Sous l'océan~ [Hetalia - Axis Power + La Petite Sirène]

Sous l’océan~ – 6/14

Adossé contre un des murs de son château, Héraklès fredonnait, l’air songeur, pinçant à intervalles réguliers les cordes de sa lyre.

Il tentait de reproduire la chanson qu’avait interprété sa sauveuse, bien que les paroles lui échappaient. Il était bien trop faible pour les avoir comprises.

À ses pieds, quelques représentants de la caste féline se poussaient l’un l’autre à la recherche d’une caresse qu’il leur prodiguait sans vraiment y faire attention, complètement ailleurs.

Son sauvetage remontait à plusieurs jours maintenant.

Neoklos et Gupta avaient pris sa déclaration sur la jeune fille comme un délire provenant d’un esprit faible et l’avaient couvé durant tout ce temps, forçant presque le médecin royal à cohabiter avec lui.

Chassant ses pensées, il sauta au bas des pierres qu’il avait utilisées comme siège et décida de marcher un peu, suivi de sa cour habituelle, sa lyre bien calée sous son bras. Il errait ainsi, telle une âme en peine, sur le sable désert, évitant avec habitude les chats amassés autour de lui, jusqu’à ce qu’ils se dispersent subitement.

Ça, ils ne lui avaient jamais fait le coup… Qu’était-ce donc ?

Les suivant en accélérant le pas, il tentait de deviner. Mais il fut bien loin de la réalité lorsqu’il découvrit Capitaine -le chat qu’il avait adopté sur le bateau- se faire câliner par une personne fagotée étrangement. Était-elle en toge ?

Décidant de garder sa bouche close à ce sujet, Héraklès déposa sa lyre sur un rocher avant de s’avancer, les bras croisés dans le dos.

– On pourrait croire que ce chat vous a adopté.

Il n’avait rien trouvé de mieux pour commencer la conversation, fuyant les badinages plats et insipides. Mais au moins ne lui ferait-il pas peur.

Par contre, lorsque son vis-à-vis releva la tête en sa direction, il fut gêné. Son visage lui disait quelque chose, mais impossible de savoir quoi.

Pourtant, des blonds aux yeux bleus, ce n’était pas vraiment très courant dans son pays !

Malgré lui, Héraklès remit une mèche de cheveux à sa place, après que le vent l’en ait délogé.

– Vous… vous me dîtes quelque chose… murmura-t-il sans s’en rendre compte.

Le miaulement suraigu de Capitaine le fit sortir de sa transe et il ôta sa main comme si ce contact l’avait brûlé.

– Acceptez mes excuses, je ne sais pas ce qui m’a pris.

Afin de reprendre contenance, il revint sur ses pas, ramassant son instrument de musique.

– Eh bien… Je vous souhaite une bonne journée, monsieur…?

À défaut d’avoir trouvé où il avait bien pu le rencontrer ou du moins pourquoi il lui disait quelque chose, il pouvait toujours emporter son nom avec lui.

Laisser un commentaire