Les murs étaient recouverts de coupures de journaux, de décorations poussiéreuses.
Tout était sale, vieux et décoloré par le soleil.
Newton eut une grimace de dégoût et censura un mouvement de recul la première fois qu’il entra dans l’appartement de sergent Shadwell.
L’odeur prenait à la gorge et paraissait vouloir s’agripper à votre cerveau, refusant de le lâcher.
Se dénicher une place parmi ce fatras était une lutte contre l’hygiène et Newton n’était pas sûr de vouloir savoir ce que ses doigts touchaient. Il regrettait de ne pas avoir pris de gants.
Heureusement que le sergent lui avait ordonné d’apporter ses propres ciseaux ! Ceux ici lui colleraient sans doute le tétanos et le typhus…
Il était assez honteux quand madame Tracy entrait pour s’adresser au locataire ou récupérer ses assiettes, comme s’il était responsable de l’état de la garçonnière dans laquelle il devait travailler.
Tout était vieux et dépassé, puant et collant. Si un jour le chasseur de sorcières déménageait, sa caution seule ne suffirait pas à assainir ce cloaque.
C’est pour cette raison que, lorsque la possibilité de partir à Taddfield se présenta, il l’attrapa à deux mains et se prépara à supplier à genoux son supérieur pour y fuir en vitesse.
Et même une rencontre du troisième type ne suffit pas à le pousser à faire demi-tour.
