L'Arcadia, la Tortue et le Hollandais Volant [Cobra + Albator + One Piece]

L’Arcadia, la Tortue et le Hollandais Volant – 3/?

-Magne-toi Cobra, râla-t-elle.

-J’suis coincé…

Se prenant la tête dans les mains, elle décida de se lamenter sur son sort pendant au moins deux secondes avant de donner un coup de main à son partenaire occasionnel avant que les patrouilles ne les localisent.

-Tu m’auras vraiment tout fait…

-Oh, non, il reste encore quantité de chose à faire, roucoula-t-il.

Il n’obtint pas l’effet escompté, le visage de Davy étant un masque de glace.

-Je te préviens. Si tu te mets à bander tu vas être encore plus impossible à dégager de là. Alors tu calmes tes hormones ou je te laisse en plan.

Se rendant compte qu’elle était on ne peut plus heureuse (quelle bêtise d’avoir déjà partagé le butin, tiens…), Cobra se tut et la laissa faire, malgré qu’elle dut lui déboîter l’épaule pour le décoincer.

-Avec une tenue comme la tienne, j’aurais pensé que ça allait glisser tout seul, marmonna-t-elle.

-Une tenue comme la mienne ? Répéta-t-il.

Un geste vague suffit pour lui faire comprendre de laisser tomber.

-Filons avant qu’ils ne découvrent Armanoïde.

Au souvenir de sa compagne, Cobra grimaça, sachant d’avance qu’il allait se faire remonter les bretelles qu’il n’avait pas.

Pourtant, leur plan avait été parfait. Pas la moindre faille, la moindre erreur. Ils avaient été rapides, efficaces. Puis, la tuile est survenue. La tuile. Du genre qui nous tourmente des années plus tard, encore.

Davy avait pour habitude de ne jamais utiliser deux fois le même chemin et lui-même attrapait les occasions au vol.

Donc, pour le chemin du retour, ils n’avaient pas le choix, ils étaient passés par un couloir, ils prendraient donc l’autre pour sortir. Sauf que, ce qu’ils ignoraient, c’était que ledit couloir était truffé de caméra et débouchait sur le mess des gardes. Autant se déguiser en côtelettes saignantes et infiltrer une cage de carnivores affamés !

Et c’est ainsi qu’ils se retrouvèrent à cavalcader à travers le bâtiment, sans trop savoir si ils s’approchaient ou s’éloignaient d’une sortie plausible. Et c’était ainsi qu’ils finirent par glisser à travers un vasistas qui grinçait à chaque mouvement un peu trop brusque. Autant dire que ce n’était pas vraiment discret.

Et, comme rien n’était fini, ce cher Cobra se trouvait maintenant coincé dans ledit vasistas. Avec une partenaire de « crime » prête à l’abandonner dans cette situation assez embarrassante.

-Je savais que je n’aurais pas dû reprendre des frites, ce midi, grogna-t-il. J’aurais dû t’écouter.

-Non, moi, ce que j’ai dit, c’est que tu ne devais pas en manger car elles étaient mauves. Différent.

-Mais elles étaient si bonnes, sanglota-t-il faussement.

-Bon, j’en ai marre.

Levant le bras en l’air, il s’embrasa violemment, risquant de les faire repérer, mais ils n’étaient plus vraiment à ça près.

-Attention, ça va un peu brûler.

Son sourire sadique ne le rassura pas, pas plus que lorsqu’elle rapprocha son poignet du bord métallique. Le métal en fusion s’accrocha à la combinaison, attaquant la peau au passage. Bien que la sensation était désagréable, Cobra ne pouvait s’exprimer dessus, ils s’étaient suffisamment fait remarquer ainsi.

-Bon, maintenant que sa majesté est décoincée, tu veux bien te secouer afin que l’on puisse enfin décamper ?!

Et ce fut deux silhouettes qui trottèrent en direction du port spatial avec un air partagé entre la satisfaction personnelle et la sensation d’avoir été pris sur le fait.


Journal de bord du Hollandais Volant.

J’ai vraiment le don de choisir des bras cassés comme partenaire.

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