Oui, mais… [Saint Seiya + Harry Potter]

Oui, mais… 3/?

-Tiens, tu n’es plus si enthousiaste à la perspective du cours de défense ?

-Le professeur est vraiment bizarre. On dirait qu’il a été forcé de venir ici, voire même qu’il n’a jamais enseigné. Ses cours paraissent bien construits et intéressants, mais ça s’arrête là.

-Salut Neville, qu’est-ce qu’il y a ?

-Salut les gars, Hermione, y’a des bruits bizarres qui s’échappent de la salle de cours. Dean et Seamus sont en train de parier sur ce qu’on va tomber en y entrant.

-Vous êtes ridicule ! Siffla la préfète-en-chef. Poussez-vous, s’il-vous plaît.

Accédant à l’entrée, elle ouvrit la porte sans effort.

-Vous voyez bien qu’il n’y a aucune raison de…

Elle se coupa d’elle-même en apercevant Ikki effectuant des tractions grâce aux poutres de la pièce.

-175… 176… 177…

Fascinés, les élèves des deux maisons observaient le corps musculeux de leur aîné monter et descendre sans démontrer d’effort particulier.

-Professeur ? Se risqua Padma.

-180.

Il lâcha le bout de bois, se réceptionna sans effort au sol et observa la barre de traction par défaut, l’air songeur.

-Mmh, je ne suis pas sûr que ce château me résistera… Vous entrez ou vous vous changez en statues de sel ?

Sans attendre de réaction, il leur tourna le dos pour rejoindre le bureau et ainsi sommairement se sécher à l’aide d’une serviette puis d’enfiler un simple T-shirt.

Cela fait, il laissa glisser son regard sur les silhouettes de ses élèves.

-Enlevez vos robes.

L’ordre les surprit et certains protestèrent avec plus ou moins de force, mais nul n’obtempéra.

-Oh ça va, faites pas vos mijaurées ! Je vous ai dit d’ôter vos robes, pas de vous mettre en maillot de bain !

Il fallut plusieurs minutes pour réussir à convaincre les plus récalcitrants, majoritairement des Sangs-Purs.

-C’est bien ce que je pensais. Vous êtes trop maigres, vous êtes trop gros.

Là encore les protestations éclatèrent alors que d’autres restaient muets ou se mettaient à pleurer.

-Vous ne faites aucun sport, continua d’asséner le professeur. Vous vous reposez trop sur votre magie. Combien d’entre vous ont déjà fait du sport, avant ses onze ans ou pendant ses vacances scolaires ?

Quelques mains timides se tendirent, mais moins du cinquième.

-Vous avez faillit perdre il y a quelques mois. Non, ne dites rien, j’ai raison. Si Neville Longdubat n’avait pas distrait Voldemort, et que Harry Potter n’avait pas été aussi suicidaire, vous serez peut-être tous morts. Ou presque.

Ikki fit le tour de son bureau et s’y posa.

-Je prétends savoir de quoi je parle, parce qu’avec mon frère et trois amis, nous nous sommes battus à trois reprises pour que la Terre ne sombre pas dans le chaos. Et je parle de trois guerres. Une au sein même de notre Sanctuaire, et deux autres contre des dieux. Poséidon et Hadès. Ces noms ne vous disent peut-être rien, mais sachez que ce sont les deux plus forts dieux, en plus de leur frère Zeus.

Les jeunes adultes s’entre-regardèrent, l’air un peu choqué suite à ces révélations sur leur professeur.

-Et c’était il y a une dizaine d’année. Nous étions plus jeune que vous. Je devais avoir seize ans, et j’étais le plus vieux des cinq.

Il se releva et fit face au tableau, une craie à la main.

-Vous allez poser vos baguettes sur mon bureau. Et pas de feintes ! La directrice m’a donné son accord. Pour vous, c’est peut-être trop tard, mais bon.

-Monsieur ? Et le vrai cours ? Se risqua Hermione.

-Je ne suis pas sorcier. Je suis chevalier. La magie est faible, il lui faut des porteurs forts. Et comme j’ai compris que nul ne pourra changer votre système pourrissant, on va essayer cette manière. Après, il faudra s’organiser avec le Grand Pope, Athéna, Shun et Poséidon.

La craie se cassa à l’avant-dernier nom alors qu’il faisait la liste des mouvements à effectuer.

-Alors ? Ces baguettes ? Et poussez les tables contre les murs. Si vous savez faire, métamorphosez votre uniforme en vêtements de sport. J’ai deux heures avec vous, et je vais m’éclater.

La dernière phrase fut dite avec un sourire que ni DeathMask, ni Fenrir n’auraient reniés. Ça allait suer. Et il allait pouvoir poursuivre son propre entraînement.


-Quand on voit vos têtes on a l’impression que vous revenez de l’enfer… Remarqua Ginny.

-J’ai l’impression d’être revenu en quatrième année, soupira Harry à bout de souffle.

-J’ai deux points de côté, fit Hermione.

-Où est Ron ?

-À l’infirmerie.

-Que lui est-il arrivé ?!

-On a pas très bien compris, mais je crois qu’il s’est pris les pieds dans une plume restée là, et qu’il est tombé le menton sur une table.

-C’est Ron, quoi.

-L’infirmière va le rafistoler vite fait.

-Tu savais qu’elle est en train de former une assistante ?


C’est en sifflotant que le phœnix alla rejoindre la grande table pour y prendre son repas.

-Passé une bonne matinée ? S’intéressa Horace.

-Disons que je pourrais peut-être me mettre à apprécier cette année.

-Vous m’en direz tant. Voulez-vous un peu de cette délicieuse tourte à la carotte ?

-Non merci, je vais plutôt me servir de ces endives.

Arrivé au dessert, ce fut une surprise à plumes qui le troubla.

-Qu’est-ce qu’il me veut l’emplumé ?!

-Ah, vous avez du courrier, on dirait, remarqua Horace d’un air affable.

-Comment je fais ? Soupira-t-il.

Il s’était fait la promesse de ne plus s’étonner de ce que pouvait lui offrir le monde sorcier, ni de chercher des explications, le matin même.

-Votre lettre Ikki.

-Merci.

Il la rangea dans sa sacoche. Il la lira lors du cours de deuxième année, ils étaient plutôt calmes.

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