Journal d'un philosophe de dix-sept ans

Journal d’un philosophe de dix-sept ans – Deuxième entrée 2/?

Je ne ressens pas le besoin impérieux de me confier, mais du plus que je me souvienne, j’ai toujours eu peur de disparaître sans laisser de trace. Bizarre, hein ?

… Je suis en train de demander l’avis d’un paquet de papier, ça va pas mieux, moi…

Bref.

J’ai envie d’immortaliser l’année de mes dix-sept ans, cet âge qui ne représente rien, au fond. C’est là que réside toute son importance.

Aujourd’hui, j’ai repris les cours, et il n’y avait rien de transcendant. Il y eut a quelques éclairés pour fêter mon anniversaire, mais rien de bien probant.

Les cours étaient longs, désagréablement longs, et je ne pus m’empêcher de piquer quelques siestes discrètes, réveillé au moment critique par mon meilleur ami et voisin.

Tiens, lui, je ne veux surtout pas l’oublier.

Neoklos Alachia est le fils des voisins. Il a un petit-frère dont le nom m’a toujours échappé, hélas.

On a grandi ensemble, ainsi qu’avec le fils d’un autre voisin, Gupta, qui est d’origine Égyptienne, et dont Neo est raide dingue, même si il le nie.

Je les considère tous les deux comme mes frères et on agit un peu de cette manière, ce qui faisait rire nos parents, mais si je devais les résumer en quelques points, ça serait :

-Neoklos Alachia, Chypriote, 16 ans, joie de vivre et sensibilité à fleur de peau.

-Gupta Muhammed Hassan, Égyptien, 17 ans, réservé et un peu timide.

Ce sont mes plus fidèles amis, même si je l’ai déjà dit.

Allez, encore un petit somme.

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