Journal d'un philosophe de dix-sept ans

Journal d’un philosophe de dix-sept ans – Troisième entrée 3/?

Tous les soirs, après les cours et avant de rentrer, j’aime faire un petit tour dans le parc municipal dans le coin, pas forcément accompagné. Ce coin de verdure est une sorte de lieu de rencontre de tout les chats errants du coin. Je leur apporte de la nourriture et mon amour non mesurable.

Ma mère et les moi, on les adore, mais on ne pourra jamais en adopter autant qu’on le veut. C’est bien dommage…

Tant que j’y suis de parler de ma mère, abordons ce sujet assez… spécial.

Mon père a demandé le divorce durant ma petite enfance, et je n’ai qu’un souvenir flou de sa part. Une carrure de militaire dont j’ai hérité, des cheveux foncés et une peau bronzée. Il était Italien, d’après ma mère, et il avait un cœur trop grand pour trop de monde à aimer.

Moi, j’appelle ça un coureur de jupon, un Casanova.

En fait, je parle de parents au pluriel, mais je n’ai plus que ma mère à aimer, comme Gupta, en fait.

Les parents de Neo ont eux aussi divorcés, mais ça ne les a pas empêchés de faire naître le petit-frère (je vous l’ai dit : incapable de m’en souvenir !)

J’imagine que c’est ce qui nous a rapproché, au fond, et que nous nous sommes un peu prêté nos parents.

Le monde est dingue, mais nous n’en faisons pas partie.

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