Un monde s'écroule : le mien [Bleach]

Un monde s’écroule : le mien – 7/20

Une fois calmée, j’attaquai la viande qui s’était refroidie, le repas se déroula sans problème et dans la bonne humeur. La vaisselle fut vite expédiée et je me retrouvais poussées dehors avant d’avoir pu réaliser. Je trainai un peu des pieds pour la forme mais j’étais folle de joie de ce moment partagé avec mon grand-frère et son copain ! Ces moments-là sont rares, donc chéries. Si je vais à un lycée normal de Karakura, tous les deux vont à celui du Hueco Mundo. Les horaires sont différents, j’arrive souvent longtemps après eux. Encore plus quand je vais en boite !

Je passe timidement mes bras à chacun des garçons qui les prirent en souriant. Ils échangent un sourire complice et je devins écarlate. Le trajet se passa tranquillement.

Arrivés devant la clinique Kurosaki, Shiro inspira profondément avant de pousser la porte tout en scrutant les environs. Je resserrai ma prise sur la main de mon jumeau, angoissée…

-Bonjour fils indigne !

-S’lut p’pa…

Isshin, le père d’Ichigo et de Shirosaki, se trouvait devant nous, les mais dans les poches de sa blouse blanche.

-T’es pas sensé être en cours, Shiro ?

-J’reprends dans une demi-heure.

-Bon, que me veux-tu ?

-Ça s’rait pour une radio du crâne, p’pa.

-Pour quelle raison ?

-Liatey s’est évanouie trois fois, expliqua-t’il en me montrant du doigt, et elle est tombée sur la tête les deu dernières fois. J’crains une fracture.

-Hm… Laisse-moi réfléchir…

-Euh… Monsieur Kurosaki ?

-Tu peux m’appeler Isshin.

-D’accord… Je voulais juste vous prévenir que nous ne pourrons pas assurer les frais…

-Bah ! J’peux faire une exception pour vous ! Après tout, t’es l’une des meilleures amies de mes deux fils…

-Merci, monsieur Isshin… Esct-ce que vous pourriez éviter de le dire à Ichigo, s’il-vous plait ? Je ne voudrais pas l’inquiéter outre mesure…

-Je comprends parfaitement mademoiselle… Secret médical… Et pas de monsieur ! J’ai pas encore 50 ans !

-B… bien… mon… Isshin, bégayai-je sous le regard noir qu’il m’avait lancé.

Il redevint sérieux et me fit le signe d’entrer dans une des salles se situant de l’autre côté. Je lâchai à regret la main rassurante de mon double pour m’y diriger.

-P’pa…est-ce qu’on peut rester avec elle ? Demanda Shirosaki.

Isshin porta son regard sur son fils qui le suppliait silencieusement de ses yeux étranges, puis son regard se dirigea vers ceux de mon frère qui n’attendit que son assentissement. L’adulte hocha la tête en soupirant. Tous deux coururent à mes côtés alors que mes lèvres s’étiraient en un sourire doux.

Entrant dans une pièce blanche, -comme le reste du bâtiment- le médecin fit signe aux deux garçons de s’asseoir, avant de se tourner moi.

-Bon, je vais te demander de te détacher les cheveux et d’enlever colliers et boucles d’oreilles… ainsi que tes piercings.

J’obtempérai.

-Bien. Enlève ton T-shirt et ton soutien-gorge.

-Quoi ?

Ça, c’était mon frère qui s’était relevé sur le coup. Son copain le fit se rasseoir.

-Je vais devoir prendre une radio de tout le heut de son corps. Et il y a un risque que ces deux vêtements contiennent du métal, ce qui pourrait foutre en l’air la machine.

Durant l’expliquation, j’avais fait ce qu’il m’avait dit. Un bras au travers de ma poitrine, j’attendais patiemment.

-Allonges-toi sur la table, les bras le long du corps, et tu retiens ta respiration dès que je te le dis, d’accord ?

-Haï, lui répondis-je simplement.

La radio se déroula sans problème et je pus bientôt me rhabiller et m’asseoir sur les genoux de mon frère aîné qui passa un bras autour de ma taille et posa sa main droite, alors que je nichai mon visage contre son cou. Isshin ne dit rien sur cette position ambigüe et Shiro sourit gentiment.

-D’après les résultats, ça va, aucune fracture… Par contre, j’aimerai savoir d’où viennent ces marques rouges sur tes épaules ton dos et tes côtes, s’il-te plait.

-Euh…

Je piquai un fard monstrueux.

-Ta bonne âme m’a l’air d’être violente au lit, sœurette !

Merci nii-san… maintenant, on peut faire des omelettes à l’aide de mes joues !

-Ah, je vois… fit le père d’Ichigo, l’air amusé. Rien de bien grave, alors…

Ma tête avait repris place contre la nuque de mon frère. J’enfonçai mes canines dans la chair tendre, ayant pour résultat de le faire sursauter et qu’un cri, ressemblant à s’y méprendre à un miaulement indigné, jaillisse de sa bouche.

-Ça, c’est pour m’avoir foutu la honte, lui expliquai-je dans le creux de son oreille.

-Bon, les jeunes, pas que vous me gênez, mais fiston t’as cours dans pas longtemps.

-Okay… lâcha l’albinos. Allez, lève-toi Lia-chan, rends-moi mon chaton !

-Tout d’suite ! Fis-je en sautant sur mes pieds et tirant sur les bras du « chaton ».

-À c’soir p’pa.

-Au revoir, merci et à demain Isshin ! Le saluai-je.

-Ichigo t’as invité sans me prévenir ?

-Nope. Tatsuki s’est invité chez vous pour qu’on bosse tous les trois. Si vous pouviez éviter de nous espionner, cette fois-ci.

-À demain alors Liatey-chan !

Je lui souris gentiment.

-Merci de vous être occupé de ma sœur et d’y avoir consacré votre temps, monsieur Kurosaki.

-Bah ! C’est rien ! Comme je l’ai dit, Liatey est l’une des amies à qui tient Ichigo et son frère…

Mon frère esquissa un sourire, puis passa son bras autour de la taille de Shiro-kun avant de me prendre la main droite. On sortit dans la rue ainsi.

Par notre tenue à tous les deux, mon frère et moi, et le tatouage visible, c’était facile de savoir d’où nous venons, et je prenais le pas pour rentrer plus vite.

-Dis, petite sœur…

-Hm ?

-Tu restes dans l’appart ou tu vas te balader ? Me demanda mon frère en s’arrêtant.

-J’vais m’reposer, j’suis crevée… avouai-je en baillant.

-T’vas avoir d’la visite t’à l’heure ? M’interrogea son copain en me fixant.

-Ouaip…

Je piquai un fard monstrueux.

-Reprends contenance ma p’tite Lia, on entre en terrain connu, déclara nii-san en riant.

-C’pas drôle, abruti…

-C’était les griffures de tout à l’heure ? S’inquiéta Shirosaki.

-De quoi ?

-Prends pas cet air innocent, les traces, c’est le mec qui t’as accompagné qui te les a fait ?

-… oui ? Murmurai-je en m’empourprant davantage.

-Et tu vas la revoir encore une fois ? Aujourd’hui ? Continua-t’il en ancrant ses iris dorés dans les miens, cramoisis.

-Oui aux deux questions, couinai-je, effrayée.

-Shirooooo ! Le gourmanda mon frère. Tu lui fais peur, idiot !

-Mais enfin ! C’est ta sœur, quoi !

-J’suis au courant, merci.

Grand-frère sortit un paquet de poche de blouson, en sortit une cigarette qu’il alluma avant de la porter à sa bouche. Son copain fronça les sourcils, ressemblant à son jumeau sur le coup.

-Jette-moi ça, lui ordonna-t’il.

L’interlocuteur prit une longue inspiration avant de faire jaillir la fumée -pas dans la tête de Shiro, il l’aime trop pour ça- et de se pencher pour l’attraper par le col de son haut et de l’embrasser en pleine puissance.

Les yeux noirs et ors de l’albinos reflétèrent sa surprise, avant d’être clos. Il passa ses bras autour de la taille du fumeur. Le bras de ce dernier, dont la main tient la cigarette allumée, se referma en un geste possessif autour de ses épaules et appuya légèrement sur la nuque pour approfondir le baiser.

J’étais aux premières loges. Un grand sourire allongea ma bouche et je les serrai dans mes bras, posant ma tête sur l’épaule du blanchâtre.

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