Un monde s'écroule : le mien [Bleach]

Un monde s’écroule : le mien – 10/20

Une fois tout disposé, je fis signe à mon double de nous rejoindre et à Ichigo de se servir. Le repas se déroula dans une ambiance amicale et fut vite expédié. Ichi débarrassa tout en blaguant avec nous et déposa la vaisselle dans l’évier. Il s’empara de l’éponge, mais je posai ma main sur son épaule.

-Laisse, je vais le faire.

-Vas te préparer, plutôt.

-Oui, c’est vrai, renchérit mon jumeau en agrippant mes hanches pour me faire lâcher prise. On s’en occupe, vas te faire belle.

-Je le suis pas déjà ? Demandai-je, boudeuse.

-Vas-y ! m’encouragèrent les trois garçons, Ichigo souriant, Grimmjow soupirant et Shiro mort de rire.

Je disparus de la cuisine, non sans magistralement soupirer, et allai me laver, pour la 3° fois de la journée. Passant mes doigts dans ma lourde chevelure, la tête en arrière et les yeux fermés, je savourai la caresse de l’eau sur ma peau bronzée. Je finis par couper l’eau et sortis le bras de la cabine pour tenter d’attraper une des serviettes blanches à tâtons tout en tentant d’évacuer l’eau de mes yeux avec mon poing.

-Tiens… me fit une voix en mettant dans ma main le tissus recherché.

J’y plongeai le nez pour m’essuyer le visage. Je frottai avec force mes cheveux pour les faire dégorger, avant de m’attaquer à mon corps. Je sortis de l’habitacle en plastique tout en essorant ma masse de cheveux. Je dévisageai celui qui m’avait aidé.

-Ichigo ? T’as déjà finis la vaisselle ?

-Ton frère a préféré s’en occuper, puis le mien s’est collé à lui, et j’ai préféré sortir de la pièce.

-Mmh… compris ! Riai-je. Mais ça n’explique pas ta présence ici.

-Bof, fit-il en haussant des épaules, besoin de compagnie.

Je souriai tendrement avant d’enrouler le tissus rêche autour de moi. Je passai devant le roux qui me suivit des yeux avant de m’emboîter le pas pour s’asseoir sur le lit double alors que je laissai tomber à terre la serviette pour me pencher dans mon armoire et sortir une tenue pour ce soir. Mon ami d’enfance observait chacun de mes gestes avec une sorte d’émerveillement d’enfant. J’enfilai des sous-vêtements propres, puis je me mis à hésiter pour le bas.

-Problème ? M’interrogea Ichigo.

-Pantalon, short ou jupe ?

-Euh… ça dépend de ce que tu comptes faire…

-Du style ?

-Si tu comptes seulement draguer, coucher, boire ou danser…

-J’compte faire tout ça… Coucher, c’est pas sûr, mais au moins les autres.

-Alors jupe ! Décréta-t’il.

-Tu penses ?

-Je ne vois pas autre solution !

-Ok…

Je m’emparai d’une mini-jupe bronze m’arrivant mi-cuisse et faite de volants. Je soulignai ma ceinture faite de disques dorés. J’achevai la séance d’habillage par un haut constitué d’une lanière cuivre qui couvrait ma poitrine, et la mettait en valeurs par des glyphes noirs, et un large voile blanc quasi-transparent à travers duquel on apercevait mon ventre et mon dos, ainsi que mes tatouages. Cette dernière pièce de tissus pouvait être ôtée, ce que je fis immédiatement. Je glissai mes pieds dans des escarpins bronzes avec des lanières cuivrées et un talon de 5 cm, histoire de ne pas être en constant déséquilibre et de pouvoir danser à mon aise. Je repartis dans la salle d’eau, suivit d’Ichigo qui se posta contre le chambranle pour continuer son observation à loisir.

Je passai ma brosse sur ma chevelure, puis le peigne tout en grimaçant. Je tressai avec habileté et rapidité en deux nattes que je croisai sur l’arrière de ma tête que je fixai avec une pique à cheveux en bois décorée de signes dorés. Je m’approchai un peu plus du miroir avant d’appliquer le maquillage. Discret et léger. Du crayon, de eye-liner, du mascara, du gloss… De quoi rehausser le naturel sans le camoufler… D’après le regard appréciateur de mon ami, le résultat est celui que j’escomptai.

Je me retournai et m’avançai vers lui. Je l’attrapai par le col pour lui faire baisser la tête et fis frôler nos lèvres tout en ancrant mes rubis éclatants dans ses ambres chauds. Un sourire flotta sur mes lèvres quand je le vis totalement subjugué. Je lâchai son T-shirt et fis glisser mon index sur son menton en une caresse douce et lente, son regard se troubla et sa respiration devient hachée.

Je lui passai devant tout en affichant un sourire moqueur, attrapant ma pochette et la fixant à ma taille, je me dirigeai vers le salon où patientait le couple, enlacés comme ils étaient, ça tenait plus de puzzle chinois que d’un simple câlin… Ils se levèrent à ma vue et sifflèrent, attirant un rosissement sur mon visage.

Ichigo arriva et on descendit tous, après avoir fermé la porte. J’allai prévenir la concierge, mais seule sa petite sœur était présente. Elle m’adressa un sourire à fondre et je lui ébouriffai les cheveux. Je m’agenouillai pour me mettre à sa taille.

-Nell, dis à ta sœur que nous sommes de virée, d’accord ?

-Vous avez été virée ? Demanda la petite fille avec de grand yeux.

-Nan, on sort, c’est tout, la rassurai-je.

Elle sa nicha dans mes bras t je l’embrassai sur le front avant de la lâcher.

-Nell le fera, promit-elle.

Je la quittai d’un sourire, et allai rejoindre le groupe qui battait du pied. Un sourire éclata sur leurs visages.

-On prend la voiture ? Demanda Ichigo.

-Quelle voiture ?

-Celle d’Il Forte, renseignai-je mon frère. Ça dépend, y’a quelqu’un qui se sent la motivation pour pas boire ?

Le silence me répondit.

-Vous plaignez pas. La boîte est à moins de 10 min, suivez la guide ! Déclarai-je.

Nii-san passa son bras autour de ma taille et planta une bise sur ma joue. Ichigo me prit la main et se mit à balancer son bras, entrainant le mien. Shiro se colla à mon grand-frère. Et je saluai Stark, notre voisin, qui me rendit mon salut avec un sourire avant d’étouffer un bâillement et de disparaître dans l’entrée.

On fut arrivé très vite et je saluai Yammii qui nous laissa passer en souriant. Cette montagne de muscle a un cœur d’or et est un très bon ami. Une fois à l’intérieur, on prit d’assaut un petit coin tranquille et j’allai chercher de quoi commencer la soirée. Quand chacun reçut sa consommation, je laissai à peine le temps à mon frère d’en boire une gorgée, que je le trainai déjà sur la piste et le forçai à danser avec moi, ce qu’il fit après avoir assassiné son petit-ami du regard.

À l’entente d’un slow, un échange oculaire suffit. Je me collai à lui, ses bras se positionnèrent autour de ma taille, mon menton se calant contre sa clavicule, le sien sur mon épaule, mes paupières se closant… Nos gestes se firent lents et manuels. J’étais morte de rire intérieurement, car je voyais la tête des gens. À la fin de la chanson, ils se mirent à réclamer un baiser. Avec une lenteur exaspérante, nos lèvres se scellèrent et nos langues entamèrent un ballet. Un raclement de gorge se fit entendre, et je le relâchai pour afficher un grand sourire innocent à son copain. Traitreusement, je poussai ma victime bleutée dans les bras de l’albinos qui prit possessivement ses lèvres dans les siennes. Je m’éclipsai pour m’écrouler sur la banquette, la tête sur les genoux de ma fraise à la vanille…

Les doigts agiles de ce dernier glissèrent sur mes cheveux, sans me décoiffer pour autant sans prévenir, je me relevai et vidai mon verre cul-sec, avant d’entraîner Ichi sur la piste de danse. Il est infatigable quand il s’agit de danser, et il rudement bien faire… Je me penchai à son oreille pour lui glisser :

-Kurosaki, je te réserve pour ce soir. Prépare-toi à bouger toute la nuit !

-Tu ne me fais pas peur, murmura-t’il avec un petit sourire en coin.

En effet, au bout de plusieurs danses, je dû décrocher. J’allai m’installer au bar et commandai à Iba, le barman, une vodka-citron. On se tape un peu la discute tout les deux, se connaissant depuis que j’habite le Hueco. Nous habitons le même quartier, mais j’habite la 6° rue, et lui la 11°. Ce sont bien les deux rues les plus célèbres de ce quartier. Réputées les plus mal famées, les plus dangereuses… Mais ce qui donne sa particularité et sa célébrité à la 6° rue -hormis que le plus grand dirigeant d’une des mafias locales y crèche- c’est le fait que la 3° rue du quartier de la Lune Rousse, réputée pour ses prostituées de qualité, y débouche. D’ailleurs, c’est notre immeuble qui fait le coin de délimitation.

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