Comment être un chat ?

Comment être un chat ? – 2/?

« Asseyez-vous sur les genoux de votre humain quand il utilise les toilettes. Il trouve cela réconfortant et très utile. »

-…

Les yeux verts se défiaient, ne semblant pas vouloir détourner le regard un seul instant. Celui qui le fera sera déclaré perdant de cet affrontement.

-…

Sadiq hésitait sur les sentiments qu’il devait exprimer. Là, il avait très envie d’exploser de colère, mais aussi de… peut-être bien de pleurer, tiens.

-Tu ne veux vraiment pas t’en aller ? Tenta-t-il.

-Non. Vraiment pas.

-Je te déteste, tu t’en rends compte, j’espère… souffla-t-il.

La petite nation se contenta d’un sourire en coin. C’était toujours un plaisir de pouvoir bien casser les pieds de son tuteur par défaut. Et encore plus en en faisant le moins possible, en bon paresseux qui se respectait !

-Allez, dégage, c’est bon, t’as eu ce que tu voulais.

Ah bah non, c’était pas drôle si il lui obéissait maintenant. Il fallait qu’il s’en aille de lui même ou seulement lorsque Empire Ottoman en sera désespéré.

Avec un sourire moqueur, Héraklès se tortilla afin de s’installer encore mieux. Tout était dans l’attente, alors mieux valait trouver une position permettant de rester longtemps sans trop bouger.

De son côté, sa victime commençait à faire la liste des arguments pour et contre appeler à l’aide. Vous vous dîtes sans doute qu’il faisait d’une montagne pas grand-chose, après tout, Hellas restait un enfant, donc il n’aurait aucun mal à le pousser hors de ses genoux au vu de son poids plume, non ? Eh bien ce sale garnement avait pensé à tout.

Comme se munir de ses chats les plus agressifs envers l’adulte, prêts à dégainer crocs et griffe au moindre mouvement suspect. Comme éternuer, par exemple.

Se frottant machinalement une trace de griffure sur le bras, Sadiq n’en menait vraiment pas large. Il s’était stupidement relâché, laissant une ouverture facile à ce petit monstre de malheur. Jurant de ne plus jamais refaire la même erreur, il fit fonctionner ses méninges à fond afin de s’en sortir, en un seul morceau, son honneur et lui.

Il fallut bien une dizaine de minutes supplémentaires pour qu’Hellas soupire faiblement, saute de son perchoir et quitte la petite pièce, embarquant dans son sillage les deux menaces poilues, laissant son aîné surpris derrière lui.

Terminant rapidement son affaire, il fuit plus qu’il ne quitta la pièce, à son tour, rejoignant son dirigeant qui fulminait tout seul d’avoir été laissé en plan aussi longtemps.


-Tiens, au fait, je me suis toujours demandée pour quelle raison les toilettes turques ont été créé, lança innocemment une nation lambda.

-Vous ne voulez pas savoir, marmonna honteusement Turquie en baissant la tête.

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