« Tu fais la tronche, lionceau ?
-Qu’est-ce que tu fous là, DeathMask ?
-Je viens me foutre de ta gueule, ricana-t-il. Plus sérieusement, je vais voir Camus.
-Dégage le plancher.
-Tss… T’as fait quoi de Milo ? Tu as besoin d’aide pour te débarrasser du corps ? Aphrodite cherche de l’engrais, si tu veux… »
Ce fut à ce moment-là qu’un gémissement de douleur s’échappa de la chambre dont la porte était restée entrouverte.
« Enfoiré…
-Milo ? Tout va bien ? » S’inquiéta le cancer malgré lui.
D’autres insultes furent proférées sur des tons mourants, n’inquiétant que plus le quatrième chevalier qui avait encore des scrupules à jaillir dans la partie privée du temple.
« Je vais te buter, connard de lion…» râla à nouveau le souffrant.
N’y tenant plus, Caio lâcha sa veste et fonça dans la chambre.
« Milo ? Comment tu vas ? » S’affola-t-il.
Il se figea sur le seuil. Là, sur le lit, se tenait Milo. Les fesses surélevées, les larmes aux yeux et les poings serrés sur un coussin. Il était à la fois craquant et inquiétant. Comme un enfant malade.
Tombant à genoux, Caio passa sa main dans la chevelure violette.
« Milo ? Tu veux que j’aille prévenir Mü ? »
Le Scorpion enfouit son visage dans son coussin, en maugréant. Dans le cadre de la porte, Aïolia les regardait, un peu embarrassé.
« Mais qu’est-ce que tu lui as fait ? » Grogna le Cancer.
Il n’eut pas de réponse, le blond détourna la tête avec un petit sourire en coin, alors que son compagnon gémissait à nouveau.
« -Bon, je vais chercher Mü, tu commences à m’inquiéter, là. Ne bouge pas, d’accord ?! »
Il était bon pour courir jusqu’au premier temple, mais Aïolia l’attrapa par le bras en ricanant tout bas.
« -Tu t’inquiètes pour rien, le crabe.
-Ton petit-ami est en train de chialer de douleur sur ton lit, et toi tu prends le soleil sans t’en occuper ! Tu te fous de moi, là ? »
Son énervement fit rire un peu plus le blond.
« T’y es pas du tout ! »
Le coussin de Milo vola pour ainsi s’écraser dans le visage du moqueur.
« Si tu dis la moindre chose à ce sujet, je te l’arrache !
-Tu n’oserais pas, continua-t-il de ricaner. Parce que si je me souviens bien de ton visage et de tes cris, c’était au delà de la jouissance ce que tu ressentais…
-STOOOOOOP ! S’exclama Caio en se bouchant les oreilles. Je ne veux rien savoir ! Les détails scabreux, vous les gardez pour vos tête-à-tête !
-Si tu crois qu’on a le temps de parler à ces moments-là…
-Mais c’est qu’il en rajoute, en plus ! » Fulminait l’immobilisé forcé.
Il s’ensuivit un échange que Caio suivit comme un match de tennis. Aïolia ricanait tout en tenant des propos salaces sur leur relation, alors que Milo -toujours dans la chambre- lui répondait en vidant ses poumons.
Il n’en fallut pas plus pour rameuter Shaka qui disait avoir été troublé dans sa méditation -bien que sa tenue était suffisamment froissée pour laisser apparaître un suçon (sûrement Shura)- et qui venait s’en plaindre.
« Je peux savoir pourquoi vous gueulez comme des putois ?
-Milo n’apprécie pas que Aïolia soit un vrai Lion. Enfin, c’est plutôt l’après-coup qui lui déplaît, ricana à son tour Caio. Bon, Camus m’attends. Bonne chance avec eux ! »
-Si une lionne accepte de se reproduire, ils s’accoupleront toutes les quinze minutes et ce, jusqu’à cinquante fois par jour, auquel cas chaque rapport dure environ trente secondes.
