Couple : Florence (OFC) x Faust (OMC)
Genres : Romance – Humour / Roman
Rating : +8
Statut : Abandonné
Résumé : Un séjour sur une autre planète, le temps de se trouver un autre repère car le nôtre est détruit. Nous devons nous supporter difficilement. Mais, pourquoi le vois-je donc différement de d’habitude ?
Note : Issus du forum RP Percy Jackson de mes débuts, Florence est une fille d’Arès et j’utilisais Demi Lovato comme avatar. Faust Diederich était fils de Perséphone et utilisait Milo Ventimiglia. Tous deux sont partisans de Cronos, tout comme Gaol Morgan, fils d’Héphaïstos et à l’avatar de Nicola Sirkis (c’est celui de la fic « Une goutte d’eau dans le vase »). Sulfus est fils d’Arès.
Bonne lecture !
De l’autre côté du battant, Luke chargeait Faust de s’assurer qu’il ne restait personne dans aucune des chambres-dortoirs avant de partir, rejoindre Cassandra qui patientait en souriant, et de la prendre par le bras.
Faust vérifia donc celle des garçons puis la verrouilla, avant d’ouvrir celle des filles. Il resta un instant figé en apercevant leur luxe : tentures, rideaux pour l’intimité, des sortes de cabines dans un coin, et de larges lits avec de bonnes couettes… Eh bah mon vieux ! Certes ces demoiselles ne sont qu’une petite poignée -une dizaine tout au plus- mais jamais il n’aurait pensé qu’elles nageraient dans un luxe pareil ! Maintenant qu’il y pense, quelque chose lui dit que les parures qu’arborait les partisanes depuis leur installation doivent venir de l’armoire qu’il apercevait d’ici… Oui, sûrement.
Il se balada un peu, scrutant avec rapidité. Plus vite il aura fini, plus vite il… Il quoi ? Il rien. Il n’a aucune partenaire, et la danse n’est pas son activité favori.
Il soupira alors qu’il écarta un rideau qui avait été refermé sur un lit. À première vue, il n’y avait personne. Alors il en profita pour s’asseoir et soupirer tout en tirant sur sa cravate pour défaire le nœud et ainsi respirer un peu plus facilement.
Florence ne voulait pas aller à ce bal. Non. De toutes façons, aucun de ses collègues ne l’a invité et il était hors de question d’y aller avec l’un de ces autochtones pervers.
Forte de sa résolution, elle enfila son pyjama après sa douche et alla se blottir dans son lit, tirant l’un des rideaux de celui-ci et tournant ostensiblement le dos aux autres partisanes qui jacassaient tout en se parant des plus beaux atours qu’elles avaient dégotté. Cassandra vint la gronder, mais elle s’en fichait.
-Toi, le Chef t’as invité, alors tais-toi ! En plus, j’suis pas une fille d’Aphrodite, alors tu m’excuses, mais les séances de pomponage c’est sans moi ! D’ailleurs, je te préviens, c’est danser, pas coucher !
-Nous sommes tous obligé d’assister, tu sais… Tenta la jeune fille d’une voix douce. Et je ne suis pas fille d’Aphrodite aux dernières nouvelles…
-Ouais, t’es la fille de l’autre alcoolo… rien à foutre, sincèrement.
-Je croyais que t’aimais justement boire jusqu’à plus soif… Continua Cassandra sans relever l’insulte à son père.
-Bah pas ce soir, merci !
-C’est toi qui voit, soupira la blonde en rebroussant chemin. Au cas où tu changerais d’avis, tes vêtements seront accrochés au portant de ta salle de bain.
Florence grommela pour toutes réponses, avant de se cacher sous ses draps. Elle aimait bien danser, là n’était pas la question… Mais le fait que personne ne l’ait invité… Elle connaissait la raison en ayant surprit une conversation inter-partisans.
Luke voulait savoir si chacun avait sa partenaire, et il fit la liste de ceux et celles sans personne. Quand il avait remarqué que celui de la fille d’Arès en faisait partie, il s’en étonna et demanda la raison. Elle leur ferait peur. Elle était brusque et peu féminine. Ils voulaient une fille sexy, pas une simplement jolie.
Personne ne put évidemment les contredire, car il est vrai qu’elle avait tendance à privilégier les tenues pratiques pour les combats et qu’elle dédaigne tout les artifices féminins, hormis deux ou trois bijoux : son diadème-casque, son bracelet -cadeau d’un ami et un bracelet de cheville de la part de Gaol. Même lui avait quelqu’un à emmener danser ! Il y allait avec Kyle, fils de Séléné.
Alors non, Florence refusait de sortir de sa chambre au profit de la salle de bal où elle ferait soit office de décoration de salon, soit office de parure de lit.
Dans les deux cas, c’est non merci…
Quand les pipelettes disparurent en gloussant pour rejoindre leurs cavaliers, elle soupira d’aise. Mais en ce soupir se mêlait aussi une sensation déçue qui lui piquetait le cœur.
Quand la porte se rouvrit, elle se recroquevilla un peu plus. Quand elle remarqua que aucun bruit de talons n’accompagnait les pas, Flo’ commença à disparaitre sous les couvertures : il était hors de question qu’elle ne mette ne serait-ce qu’un orteil à cette fête ! Lentement, elle se glissait jusqu’au fond du lit, et chercha à passer dessous, s’accrochant aux lattes pour ne pas se faire repérer si l’intrus décidait de regarder par ici.
Sauf que ledit intrus fit autre chose : il s’assit sur le matelas, le faisant donc ployer et la jeune fille se cambrer en arrière tout en se concentrant sur autre chose pour oublier la douleur.
Faust, de son côté, s’était laissé tomber en arrière, s’allongeant de tout son long sur le lit. Remarquant la chaleur encore perceptible, -voire même trop- il fronça les sourcils. Quelqu’un s’y était allongé il y a encore peu ! Il en était persuadé… Oui, il en était sûr.
Bah ! Ça pouvait bien être une fille juste avant de sortir…
Il laissa voguer son regard sur les rideaux du baldaquin. Qui y dormait donc ?
Sentant quelque chose d’inconfortable derrière lui, il passa sa main dans son dos et sortit une peluche semblant faite main et ressemblant plus ou moins au lieutenant de Cronos.
Il avisa la table de nuit et se redressa puis tira le tiroir. Du moins, il allait le faire. Jusqu’à ce qu’une main sorte de sous le lit et l’agrippe par le poignet fermement, le faisant grimacer.
Non, ça n’allait pas rester impunis. Florence détestait qu’on fouille dans les affaires des autres, à fortiori les siennes.
Mais quand elle sortit de sous le lit, elle remarqua une connerie. Si elle s’était cachée, c’était pour ne pas se faire prendre. Non ? Alors, pourquoi, POURQUOI, avait-elle signalé et sa présence et sa localisation ?!
-Ouh le vilain matou !
Oui, on n’avait pas tort quand on prétendait que Arès et sa descendance ne réfléchissait pas beaucoup… La preuve en action…
-Florence… Pourquoi ça ne m’étonne même pas de te voir là ? Enfin, je ne te voyais pas te cacher telle une lâche, mais bon…
-Faust… Grogna la jeune fille. Dégage de mon lit… Tout de suite.
Non sans se départir de son petit sourire victorieux en coin, il obtempéra, une fois son poignet libéré de la poigne de la jeune fille.
-Je t’emmerde, Faust. Je ne fuis pas quoi que ce soit… Je n’ai juste pas envie de perdre une soirée durant laquelle je pourrais récupérer quelques heures de sommeil et ainsi être mieux pour le combat de demain…
-Peut-être, mais Luke m’a demandé à ce que tout le monde participe à ce bal… Ou au moins y soit présent. Alors tu ne fais pas ta mauvaise tête, tu passes ta robe, et on y va. Sinon j’adore ta peluche… Je te savais folle du chef, mais à ce point c’est du fétichisme, non ? Imagine sa tête s’il l’apprenait…
Tout en disant, les longs doigts fins du jeune homme courrait sur la poupée, tellement ressemblante qu’on l’aurait prise pour une poupée vaudou.
Il ne lui fallut pas grand-chose pour qu’elle fonce vers le petit cabinet de toilette où Cassandra était supposé avoir laissé une tenue complète.
Tout en grognant, elle se préparait rapidement.
-Avec qui vas-tu au bal ? Demanda Faust. Personne ?
-À ton avis ? Grogna de nouveau Florence.
-Est-ce que… Commença-t-il tout en jouant avec poupée Luke. Est-ce que ça te dirait d’y aller avec moi ? Je n’ai pas non plus de cavalière, et tu n’es pas trop mauvaise en danse.
Il avait terminé son invitation en lui tendant une main et en lui adressant son plus beau sourire.
Elle se fit violence pour ne pas lui envoyer son poing au milieu de ce visage souriant en percevant la demi-insulte déguisée. Elle se contenta de le fusiller de son regard noir avant de disparaitre à nouveau derrière le rideau.
Faust ne put s’empêcher d’apprécier la vision que la demi-déesse offrait à lui. Portant une élégante robe verte, celle-ci frôlait le sol. Il pouvait apercevoir ses longues jambes car à partir de la taille jusqu’au bas, la jupe était composée de fines franges. Le jeune homme sourit en comprenant que cela lui apportait un certain confort de liberté, lui permettant de se mouvoir sans être entravée par l’étroitesse des fourreaux et autres habituelles robes de soirée.
Il remarqua son léger maquillage lorsque ses pommettes rosirent alors qu’il poursuivait son observation. Bien que très discret, il n’enlevait ni n’ajoutait rien, ciblant le regard sur ses yeux cacao, puis sur ses lèvres fines.
À y réfléchir, si les autres demi-déesse n’étaient pas toutes plus belles les unes que les autres et que des filles d’Aphrodite ne faisaient pas elles-même parti de leurs rangs, mais surtout qu’elle ne s’amusait pas tant à effrayer les nouveaux venus, peut-être auraient-ils remarqué plus tôt qu’elle n’était pas vilaine. Bon, pas dotée d’une beauté sans égale, mais elle était gracieuse, merci à son pouvoir, musclée de par ses multiples entraînements et ses traits étaient bien dessinés, malgré leurs rudesses à cause de son ascendance. Oui, Florence était agréable à regarder, et l’avoir à son bras n’était en rien dégradant, au contraire.
Lui-même porteur de traits fins -héritage de son grand-père divin- il faisait très aristocratique, très noble. D’ailleurs, ce soir cette impression était encore plus renforcée par ses vêtements et la fidèle canne-épée qu’il ne lâchait que très rarement, pour ne pas dire jamais.
-Bon, ce n’est pas tout, maintenant que mademoiselle est enfin prête, il serait peut-être temps de s’y rendre, à ce bal, tu ne penses pas ? Se moqua de nouveau Faust en se relevant.
La jeune fille marmonna ce qui semblait être des malédictions avant de s’asseoir sur le bord de son lit, ses talons émeraudes à la main. Relevant la jambe gauche, elle tendit son bas gris perle et reserra le ruban vert pastel pour finalement enfiler sa chaussure. Faisant de même avec l’autre jambe, elle attacha en plus un poignard autour de sa cuisse.
Faust ne pût s’empêcher de sourire face à cette protection. Il n’y avait que elle pour penser à emporter avec elle une arme à une fête… Peut-être Luke, aussi, et des paranoïaques… Mais sinon… Bon, certes, il avait bien avec lui sa canne, donc par extension son arme, mais c’était plus par souci du détail que par besoin de se protéger. Son corps et ses différentes sécrétions mortelles lui étaient amplement suffisantes.
En tout cas, il ne se gêna pas pour admirer les jambes finement musclées de la fille-chat dont l’attention était moindre, toute tournée qu’elle était.
En effet, depuis le début de leur séjour sur Dandale, ils avaient été forcé de porter les même vêtements que les gens y vivant. Ce qui signifiait, chez les filles, des robes, des jupes… Et des décolletés très très plongeant. Ce qui ne déplaisait ni aux habitants, ni aux partisans. Juste Florence. Elle avait passé la semaine précédente enfermée dans sa chambre pour ne pas en sortir, prouvant par ce moyen son dégoût pour ce style vestimentaire. D’ailleurs, à bien y penser, c’était la première fois que Faust la voyait dans cette tenue. Nul doute qu’il ne sera pas le dernier surpris.
Lorsqu’elle se releva, remettant une mèche à sa place, il lui présenta son bras qu’elle accepta sans un mot et ils sortirent enfin des appartements au profit de la large salle de bal où l’alcool coulait à flots et où tout un chacun cherchait quelqu’un pour ne pas finir la soirée seul.
Pathétique, pensèrent-ils de concert.
-Eh bien, on dirait bien que tu t’es trouvée un cavalier ! Se moqua gentiment Cassandra.
Bras dessus bras dessous avec le chef, la fille de Dionysos semblait irradier de bonheur. On ne pouvait pas lui jeter la pierre, Luke était un très beau garçon et sa position de lieutenant favori du Patron était envié. Par tous. Et toutes. Faust le premier.
En réponse, Flo haussa les épaules. Ce n’était pas une question et c’était bien visible.
Laissant son regard errer sur ce qui l’entourait, elle remarqua plus loin son demi-frère Sulfus qui semblait bien s’amuser. Il était accompagné par l’une des autochtones qui portait une robe tenant plus du sous-vêtement au vu de sa taille, ce qui semblait ne pas déplaire à son cavalier, au vu des regards qu’il lui lançait, ce qui lui fit grimacer un sourire.
-M’offrirais-tu ta première danse ? L’invita son cavalier, la faisant ainsi sortir de ses pensées.
-Pourquoi pas ? Soupira-t-elle avec indifférence.
Faust esquissa un petit sourire : il s’était habitué au faux manque de savoir-vivre de la jeune fille. C’était sa manière de demander aux autres de lui foutre la paix. Mais ça ne l’empêchait pas de se dire qu’il devrait lui apprendre les bonnes manières, non mais !
-J’espère pour toi que tu sais danser…
Ce fut son tour d’esquisser un petit sourire face à la fausse menace. Enfin, fausse…
-À vrai dire, j’adore ça… Alors j’espère plutôt que toi tu seras à la hauteur.
Tu veux jouer ? On va jouer…
Une variante de la valse était joué. Nous n’étions qu’à la première partie de la soirée, après tout.
-Ça ne sera pas trop dur pour toi mon chaton ? Ricana le jeune homme en l’entrainant sur l’aire où quelques couples échangeaient des pas.
-Ce n’est pas parce que tu es Allemand que tu vas forcément y briller, grinça-t-elle.
-C’est Autrichien la valse, tu sais.
Ils se mirent en position, malgré un regard noir lorsque Faust cala sa main à la taille de sa partenaire. Il se contenta de hausser un sourcil un brin narquois avant de lui faire ses preuves. Car oui, le grand Faust savait danser la valse pratiquement avec perfection, à la rage de sa partenaire qui se contenta de suivre les mouvements sans piper mot et de le fixer d’un regard dur.
Flo aimait bien Faust, même si elle ne l’avouera qu’avec force soupirs et résignation. Déjà, il était sadique à souhait. Il lui avait appris les bases de la torture (sur des sujets vivants, s’il-vous plaît !). Son sang toxique (ainsi que tous les liquides sécrétés par son corps) lui offrait un bouclier autant défensif que offensif. Bref, pratique et sympathique. Et utile.
Sulfus le considérait comme un « maître à penser », aussi. Et il ne fuyait pas Gaol. Que des bonus, donc !
-Faust.
-Dis-moi mon chaton, sais-tu faire autre chose que râler ?
-Je sais aussi mordre.
Elle esquissa un sourire tout en dent qui avait pour habitude d’impressionner. Mais pas Faust. Car rien ni personne ne semble déstabiliser Faust. Faust est inébranlable. Le roc des partisans. C’est pour ça qu’il ferait un bon lieutenant.
-Bon, et maintenant, Florence ?
-Maintenant ? Je ne sais pas… Je t’assomme puis je cache le corps ?
-Très drôle.
Il esquissa un petit sourire railleur.
-C’est ça, tu sais, l’humour !
-Je suis au courant, ce n’est pas comme si tu arrivais à me surprendre, d’une manière ou d’une autre.
Il lui adressa un haussement de sourcil significatif avant de la faire tourner délicatement, puis de replacer sa main à sa taille. Ils esquissèrent quelques autres pas sans échanger le moindre mot, jusqu’aux dernières notes de la valse.
