« Quand vous vous ennuyez à trois heures du matin, léchez votre esclave humain. Ils adorent ça. »
Une humidité étrange fit plisser du nez Turquie.
Mais qu’est-ce qu’il se passait encore ? Pleuvrait-il ? Non, pas possible, il était en intérieur, cette fois.
Oui, il revenait d’une campagne de quelques mois où il avait dû camper dans des conditions pas toujours optimales. C’est vraiment dans ces moments-là où il était content de s’être décidé à devenir sédentaire. Avoir un toit en dur au-dessus de la tête, c’était vraiment quelque chose !
Bref, il s’égarait.
Il s’était bien réveillé pour une raison particulière, non ? Ah oui, cette sensation humide… très désagréable…
Luttant contre ses paupières vraiment lourdes… Il devait être très tôt pour que ça lui prenne autant d’effort. Est-ce que ça valait le coup, finalement ? Peut-être que ça pourrait attendre demain… ou plus tard ? Oui, plus tard, c’était bien ça aussi… Après tout, tout le monde le savait, tout danger avait la politesse d’attendre des heures décentes avant de se faire connaître.
Ha. Ha. Ha.
Il s’égarait de nouveau.
Sadiq ouvrit violemment les paupières (victoire !), espérant ainsi surprendre la personne la main dans le sac. Et lui laisser ni le temps de s’enfuir ni de se trouver une excuse convaincante. Manquerait plus que ça, tiens…
-Euh…. Héraklès ? Je peux savoir ce que tu fais là à me lécher le visage ? Articula-t-il difficilement.
-J’ai faim.
