Sous l'océan~ [Hetalia - Axis Power + La Petite Sirène]

Sous l’océan~ – 11/14

Francis était aux anges, il pouvait sentir que Héraklès ne faisait que de le regarder depuis qu’ils s’étaient retrouvé. Arthur avait peut être raison après tout, le langage corporel pouvait être aussi efficace que les mots ? Il voulait y croire en tout cas. Encore plus depuis ce qu’il avait vu la veille, il savait à présent que l’amour entre deux mâles étaient toléré chez les humains. La balade en ville avait été très intéressante pour le blond, les odeurs, les bruits et les couleurs l’enivraient comme jamais. Il était ivre, ivre de cette nouvelle vie qui lui ouvrait les bras. Il avait particulièrement apprécié la balade au marché au bras de son beau prince.

L’atmosphère euphorique de la journée avait laissé place à une ambiance intime et chaleureuse lors de leur balade en barque. Le jeune triton regardait tendrement l’homme en face de lui, il ne pouvait rêver mieux comme moment. À un moment il fut même persuadé que le prince venait d’avoir la révélation qui lui manquait pour comprendre qui il était. L’instant fut court et le brun enchaîna avec autre choses. C’est avec amusement que le blond hochait la tête négativement au rythme des prénoms qu’égrenait le prince. Henry ?! Avait-il une tête de Henry ?! Il perçut non loin ses amis et surtout Roderich qui, monté sur un roseau, chuchota à l’oreille de Héraklès sans qu’il ne s’en rende compte son nom. Cette fois-ci, Francis hocha positivement la tête lorsque son prénom franchit maladroitement les lèvres de son bien aimé. L’entendre le répéter encore et encore était une douce mélodie à ses oreilles.

Ses yeux bloquèrent sur ceux de son vis-à-vis, il ne se rendit même pas compte de leur rapprochement soudain. Ses yeux se fermèrent machinalement alors que leurs souffles commençaient à se mêler. Malheureusement, le baiser n’eut jamais lieu. La barque se reversa, propulsant les deux hommes à l’eau. L’eau s’engouffra immédiatement dans ses poumons, l’ancien triton n’étant pas habitué à ne pas pouvoir respirer sous l’eau. La gêne occasionnée et la maladresse de ses jambes firent qu’il coulait doucement. N’était-ce pas un comble pour quelqu’un comme lui de mourir noyé… Il luttait du mieux qu’il pouvait pour ne pas sombrer. Il sentit plus qu’il ne vit Héraklès l’attraper et le tirer vers la surface. Puis ce fut le trou noir.

Tout était encore confus lorsqu’il reprit connaissance, Il attrapa la main posée sur son torse et la serra aussi fort qu’il le put alors qu’il commençait à reprendre sa respiration. Il regretta cependant que leur « étreinte » n’ait pas duré plus longtemps. Francis se frotta les joues, les faisant rougir légèrement, le souffle encore un peu court, et fixa le brun qui le regardait de manière assez étrange. Il n’aurait su dire ce que voulait dire cette expression peinte sur le visage de son amour. Héraklès le porta ensuite jusqu’au char et ensuite au palais. Il était gêné de sa tenue, non pas qu’il soit pudique, sous l’océan personne ne se soucie de cela, mais le regard des autres sur lui le gênait affreusement. On le conduisit à sa chambre où il se sécha et enfila des vêtements propres.

Il s’installa ensuite, rêveur, à la fenêtre. À présent il se rendait compte qu’il était passé à deux doigts de son véritable baiser d’amour.

Il me reste encore demain, rien n’est perdu ~

Il s’endormit comme un bienheureux. Le lendemain, ce fut Antonio qui le réveilla en beuglant comme une mouette. Il le félicitait pour le mariage. Le blond encore endormi papillonna des yeux, ne comprenant pas tout. Une fois que tout se mit en place dans sa tête, il se leva en vitesse ! Ses cheveux étaient ok, tout était bon, un bisou à Roderich et il courut dans le palais à la recherche du prince. Quand il le trouva, ce qu’il vit le cloua sur place… Une femme se tenait dans les bras du brun et le mariage serait avec elle. Il se cacha derrière une colonne pour tenter de reprendre pied, mais son cœur lui faisait mal, extrêmement mal. Il n’avait qu’une seule envie, s’écrouler et laisser la douleur prendre toute la place en lui. Francis trouva la force de s’habiller et se rendit sur le pond, pour regarder le bateau dans lequel se trouvait son seul amour partir pour célébrer son mariage avec cette inconnue. Ses jambes se dérobèrent sous lui et enfin il se mit à pleurer.

Il pleurait toujours lorsque Antonio déboula violemment. A bout de souffle il mit quelques instant à se faire comprendre et lâcha enfin sa bombe. Arthur était en fait la future mariée à la paire d’obus impressionnante ! Il grimaça, il allait lui faire bouffer ses gros sourcils une fois qu’il aurait sauvé son prince de ses vilains tentacules. Il se leva, le cœur tambourinant dans sa poitrine, et sauta à l’eau sans attendre. Le soleil commençait à se coucher, il devait faire vite car une fois le soleil couché il redeviendrait un triton. Roderich détacha des tonneau auxquels Francis s’accrocha de toutes ses forces. Pierre tracta le tout jusqu’au navire tandis qu’Antonio retourna sur le bateau pour retarder le mariage. Arrivé au bateau, il réussit à grimper dessus. Sur le pont, c’était le foutoir total. Les mouettes côtoyaient les phoques, accompagnés de dauphins, flamands roses et autres créatures diverses. Francis venait tout juste de passer la balustrade que le coquillage renfermant sa voix se brisa à ses pieds.

C’est en chantant que le triton constata qu’il avait retrouvé ce qui était à lui. La première chose qu’il dit alors fut le nom de son aimé.

« Héraklès … j’aurais tellement aimé te dire que c’était moi depuis le début. »

Il se jeta dans ses bras. Il voulut l’embrasser mais une douleur sourde le stoppa net, le soleil venait de se coucher. Il était étendu sur le sol, il battit mollement de la queue tandis que de l’autre côté du pont Arthur riait. Il changea d’apparence tout en approchant dangereusement, Francis n’eut pas le temps de fuir que l’homme-pieuvre l’entraîna par le fond. Il jubilait car il avait réussi à appâter le roi des océans, qui se montra peu de temps après. Le sorcier le nargua agitant le pacte sous le nez du souverain qui tenta vainement de le détruire. Le vil Albion usa de sa magie pour commencer à transformer le blond en chose rachitique, tout en proposant à Germania de prendre la place de son cher fils. Ce qu’il finit finalement par faire.

« Père … »

Le triton s’approcha tristement de son géniteur qui n’était maintenant pas plus gros qu’une huître. Il regarda ensuite Arthur.

« Espèce de monstre tu n’avais pas le droit de faire ça ! »

Il se jeta alors sur lui de toutes ses forces mais fut assez vite repoussé. Coincé contre le mur, il était totalement désespéré.

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