Kyoko Reshi

Kyoko Reshi – 7/13

-Que sont-ils devenus ?

-Ils sont morts. En revenant du travail, la maison brûlait. Encore une fois. Je fonçai dans la maison en flamme et une poutre se détacha et me tua.

-Pourtant, tu es bien vivante.

-Le savoir que m’avait inculqué Hao fit son œuvre. Je renaissais de nouveau.

-Tu ne sais pas où est le village de Dobby ?

-Non. Les tournois sont tous les 500 ans et je n’ai même pas 400 ans. Désolée, Yoh.

-Ce qu’a dit Marco, c’est vrai ?

-Oui. Tout. Tout est vrai. Mais je ne vous voulais aucun mal.

-Qu’est-ce qui nous fait croire que c’est vrai ?

-J’aurais pu vous tuer plus d’une fois. Même dans votre sommeil.

-Elle a raison. En plus, pendant ce combat, elle a usé d’un bouclier pour vous protéger.

-Merci Amidamaru de me croire.

Un corbeau se posa sur mon épaule. Je lui grattai sous le bec.

-Qu’est-ce que c’est ?

-C’est mon gardien protecteur.

-Un oiseau ?

-Oui… et non ! Montre leur ta véritable apparence Benjamin !

Le corbeau sauta de mon épaule, et, en touchant le sol de ses pattes, il devient un elfe de haute stature, armé d’un arc et d’un carquois, ceinturé d’une épée et porte une armure dorée. Il avait des cheveux longs et verts avec des yeux violets. Il avait une bouche avec des lèvres un peu rosées.

-Je m’appelle Benjamin Sellamir. Je suis un guerrier elfe.

-Amidamaru, samouraï japonais.

-Bason, guerrier chinois.

-Il s’appelle Mick, c’est un jaguar.

-Tôkagero, bandit japonais !

-Et voici Corée, c’est une Minutienne.

-Enchanté.

Il se mit en tailleur à mes côtés et se tut.

-Que comptez-vous faire ?

-…

-Dans tous les cas, je ne peux plus rester avec vous. Vous ne me faites plus confiance.

-Elle a raison.

Je regardai Ren.

-Nous n’arrivons pas à rester soudés ensemble.

-Tu le savais Kyoko ?

-Oui.

-Alors que va-t-il se passer ?

-Vous ne voudrez pas que je reste avec vous. Nous ne formerons plus un groupe. Je suis mon chemin toute seule.

-C’est ce que nous ferons.

-Bien. Adieu.

-Adieu.

Benjamin redevint corbeau et se percha de nouveau sur mon épaule droite pendant que je me levai.

Horo s’approcha et me serra dans ses bras.

-Tu vas me manquer.

-Toi aussi.

Tous récupèrent leurs bagages et partirent. J’époussetai mon pantalon et remarquai que mon T-shirt n’était plus qu’un morceau de tissus. Je rougis et sortis un autre T-shirt avec le décolleté arrière pour mes nouvelles ailes. Je touchai du bout des doigts les nouveaux tatouages qui apparaissaient sur mon ventre. J’enfilai mon nouveau haut. Je me relevai et marchai. Benjamin me guidait. Je trouvai le chemin et arrivai vite. J’utilisai mes ailes la nuit pour parcourir plus de distance dans la direction que Benjamin m’avait dit dans la journée.

Après avoir réussi l’épreuve du Great Spirit, j’entrai dans le village tant recherché. Un regard vers ma cloche-oracle m’apprit que j’avais une semaine d’avance. Je m’établissais et attendis, patiemment.

Quand l’annonce qu’il fallait faire des équipes de trois, je me mis à angoisser : personne ne me voudra !

Je ma calmai en allant dans la forêt et m’allongeai sur l’épaisse sur l’herbe épaisse. Je savais que Hao était arrivé. Depuis tout ce temps, il connaissait le chemin par cœur ! Il n’est pas venu me voir. Je sais pourquoi : nul ne doit savoir le point faible de tous deux ! Je désespérai toujours de trouver des coéquipiers. Alors que j’allai me résigner à ne pouvoir qu’être spectateur, un jeune homme, d’une vingtaine d’année au moins, m’interpela. Je me retournai et le regardai. Il était grand, beau, mince. Il avait des yeux noirs et des cheveux rubis. Il me sourit d’un sourire ravageur, me montrant ses dents parfaites et blanches.

-Pardon mademoiselle…

-Appelez-moi Kyoko.

-Enchanté, je suis Kevin. Je voulais savoir si cela vous plairait d’intégrer mon équipe.

-Avec plaisir. J’avais peur de ne pas en trouver.

-Viens. Je vais te présenter à mon frère.

-C’est le troisième ?

-Oui. Il s’appelle Karl. Nous sommes frère jumeaux.

-Ah !

Il m’emmena devant un double de lui-même, avec les cheveux un peu plus foncés et les yeux noisettes.

-Frérot ! J’ai trouvé une troisième !

-Génial ! Bonjour.

-Bonjour ! Je m’appelle Kyorakao Reshinita. Mais je préfère Kyoko Reshi.

-Enchanté. Je suis Karl Mantoula.

-Vous avez quel âge ?

-Nous avons 16 ans. Et toi ?

-15.

-Si on allait s’enregistrer ?

-Il faut trouver un nom à notre équipe.

-Les 3 K ?

-Ça fait produit ménager.

-Tout simplement les « K » suffirait, non ?

-Pas mauvaise idée.

-Adoptée !

On partit nous enregistrer devant le Pache.

-Nom, prénom ?

-Karl Mantoula.

-Kevin Mantoula.

-Kyorakao Shanita Mariane Naomé Reshinita Shaozi dit Kyoko Reshi.

-Euh… Quels sont les prénoms ?

-Kyorakao Shanita Mariane Naomé dit Kyoko.

-Noms ?

-Reshinita Shaozi dit Reshi.

-Nom de l’équipe ?

-Les K.

-Enregistrés.

-T’as un prénom à rallonge, dis-moi !

-Pas ma faute.

On passa le temps à s’entraîner. Ils avaient un niveau assez fort que je renforçai. Je ne leur montrai pas tout mon pouvoir ni ma véritable apparence de combat.

Évidemment, notre premier combat arriva. Compte tenu mon niveau de furyoku, nous étions dans les puissants. Ce qui fis que notre première bataille fut contre les X-I.

-L’équipe des X-I contre l’équipe des K ! Fight !

-Nous allons te renvoyer dans l’enfer que tu n’aurais pas dû quitter !

-Tu vas être brûlé pour cette nouvelle impertinence !

Je réussis à calmer mon démon intérieur et limitai ma métamorphose aux ailes et aux tatouages. D’un coup d’aile, je me retrouvai à une distance respectable de tous.

-Benjamin ! Over soul géant !

Le phénix revient.

-Fusion !

Le dragon fut de retour. Ma voix fit trembler tout le stade.

-Veux-tu toujours te battre ou ressembler à un paquet de cendre ?

-Je me battrai ! Jusqu’à la mort !

-Elle surviendra d’un instant à l’autre.

Kevin et Karl essayèrent cette nouvelle technique. Ce qui fait que je me retrouvai avec une mouette géante (Kevin) et un aigle géant (Karl). Je m’entourai de brouillard pour changer de forme et devins un énorme corbeau noir.

-Je prends le blondinet !

-Je prends celui aux cheveux vert, Karl !

-Je prends la statue de fer !

-Ne te casse pas le bec dessus Karl ! Je te donnerai un coup de patte si tu veux !

-Avec plaisir !

Tout ça dit par la langue des oiseaux, ce qui fait que personne n’a compris nos propos.

Je lançai un croassement et nous foncèrent sur nos proies.

Marco fut assommé d’un coup de bec.

Lyserg et Kévin se battaient. Voyant Karl et Jeanne, je m’approchai de cette dernière et l’assommai, elle aussi, d’un jet de magie traitreusement lancé. Kévin en avait terminé avec Lyserg.

-Victoire des K sur les X-I !

Je repris ma forme normale, suivie des autres.

Les mois passèrent et les victoires s’enchaînèrent. Hao et moi, on se voyait de temps en temps, au fond des bois.

On parlait peu, savourant l’instant et le silence de la nature. Je me blottissais contre le corps chaud de mon aimé tandis que ce dernier posait ses mains sur mon ventre sacrément rebondit.

Je cachai ce dernier du mieux que je pouvais. Personne ne me posait de questions sur ce sujet.

Hao est inquiet. Il a peur de perdre l’enfant ou la mère à la naissance. Voir les deux. Difficile de le calmer ! De plus, il n’y a aucun accoucheur ici. Lui faire comprendre que tout ira bien ne le calme pas. Il est si nerveux qu’il risque de perdre aux matchs prochains…

Plusieurs fois, je croise l’équipe Fumbari et the Ren. Mais nous ne faisons que nous saluer. Yoh échange quelques mots avec moi et Faust me demande si j’aurai besoin d’aide. Horo s’informe. Rien de plus.

J’ai de plus en plus mal au ventre. Je sors de la demeure où je dormais et me dirige vers la forêt, dans une prairie où le mousse et l’herbe sont épais et doux. Je m’allonge dessus. Contractions. J’ai mal. Les perspectives que je serais bientôt délivrée me fait du bien et me rend du courage.

L’accouchement commence. Hao est arrivé dès la sensation de douleur. Il m’a pris dans ses bras, la tête sur ses genoux, les yeux fixés sur le chêne en face. Nos deux gardiens ont été prié de nous laisser seul.

Hao serre des dents pendant la douleur qui me transperce. Je regarde les étoiles, espérant déchiffrer un message heureux pour mon fils. Mais elle restent désespérément cachées. Elles seront visibles quand l’enfant sera libéré de sa mère, peut-être.

Ça y est. J’entends l’enfant hurler, puis se calmer;

-Vas voir ton fils et donne-le moi.

Hao me tendit le nourrisson. Je coupai le cordon ombilical et enroulai un morceau de chiffon au bout. Je remis le bébé dans les bras de l’heureux papa.

-Vas le laver, s’il-te plait.

-Et toi ?

-Vas le laver.

Il se dirigea vers le petit ruisseau. Je me relevai un peu et observai le ciel.

Les étoiles brillaient du plus fort qu’elles pouvaient. Je répétai le message à Hao.

« Enfant d’un couple heureux,

Enfant deviendra chaleureux.

À son père ressemblera,

Sa mère, il aimera. »

-Il deviendra quelqu’un.

-Peut-être. Tu as fini de le laver ?

-Oui, pourquoi ?

-Il a sûrement faim !

J’ouvris ma chemise et pris le petit garçon dans mes bras. Il téta avec bonheur.

-Comment va-t-on l’appeler ?

-Harakao ?

-Dit Hako ?

-Bien sûr !

-C’est un Asakura, c’est sûr.

-Ça fait bizarre d’être père…

-…

-On ne l’est qu’une fois.

-On rentre ?

-Oui.

Je refermai ma chemise et essuyai la bouche du bébé. Hao enleva sa cape et l’enveloppa dedans. Puis, il passa son bras droit autour de ma taille et me colle à son torse nu et brûlant. Il m’embrassa… Nous avons failli rester longtemps dans cette étreinte si Hako ne s’était manifesté.

-Rentre avec moi. Je suis seule dans cette grande bâtisse…

-Avec plaisir, ma femme.

-Cher époux !

-Tu te fiches de moi ?

-Oui. Tu viens ?

Je le pris par le coude et l’emmenai. Il se laissa faire. Arrivé devant la porte de ma chambre, je le lâchai.

-Je vais le coucher.

Il hocha la tête. Je posai le petit dans son berceau en bois clair. Je retournai voir Hao. Je poussai la porte et on entra ensemble dans la pièce. Il m’embrassa tandis que sa main droite se fixait dans mes cheveux et celle de droite se nichait dans le creux de mes reins. Nos vêtements glissèrent au sol rapidement. Puis je me rappelai que j’avais accouché à peine une heure auparavant.

-Je suis désolée.

-De quoi ?

-Ce n’est pas possible. Je viens d’enfanter, la blessure ne s’est pas encore refermée.

-Oh…

-Ne m’en veux pas.

-Pas grave. Combien de temps pour la cicatrisation ?

-Une semaine à peine.

-Ceinture durant une semaine… Bonne nuit, dors, femme de mes rêves.

-Bonne nuit, homme de mon éternité…

Il m’embrassa une nouvelle fois et me prit dans ses bras une nouvelle fois. Il posa son nez dans mon cou et s’endormit après avoir tiré la couette de coton sur nous. Je posai ma main droite sur sa joue et sombrai à mon tour dans un puissant sommeil, fatiguée par les actions passées de la journée.

Hao resta la semaine avec moi, s’occupant sans cesse d’Harakao. Il lui fit faire plein de promenades dans la forêt de sa naissance, pour l’habituer à la nature et la lui faire aimer. Il déborde d’amour pour ce gamin qui vient de lui et de moi. Pendant cette semaine, je pus me reposer. Heureusement, les Paches ne m’ont pas envoyé de combat. Ni à Hao.

À la fin de cette semaine de paix et de calme, Hao dut rejoindre sa bande. Tous les soirs, il venait souhaiter une bonne nuit à son fils, puis rentrait dans son habitation.

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