Kyoko Reshi

Kyoko Reshi – 2/13

PDV NORMAL

Hao ferma brusquement son propre coquillage d’argent et le glissa dans sa poche de pantalon. Il jeta des ordres pèle-mêle.

-Opachô et Mari avec moi sur le SoF. Les autres vous préparez une sorte de bûcher dans une maison en ruine. Petite de préférence ! Du bois dans toute la maison ! Vous m’entendez ? Exécution ! C’est une question de vie ou de mort !

Personne n’osa protester et tous allèrent à la recherche de matière inflammable. Les deux filles s’installèrent sur l’épaule de l’esprit protecteur de leur respecté maître. Ce dernier était très nerveux et parlait tout seul, tripotant quelque chose d’argenté. Ils arrivèrent devant une petite maison. Hao sauta dans la paume de l’esprit flamboyant. Il se retourna vers les deux qui l’avaient suivis dans son saut.

-Opachô, tu surveilles les alentours. Mari, tu m’aides.

-Opachô fait ce qu’a dit maître Hao-sama !

L’esprit géant approcha la main vers la façade, et plus particulièrement vers une fenêtre ouverte. Hao entra, suivit de de Mari, et posa la main sur le front de la jeune fille étendue à ses pieds. Puis il lui ouvrit la bouche et toucha du bout des doigts sa langue.

-Gelée… Mauvais signe. Mari, il faut la porter sur le SoF.

-Je m’en charge !

-Non. Tu emballes toutes ses affaires ! Compris ?

-Bien maître.

Elle rechigna pendant qu’elle fourrait les vêtements que l’évanouie n’avait pas eu le temps d’enfiler et les diverses affaires qu’elle avait déballée. Mari sauta prestement sur la paume du gardien protecteur de Hao après avoir éteint la lumière, déverrouillé la porte et fermé la fenêtre de l’extérieur.

L’esprit les ramena. Mari risqua un regard vers son chef. Il regardait la fille calée dans ses bras, la tête sur l’épaule. Elle n’avait rien d’extraordinaire, mais Hao n’avait pas l’air de cet avis vu le regard qu’il lui portait. Il lui avait enfilé sa propre cape beige et lui frottait le visage pour la réchauffer. Opachô ne disait rien et gardait les yeux baissés.

À peine étaient-ils arrivés que le grand brun était à terre. Il courut jusqu’à la petite baraque d’où débordaient des bûches en tout genre. Il posa avec soin la jeune femme après avoir récupéré sa cape. Puis il ferma la porte et ordonna au SoF de la flamber comme il fallait. L’un de ses coéquipiers le prit par le bras.

-Vous… vous êtes fou Hao-sama !

-Je sais ce que je fais.

-Mais…

-Suffit ! Tu contestes mes ordres maintenant ?

-Pas du tout maître Hao. Mais je ne vous comprend pas.

-C’est une withwings, elle a besoin de chaleur ou elle mourra. C’est la dernière de sa race. Elle m’e… est précieuse. Compris ?

Il observa ses coéquipiers.

PDV HAO

« Méprisables créatures ! Vous ne savez rien, vous ne comprenez rien. Vous voyez de de la beauté dans la laideur et vous méprisez les étoiles et la lune ! »

Je m’assis en tailleur et observai la maison en flamme, sentant l’esprit endormie de la withwings. Rien. Elle ne se réveillait pas. Je m’obligeai à me calmer et fermai les yeux après m’être pris la tête dans les mains. Je laissai couler quelques larmes silencieuses puis me perdis dans mes souvenirs. La première fois que je la vis, les « récompenses » que j’exigeai : une étreinte, un bisou sur la joue, sur la bouche, un baiser… À chaque réchauffement un pas, une étape… Je l’aime ardemment, depuis la vision que j’ai eu d’elle. Et oui, malgré les apparences, j’ai la capacité d’aimer et d’être aimé. Et pas par n’importe qui ! Les withwings n’existent pas. Cette fille est un ange. Un vrai. Ses ailes sont blanches comme la neige et douces comme… des plumes. Elle est belle, très belle, trop belle pour être humaine. C’est sûr ! Quand je serai Shaman King, elle sera ma reine. Je crois qu’elle n’est pas au courant de ce sentiment que je lui porte… 4 jours passèrent. J’attendais un signe, n’importe lequel…

Oh ! Une sorte de fleuve de pensées confus s’immisça dans mon esprit. Je les analysai. Elle pense au passé. Elle s’est donc plus ou moins réveillée. J’ouvris les yeux et observai la petite maison toujours en flamme. Tout d’un coup, les flammes disparurent et une silhouette blanche sortit de l’ancien brasier qui fumait. Je fonçai vers elle et la couvris de ma cape une nouvelle fois.

PDV KYOKO RESHI

Après m’être évanouie, je n’eus que sensation sur sensation. Sensation : de froid, de chaleur humaine, de tissus doux, de vol et de vitesse, de chaleur… Et je me suis réveillée. Mais avec la désagréable impression d’une intrusion dans ma tête. Je me relevai et sortis. La tête me tourna mais je me rattrapai au mur à ma droite. J’étais toujours vêtue de ma serviette. Puis je fus plaquée par quelqu’un qui m’emmitoufla dans un tissus léger mais chaud et qui me serra fort dans ses bras, ses cheveux flottant me fouettant le visage. Je sentis quelque chose d’humide couler dans mon cou.

-Tu pleures ?

-Je suis humain avant tout ! Tu m’as tellement fait peur ! J’ai cru ne plus jamais te revoir !

-Excuse-moi…

-Ne refais plus jamais ça !

-Je te le promet.

Puis il me prit dans ses bras, comme une mariée, et me porta jusqu’à un bâtiment à l’air désaffecté. Je m’accrochai à son cou, histoire de ne pas tomber.

-Euh… Je sais marcher.

-Tu es crevée.

-Je peux tout de même marcher !

-Pour que tu t’écroules !

Je me renfrognai et me laissai faire. Il ouvrit la porte et ne posa pas dans une petite pièce où mes valises étaient posées sur le lit.

-Tu… tu as ramené mes affaires ?

-Je n’allais pas te laisser en serviette ! Pas que ça me dérange…

Il s’était collé contre moi et avait posé sa main sur ma hanche.

-Mais nous ne sommes pas seul.

-Je peux me changer ?

-Je suis devant ta porte.

-Merci.

Il sortit sans se presser et ferme derrière lui. Lentement, j’enlevai la cape que Hao m’avait enfilé. Je fis glisser ma serviette. J’ouvris mon sac et sortis des vêtements que je me dépêchai de mettre. Hao toqua.

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