Sous l'océan~ [Hetalia - Axis Power + La Petite Sirène]

Sous l’océan~ – 5/14

Francis était en plein émoi sur son rocher, regardant l’homme dont il était tombé amoureux repartir en compagnie d’un des hommes qui étaient présents sur le bateau mais aussi un jeune homme. Il chantonnait tandis que Roderich tentait de convaincre tout le monde de ne rien dire de tout cela au grand roi Triton sans savoir qu’il était espionné par Arthur le sorcier des océans. Le petit groupe rentra bien vite au palais, le lendemain Francis était encore tout chose et à peine levé se mis à chantonner, tout en dansant dans la chambre commune qu’il partageait avec ses frères et sœurs. En chemin il croisa son père et alla mettre une fleur dans les longs cheveux blonds de son paternel avant de disparaître pour se rendre à son repère secret, son petit paradis.

Couché sur un rocher, il arrachait des pétales de fleurs en se demandant si le beau prince l’aimait. Et il l’aimait, la fleur l’avait dit ! Cependant Roderich n’était pas de cet avis et tentait de convaincre le jeune homme que tout ceci n’était que folie et que la vie sous l’océan (welp il manque la fin de la phrase). Il vantait tous les mérites de la vie sous-marine, mais rien ne pouvait changer l’avis du français. Pendant que Roderich continuait son discours, Pierre rejoint Francis et lui chuchota quelque choses à l’oreille. Tous les deux filèrent ensuite à l’anglaise, laissant le crabe à ses délires. Dans la caverne aux merveilles, Pierre avait réussi à traîner, on ne sait comment, la statue du Prince ! Le blond poussa un petit cri d’exclamation avant de se jeter sur la reproduction pour la prendre dans ses bras en se faisant son petit trip, il discutait avec la statue comme si il s’agissait du vrai prince.

Malheureusement il n’avait pas vu son père qui, à l’entrée de la caverne, regardait la scène avec colère. Roderich l’avait honteusement dénoncé, mais pour le moment il ne s’en occupait pas. Seul le regard tueur de Germania avait de l’importance en ce moment-là. Francis avait fauté, il le savait. Il avait bravé les lois de son père en entrant en contact avec les humains mais que pouvait-il faire d’autre ? Si il n’était pas intervenu, l’homme serait mort. Les paroles de son père lui faisaient peur.

« Mais père je l’aime ! »

À peine ces mots avaient-ils franchi ses lèvres qu’il savait qu’il avait franchi la ligne.

« Comment ? Aurais-tu perdu l’esprit ? Une sirène et un humain c’est une folie ! Petit malheureux je te protégerais malgré toi de ton obstination même si pour cela je n’ai qu’un seul moyen. Qu’il en soit ainsi ! »

Le roi Triton avec son trident se mit à détruire chaque objet que Francis avait pris soin de récolter au cours de sa vie. Pas la moindre petite babiole n’allait survivre à la fureur du roi. Même les cris de son propre fils ne semblaient l’atteindre. Se détachant de la statue pour tenter de stopper son paternel, le blond venait de commettre une erreur monumentale. La pierre ne résista pas au trident, la poussière remplaça bientôt la dureté du roc. Le cœur brisé, le jeune triton se mit à pleurer toutes les larmes de son corps, rejetant même ses amis. Une fois seul, les deux sbires d’Arthur entrèrent en action. Ensemble, ils réussirent à convaincre Francis d’aller voir Arthur car lui seul pouvait l’aider à réaliser son rêve et vivre son amour.

Le blond était tout de même réticent à aller voir le sorcier. Poussé par les deux sbires, il entre tout de même dans la caverne sous-marine. Ce qu’il vit lui glaça le sang : il y avait des petits êtres tout décharnés, ne pouvant pas se déplacer. Arthur fit enfin son entrée, c’était quelqu’un d’impressionnant avec un charisme particulier, mi-homme mi-pieuvre, avec des sourcils d’une épaisseur sans précédent. Le sorcier, bien qu’ayant l’air franchement louche, fit tout pour le mettre en confiance car Arthur avait mauvaise réputation dans tout le royaume. Il ne lui cacha même pas que si les contrats n’étaient pas respectés, le poulpe reprenait tout ce qu’il avait pris et même un peu plus. Francis était subjugué malgré lui, happé par les mots ensorcelants du sorcier qui lui faisait miroiter absolument tout ce qu’il avait désiré. Cependant, le sorcier fixa un prix : la voix du blond.

« Mais … comment ferais-je une fois là-bas sans ma voix ? »

« Allons, tu as de l’allure. Laisse parler ton corps. Il ne faut pas sous-estimer le langage corporel ! »

Le sorcier agrémenta ses paroles de gestes plutôt explicites. Cependant, le petit triton trouvait cela bien cher, sans compter qu’il avait encore des doutes sur l’honnêteté de son vis-à-vis. Mais à force d’être pressé encore et encore il finit par signer ce fichu contrat. Arthur le fit chanter et, grâce à la magie, la voix du jeune homme le quitta et se fit enfermer dans un coquillage. Arthur lança ensuite le sort. Ce fut le moment le plus désagréable de toute sa vie, il pouvait sentir son corps changer, mais surtout il n’arrivait pas à respirer et nager était bien plus difficile. Perdu dans toutes les sensations qu’il ressentait, il ne sentit même pas Pierre et Roderich l’aider à atteindre la surface. Lorsqu’il émergea, il put de nouveau respirer.

Assis au bord de l’eau, il contemplait ses nouvelles jambes, bien différentes de la queue de poisson qu’il avait auparavant. Antonio arriva peu de temps après et se posa près d’eux. Tous ensembles ils se mirent à admirer le travail du sorcier, même si comme toujours, Roderich était celui qui avait le plus de mal à apprécier la chose. Francis prit son courage à deux mains et tenta de se mettre debout, mais retomba bien vite. Il lui fallut plusieurs essais avant de réussir. Ses premiers pas étaient tremblotants. Assez vite, il réussit à bien se maintenir sur la terre ferme. Il voulait partager son bonheur avec les autres mais aucun son ne franchissait ses lèvres. Il fit une petite moue déçue mais se remit vite à sourire. Marcher était déjà difficile mais un certain appendice lui rendait la chose un peu plus compliquée en se balançant à chaque pas. Antonio finit par apporter une voile à Francis pour que celui-ci puisse se vêtir. Il se drapa dedans et prit la pose à plusieurs reprises, jusqu’à ce que la chose poilue qui l’avait dérangé sur le navire se frotte contre ses jambes. Il se baissa pour la grattouiller entre les oreilles.

Salut toi ~

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