-ami et esquissa une moue boudeuse.

-Pourquoi je suis la seule à être à être nue ? Moi aussi je veux mon cadeau !

Héraklès se déshabilla en riant, heureux de l’entendre le lui demander ainsi que de la voir prendre les devants à sa manière.

Il sentait son regard sur son corps, le faisant sourire et le décidant d’en jouer en contractant certains de ses muscles, les mettant ainsi en valeur.

-Ce que tu vois te plaît, j’espère ? La taquina-t-il.

-Je sais pas, qu’en est-il du service après-vente ? Demanda-t-elle avec une fausse moue.

-Hé ! C’est que du vrai ! S’exclama-t-il en frappant son torse d’une main. Garantie et certifié biodégradable, originaire de Grèce et tout en muscle !

-Oh, vraiment ?

Elle s’avança vers lui et tâta lesdits muscles comme on tâterait un melon.

-Et qu’est-ce qui me prouve que ce n’est pas bourré de colorants chimiques et tutti quanti ?

-Madame ! Vous me vexez ! Vous pouvez me croire sur parole, l’essayer, c’est l’adopter !

-Je sais pas… hésita-t-elle.

Anri gloussa lorsqu’il se jeta sur elle et la dévora de baisers.

-Arrêtes, tu me chatouilles ! Réussit-elle à hoqueter.

-Alors, comme ça, on hésite sur la marchandise ? On discute sur la qualité ?

Il embrassait chaque carré de peau à sa porté, le rire de la jolie blonde tintant à ses oreilles comme autant de clochettes.

-Alors, madame n’est toujours pas satisfaite ?

Elle se redressa, passant ses bras autour de son cou, glissant ses doigts dans les mèches châtains, et l’embrassa sur le front.

-Je veux bien une petite démonstration de ses capacités, de manière purement gratuite, bien sûr.

-Bien sûr.

Elle piqua un fard lorsqu’elle croisa le regard gourmand de son compagnon.

-On dirait que tu vas me dévorer sur place…

-Te dévorer de baisers, ma chère, la corrigea-t-il.

-Oh, alors, si ce n’est que ça, ça peut aller, s’amusa-t-elle.

-Si j’ai ta bénédiction, en plus.

-Ma bénédiction et bien plus encore.

Ils partagèrent un baiser tendre et leurs gestes se firent plus doux, plus calmes, plus mesurés.

Les blagues étaient finies, le jeu aussi. C’était l’heure de la romance et des preuves d’amour. C’était l’heure des câlins à la passion tranquille et aux baisers légers qui frôlaient la peau sans vraiment la toucher.

Ils se renversèrent sur les matelas gonflables, rejetant les duvets sur les côtés de la tente, se moquant bien où ils pouvaient aller. Tout ce qui importait l’un, c’était le corps de l’autre et ses attentions.

Tout ce qui leur importait, c’était le moment présent.


Lorsque le soleil finit par les réveiller, c’est l’un dans les bras de l’autre qu’ils ouvrirent les yeux, se souriant tendrement.

-Merveilleuse journée que de la commencer avec toi à mes côtés, la salua Héraklès.

-Merveilleuse journée que d’être dans tes bras, lui répondit Anri.

Ils restèrent un peu dans cette position, savourant lentement le moment présent.

-HÉ, LES TOURTEREAUX, VOUS VENEZ JOUER AU BEACH VOLLEY ? S’exclama Sadiq en surgissant dans leur tente.


-Je ne savais pas que Héraklès était aussi musclé, commenta Francis.

-De quoi tu causes ? Voulut savoir Antonio.

Pour toute réponse, il pointa de l’index le Turc poursuivi par un Grec tout nu et fulminant.

-Je retourne me coucher, maugréa l’Espagnol.

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