Situation d'urgence [Hetalia - Axis Power]

Situation d’urgence – 7/14

– Bien sûr que nous allons nous lever contre lui ! Cracha Hellas, insulté. Qu’il essaye ! Vous êtes combien ? Un bien faible pourcentage contre un pays tout entier prêt à en découdre ! Ne te sens-tu pas très seul ?

Il ricana d’un air menaçant. Disparu le Grec au sourire calme et à l’air apaisé, le gaga aux chats qui vous assommait d’une réflexion philosophique, le passionné des fouilles ou l’amoureux du sport. Il ne restait plus que cette facette grinçante et déformée aux yeux bien trop brillants et à l’esprit de travers qui était caractéristique de ses moments de guerre. Ils en avaient tous une, une apparence belligérante, qui n’était très belle, simple résultat de la folie d’hommes et de morts violentes voire atroce. Pendant la seconde Guerre Mondiale, certaines nations n’avaient pas été très jolies à regarder.

– Il ne lève pas de taxe ! Quelle joie, alors ! Mais ne t’es-tu donc jamais demandé ce qu’il comptait faire, après ? Lorsque vous nous aurez réduits à néant ? Lorsqu’il ne restera que les suivants de Mu et tout à reconstruire ? Vous laissera-t-il à la tête de vos nouveaux territoires ou vous les prendra-t-il ? Vous forcera-t-il à devoir renier votre statut de nation ? Ou alors, serez-vous rééduqués afin de bêler en cœur ?

L’attrapant de nouveau par le col, il le traîna dans une toute autre direction. Ce n’est pas au fond de l’eau qu’ils pourront « discuter ». À la place, il l’emmena un peu plus loin, hors du champ de vision des caméras. Son téléphone sonnera sans doute des inquiétudes de ses proches, mais ce n’était pas le moment d’y penser.

– Là, ce sera sans doute parfait.

Il n’avait toujours pas quitté son visage de guerre, bien que celui-ci soit moins marqué, ce qui était un signe assez parlé. Disposé à parler mais n’a toujours pas enterré la hache de guerre.

– Nous sommes toujours à porté d’oreilles humaines, mais nous sommes de moindre importance, en comparaison avec… les événements récents, commenta-t-il platement.

Il l’avait relâché et s’était adossé au mur d’une maison, se donnant l’air faussement dégagé, ses traits s’adoucissant pour le coup.

– C’est une chose que j’ai toujours haïe. Puisque nous sommes des nations, lorsque les Hommes se mettent en guerre, nous devons faire de même. Contre notre propre famille. Contre nos amis.

Ses mains se resserrent sur ses avant-bras, faisant ressortir ses veines alors qu’il doit juguler les émotions qui le traversent. Des bleus lui resteront, mais pour si peu de temps…

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