It's a small 2p!World

It’s a small 2p!World – 2p!France & 2p!Angleterre – Petite chasse 1/?

Oliver : 2p!Angleterre / Louis : 2p!France / Allen : 2p!USA / Aaron : 2p!Canada


Oliver prenait son habituel thé, savourant le silence de son manoir avec délectation.

Ses mignons petits enfants étaient en train de dormir du sommeil du juste et son cher petit mari…

Louis avait fait le sous-marin depuis plusieurs semaines, pour sa plus grande colère. C’était juste inqualifiable !

Sa prise sur la jolie tasse en porcelaine se raffermit, provoquant de petits crissements, signes avant-coureurs de sa casse. Encore une à remplacer.

Il finit par la reposer avant que la boisson ne se répande sur son pantalon et ne tache son beau complet. Car, oui, il s’était habillé avec soin, aujourd’hui était un jour spécial. Il allait partir à la chasse au mari !

Avec un peu de chance, le somnifère qu’il avait administré à Aaron et Allen fera effet pendant suffisamment longtemps. Ils seront rentrés avant leur réveil.

Les mains croisées sous le nez, il ricana de manière sadique. Louis ne s’en remettra pas de sitôt !


L’air maussade, Louis faisait passer du mauvais café dans un filtre qui aurait sincèrement aimé qu’on l’oublie à jamais.

Il s’était réveillé en pleine nuit avec un pressentiment qui ne le lâchait pas malgré tout ce qu’il avait pu faire. Une seule personne était capable de les faire naître et il n’avait aucune envie de lui faire face.

Pas alors qu’il avait réussi à le fuir tout ce temps, passant sous le radar magique à de nombreuses reprises. Ça lui avait pris un temps et des moyens assez fous pour arriver à ce résultat.

Un bunker oublié des nations et des humains, enfoncé si loin dans la planète qu’il n’avait pas vu la lumière du jour depuis son arrivée ici, ce qui pesait lourdement sur son humeur.

Il ne pouvait même pas fumer, l’air étant difficilement renouvelé. La poisse.

Alors, en échange, si le café pouvait couler !

Il envoya sa tasse à travers la cuisine de fortune lorsque le percolateur refusa de faire son office.


Oliver observait paisiblement le paysage autour de lui, marchant à son rythme.

Dans ses mains, la boussole pointait inlassablement la même direction, changeant à peine, selon les routes.

Il lui avait suffi d’une goutte de sang et de quelques particules de magie pour l’actionner. Heureusement qu’il en avait prélevé une fiole à Louis, il y a quelques années de cela. À son insu, bien évidemment.

C’est donc avec un sourire chaque seconde plus grand que Oliver suivait sa boussole, mettant en scène leurs retrouvailles dans sa tête. Il allait devoir appuyer sur quelques boutons pour jouer les grands seigneurs aux pieds desquels Louis devra ramper pour qu’il accepte seulement de songer à le pardonner. Et ce ne sera pas avant un long moment. Un long moment semé de faveurs en tout genre, de petites attentions amoureuses, etc.

Son sourire vira au pervers à ces pensées.


Louis fuyait sans regarder derrière lui, seulement droit. Il n’y avait que les idiots et les vantards à faire ce genre de choses. C’était dangereux et il préférait éviter de croiser le regard d’Oliver, ça risquait de lui donner de fausses idées.

Il avait surgi subitement, le gourmandant comme s’il était un enfant, d’une voix assez sucrée pour lui filer le diabète.

Son sang n’avait fait qu’un tour avant qu’il ne se cache dans un placard puant pour mieux s’en sortir dans le dos de son tortionnaire.

Et depuis… il fuyait. Hé ! Il n’était pas connu pour ses hauts faits d’armes ! La fuite était la meilleure solution, particulièrement face à un taré aux cheveux roses et aux réserves de poison illimitées.


D’un air blasé, Aaron passa devant la chaise où son papa remuait en grognant, mais les cordes ne lui laissaient aucune possibilité de mouvement, à son plus grand malheur.

Depuis qu’il était là, il avait réussi à décaler son siège de quelques millimètres, ce n’était pas très probant, mais… c’était déjà pas trop mal. En tout cas, toujours mieux que de rester sous la collection d’armes que son cher amant faisait léviter au-dessus de sa tête. Il survivrait, bien sûr, mais ça restait désagréable.

Si Allen avait été présent, il se serait moqué de lui, en premier lieu, avant de l’aider à quitter le manoir avant que son daddy ne rapplique puis de jouer les innocents. Il était très fort à ça et Oliver se laissait avoir juste parce qu’il était fou de son air angélique.

Mais Allen était chez lui.

Aaron revint dans l’autre sens, toujours indifférent au sort de la nation bâillonnée. C’était habituel, à force.


-Mon petit Louis !

Oliver avait sa tête des grands jours. Des grands jours de sadisme.

Louis avait froid, très froid, là. Il ne pouvait pas bouger, pas fuir, pas se défendre. Il pouvait juste voir le prédateur se rapprocher avec un sourire liquéfiant de peur, chaque pas supplémentaire était une menace silencieuse.

Une menace envers sa personne.

Finalement, il aurait préféré les collections d’armes, ç’aurait été sûrement moins douloureux et moins affolant envers son intégrité.

Il déglutit.


-C’était quoi ce bruit ? Demanda Allen.

-Les parents jouent, répondit Aaron.

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