« Quand votre humain vous appelle, ne répondez jamais, jamais. Fermez vos yeux à demi, bougez légèrement vos oreilles… Bref, jouez-la cool. »
-Quelqu’un aurait-il vu Héraklès, par hasard ?
-Non, pas vu, marmonna Elie en fronçant le nez.
-Étrange…
Quittant la pièce en une envolée de caftan, Sadiq continua sa quête. Où pouvait-il donc bien se cacher ?
Oh, il avait bien été présent, un peu plus tôt, après tout il ne ratait jamais un repas. Jamais. Même ses nombreuses siestes ne l’en empêchait pas, comme si il avait calculé à quelle seconde exacte il devait se réveiller afin de se remplir l’estomac correctement.
Un génie. De la bouffe, uniquement.
-Bon, il est où ? Râla-t-il tout seul.
Fouillant une quantité astronomique de pièces, il finit par héler une servante afin d’avoir de l’aide. Il ne pouvait décemment pas avoir égaré le représentant de la Grèce, c’était impossible ! Et son supérieur ne le permettrait pas.
Fou de rage, il surgit violemment dans une pièce au hasard, déversant sa fureur en un cri libérateur. Et faisant passer à deux doigts de la mort tout ceux qui s’y trouvaient.
-Désolé, marmonna-t-il avant de faire demi-tour.
Au bout d’une demi-heure, il perçut des bruits de course et des babillements un peu gâteux, comme semblait si bien le faire ce petit trou du cul.
-HAHA ! Je t’ai trouvé ! S’exclama-t-il en surgissant brusquement.
Héraklès se tourna vers lui deux secondes avant de fermer les yeux et de s’endormir profondément.
-JE TE DÉTESTE !
