« La nuit, en silence, entraînez-vous à réveiller votre humain par télépathie en le regardant droit droit dans les yeux. »
Empire Ottoman se retourna dans son lit, grognant dans son sommeil. Il se débattit quelques instants en sentant un poids sur son estomac. Sans doute un chat qui s’était trompé de chambre, ce ne serait pas la première fois.
Agitant vaguement le bras, il tentait d’ôter ce poids désagréable qui lui donnait doucement la nausée et qui l’empêchait de respirer. Quelle mort pathétique, quand même…
Bizarre, on dirait que ce chat esquivait ses gestes, comme si il savait d’avance ce qu’il comptait faire. Pas banal.
Luttant contre lui-même, il essaya d’ouvrir les yeux. Que ses paupières pouvaient être lourdes, alors ! Deux chapes de plomb.
La nuit était sombre. Jusque là, tout était normal. S’habituant doucement à l’obscurité, Sadiq essaya de se redresser, autant pour dégager cette fichue bestiole que pour tenter de repérer ce qui se passait.
Et là, il les vit. Deux yeux verts lumineux, presque fluorescents, le fixaient sans ciller. Des yeux bien trop humains.
Il couina de surprise et tâtonna à la recherche de son arme. Mais où avait-il bien pu la mettre ?
Lorsqu’il arrive enfin à mettre la main dessus, il mit la lame au clair, la lune se reflétant sur l’acier. Le reflet glissa sur les murs et passa sur le visage de son agresseur. Un visage étrangement rond, joufflu.
-Putain, mais qu’est-ce que tu fous là, petit con ?!
-Je te vois… chuchota Hellas.
