Un monde s'écroule : le mien [Bleach]

Un monde s’écroule : le mien – 17/20

On repartit tous les trois dans la direction de la voiture sans rien dire. Le trajet se fit sans histoire et dans le silence complet. Les Kurosaki, malgré le café et l’aspirine, avaient toujours la tête dans le pâté, particulièrement le plus jeune qui semblait lutter pour garder les yeux ouverts. Je risquai un sourire à cette vision dans le rétroviseur. Heureusement, la clinique Kurosaki surgit et je me garai précautionneusement sur le trottoir devant chez eux. Je leur prêtai main forte pour sortir du véhicule, les guidant jusqu’à la porte. Tatsuki arriva à ce moment-là, et elle réussit à faire reprendre pied sur le sol à Ichigo, à renforts de coups de pieds et de mains. Durant cette action, je sonnai avant de m’éloigner de l’entrée, laissant Shirosaki se prendre le pied de père en pleine tête. Pouffant silencieusement, je finis par annoncer ma présence à Isshin d’une tape à l’épaule.

Me saluant, il me proposa d’entrer, suivis de Tatsuki, dans la maison, prétextant que ce n’était pas un spectacle pour de jeunes et jolies filles comme nous. Tatsu sourit, ainsi que moi. Isshin n’était pas sérieux en disant cela. Tatsuki est elle-aussi au courant de ma vie. Mais moins que les Kurosaki que mon frère avait mis dans le confidence… la partie masculine, du moins ! Les 2 petites jumelles, Karin et Yuzu, ne connaissent que les grandes lignes.

Avant de s’endormir comme une souche, le rouquin me fila les leçons manquantes. Je m’isolai dans la chambre d’ami pour parler avec Tatsu.

Une fois la corvée de rattrapage achevée, je repris la voiture pour la maison des Grantz. Un coup d’œil dans le rétro intérieur et je démarrai. La route se fit sans histoire et je me garai à la place où je l’avais prise. M’assurant qu’aucun oublie ne fut fait, je finis par entrer dans la maison, saluant ses habitants au passage, pour faire face à la porte que j’avais franchis la veille. Toquant pour la forme, j’y entrai en coup de vent pour faire face à un Il Forte au sortit de la douche. Mon souffle se bloqua face à cette vision à la fois angélique et… érotique. Ses cheveux blonds regroupés sur ses épaules, un simple caleçon bleu parcourus de gouttelettes, des gouttes retraçant chaque morceau du corps encore un peu fumant de la chaleur de la douche. Une serviette violette posée sur sa tête, il semblait que je l’avais arrêté en pleine action. Un sourcil soulevé, ses yeux bleus un brin moqueur me fixaient.

-Salut, souffla-t’il d’une voix sensuelle qui me fit frémir.

Me dégelant, je fermai la porte derrière moi sans pour autant changer de champ de vision. Mon cerveau mon bon sens ayant déserté, mon corps et mes instincts prirent les commandes. Avec lenteur et sensualité, j’approchai de lui. Pas une seule fois mes paupières ne clignèrent. Ma main s’éleva pour se poser sous son oreille, repoussant du bout des doigts les quelques mèches trempées sur le chemin. Mon visage se pencha de l’autre côté pour frôler du bout des lèvres le coin de la mâchoire et le morceau de peu se situant entre l’os et le lobe de l’oreille. Je le sentis frissonner sous mon toucher alors que ma tête se reculait.

-Liatey, je… je croyais que…

-Chut, le coupai-je en plaçant mon index contre ses lèvres.

J’assistai, impuissante à ce que mon désir dictait à mes membres. Je ne savais pas quoi faire. Mes sens s’étaient enflammés de toutes façons. À chaque entrevue avec Il Forte en comité réduit (du style : l’équipe + mon frère et moi), il me… chauffait, il m’allumait… Je suis bien incapable de savoir si c’était normal, naturel ou que c’était ma seule présence ou encore un regret, un remord… Après tout, c’est bel et bien moi qui avait décidé de rompre, avec ou sans son accord. À cette époque, mon cœur durcissait à grande vitesse, et je m’en moquai bien de faire du mal. Malgré tout, nos relations n’en souffrirent pas. L’être-humain n’a aucune logique, et ce n’est pas demain la veille que cela changera…

Ma main libre (celle n’étant pas sur la bouche rosée) glissa doucement jusqu’à sa hanche, frôlant du bout de l’ongle les tétons et le nombril. Les muscles labiers s’entrouvrirent sur une parole silencieuse alors que de la hanche, mes doigts préférèrent se poser sur la bosse en formation. Je n’ai pas coutume de coucher avec mes ex. Car c’est un coup à passer pour une pute, une « pas-possible » ou encore tourner au ridicule mon partenaire du moment. Mais voilà que tout mon être réclamait un au acte contraire à mes principes. L’envie de pleurer (intérieurement) me prit. Plus particulièrement lorsque nos bouches se scellèrent et que la grande bringue blonde répondit avec un peu trop d’enthousiasme. Ce geste fut comme un signe de départ pour lui. Sa serviette tomba au sol alors que son corps se collait au mien, coinçant ma main entre nous. Ses mains dessinèrent les contours de mon dos et de mon ventre. Des frissons de plaisir me parcoururent. Des larmes emplirent mes yeux intérieurs. Une seule volonté emplissait mon être et conscience : nous séparer ! Tout arrêter, reculer, sortir de cette étreinte avant l’inéluctable… J’ai peur, malgré que je n’en ai pas le droit et le fait que je sache parfaitement ce qui va se passer. J’avais dans l’idée d’un viol. Malheureusement, je ne pouvais qu’assister, impuissante, à la scène. L’impression de voir à la télé ce qui se passait s’insinua en moi. Je finis pas me « déconnecter » pour ne pas assister à cette débauche occasionnée par mon corps.

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