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Iris Mag – Apollon 6/11

C’est un nouveau scoop que nous a apporté l’un de nos fidèles lecteurs demi-dieux. Ce jeune homme, appelons-le X, a accepté de témoigné pour vous sur son père, le célèbre Apollon, et sur les cauchemars qu’il lui procure.

« Je m’en souviens parfaitement. C’était un soir, un Mardi du mois de Décembre je crois. Ma mère et moi étions à la maison tous les deux. Ma mère, c’est le genre de personne qui tombe amoureuse à vie même si l’homme lui brise le cœur. Ainsi, elle n’a jamais oublié mon père, et elle n’est jamais plus tombée amoureuse de quelqu’un. Remarquez, mon père était tellement content que quelqu’un l’aime après qu’il lui eut brisé le cœur qu’il venait parfois. Je dois être un rare demi-dieu à avoir côtoyé mon père durant mon enfance. J’aurais préféré que ce ne fut pas le cas, soit dit en passant.

Je venais d’aller me coucher, mais à vrai dire je ne dormais pas. Je veux dire… Il n’y a que la nuit que je pouvais espérer voir mon père et lui parler. Parfois il venait dans ma chambre, des fois non. Et cette fois, j’avais décidé que j’aurais droit à mon père qu’il le veuille ou non. Cela faisait… quoi ? Une semaine que je ne l’avais pas vu ? Deux, peut-être. Alors l’enfant de quatre ans que j’étais était au taquet, près à bondir hors de mes draps à la moindre entente de la voix de mon père.

Je ne sais pas combien de temps j’ai attendu dans mon lit, dans le silence et le noir. Peut-être quelques minutes, peut-être plusieurs heures. Dans tous les cas, l’impatience de voir mon géniteur se combinait à mon hyperactivité pour rallonger le temps déjà fort long. Et puis, je l’ai entendu. Le POP, presque semblable au bruit d’une bouteille de champagne que l’on débouche. Mais je savais bien, par expérience, que ce n’était pas une bouteille de champagne, surtout que ma mère ne buvait jamais. C’était le bruit caractéristique d’une téléportation divine. Mon père était enfin là !

J’attendis quelques minutes avant de sauter sur mes pieds. Il ne faudrait pas non plus que je me fasse voir trop tôt, sinon ma mère pourrait me recoucher avant que je ne l’ai vu. Il fallait que j’attende qu’ils soient en train de se faire plein de bisous comme je disais à l’époque. Et c’est ce que je fis, j’attendais dans ma chambre de ne plus les entendre parler à proprement dit. C’est là que je fis ce qui fut sûrement la pire erreur de ma vie. Je me levai pour aller les prendre par surprise.

Après ce qui suivit, je fis des cauchemars pendant des jours et des jours. C’est idiot, sûrement, mais cela m’a réellement traumatisé. À quatre ans, ce n’est pas le genre de vision qui est bénéfique pour le subconscient. Et en plus, Morphée doit bien rire de profiter ainsi de mes souvenirs pour me faire hurler de peur. Ce n’est pas lui qui se fait poursuivre par… Un Truc (si vous voyez de quoi je parle) empaqueté et emballé, géant, en train de vous poursuivre. Ou encore, qui cauchemarde d’être lui-même comme mon père était ce jour-là. Encore aujourd’hui, il m’arrive de me réveiller en hurlant après pareil songe.

Quand je suis rentré dans la pièce, mes parents s’embrassaient bien, mais ce que je n’avais pas prévu c’est qu’ils soient dévêtus. Oh, pas totalement. Mais ils n’avaient plus leurs habits, juste le bas de leurs sous-vêtements. Je ne vous décrirai pas la chose que je la verrais maintenant avec mes yeux d’adolescent, je choquerais trop de monde. Je vous dirais ce que mes yeux d’enfants ont vu, et ça serait déjà assez… dérangeant. J’avais vu deux personnes qui se frottaient comme si elles se lavaient, mais c’était idiot puisqu’il n’y avait ni eau ni savon dans la pièce. J’ai vu deux fesses séparées par une unique ficelle. J’ai vu d’autre fils qui partaient sur le devant, retenant un bout de tissu qui cachait une protubérance, une forte masse qui semblait se battre avec le tissu pour s’en échapper. J’ai vu déjà des parties monstrueuses de cette chose sortir de cette prison, déborder. Voilà ce que mes yeux d’enfants, à peu près, virent. Et mon cerveau pur, innocent, cru que ce sous-vêtement cachait un monstre, et peut-être était-ce le cas. J’eus peur. Je hurlais.

Depuis ce jour, mon père ne vint plus que lorsque je n’étais pas là. J’avais de telles nausées quand je le croisais quand même que peu à peu il dû nous abandonner. Je trouvais cela mieux.

J’ai longtemps tu ce secret, mais maintenant il faut que je l’avoue. Il faut que je le dise pour ne pas que d’autres de ses enfants aient à subir pareille horreur.

Oui, mon père, le grand Apollon, le dieu de la beauté, porte un string.


Luny

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