– Des deux. Ça vient des deux. Au fond, je pense que notre présence attire les conflits. Ils n’ont pas besoin de nous pour se mettre sur la gueule, bien sûr. Mais ils peuvent voir sur notre corps, lire dans nos esprits, l’avancée des combats. Nous sommes un rapport vivant de l’état actuel sur les champs de bataille. Ça doit fouetter leur soif de sang, j’imagine.
Il n’avait pas tord, en temps de guerre ils reflétaient parfaitement la réalité des combats. Et si on souhaitait être certains que l’état réel de la situation soit connus du plus grand nombre, ils pouvaient être enfermé. Par le passé cette situation était déjà arrivé à Vladimir, son dirigeant du moment ne voulais pas que ses généraux voit l’état de la nation. Il avait été alors enfermé dans ses appartements, seul son dirigeant venait le voir de temps en temps pour s’assurer de l’avancement des choses. Il n’avait été libéré qu’une fois que le conflit fut réglé. Dans ces moments là le roumain haissait sa condition de nation. Son regard s’attarda encore sur son jeune ami.
“Je le sais bien, crois moi je préférerais aussi rester à la campagne tranquillement plutôt que de devoir prendre de nouveau les armes.” Un rire désabusé lui échappa. “Je crois que très peux d’entre nous ont réellement envie de se battre, nous aspirons pour la plus part à vivre une vie bien plus tranquille. Plus normale.”
Il prenait la paroles au nom d’autres mais quelque chose au fond de lui lui disait qu’il avait raison. Personnellement il savait que Moldavie et Bulgarie voulait eux aussi vivre une vie normale. Après tout, ils avaient tous assez souffert avec les Guerres Mondiales, sans compter les autres conflits un peu moins important qui ont put frapper après.
“Je suppose que c’est parce que l’Homme est une créature toujours insatisfaite ? Depuis le temps, nous l’avons assez démontré.”
Il arrêta de regarder le grec pour admirer le ciel, ce bleu éclatant devenait presque écoeurant au vu de leurs situations. Enfin surtout celle du brun, voir une partie de son territoire , même infime, ravagée alors que le temps est à la joie … ca doit être horrible. Il l’écouta ensuite parler, il n’avait pas besoin de le regarder pour savoir que maintenant que ca décision était prise il ne changerait pas d’avis. Au moins il aurait essayé et sa conscience pourrait être un peu plus tranquille, bien qu’il était un peu égoïste de sa part de vouloir le faire changer d’avis juste pour ne pas avoir à l’affronter plus tard.
“Je comprend oui, excuses-moi je n’avais pas pensé à tout ça en venant te voir.”
Le roumain se redressa pour se mettre debout. Il farfouilla un instant dans ses vêtements pour en sortir son chapelet. Celui-ci était vieux et n’avait rien à voir avec tous les chapelets catholique fin et très coloré. Celui-là était noir et un brun grossier. Il le tendit au brun.
“Tiens, je doute de pouvoir m’accrocher encore à ma foi au vu du camp que j’ai choisi. J’aimerais que tu le gardes avec toi. Et si on est encore tous là, après ce qu’il va se passer je viendrais le récupérer.”
Il accompagna ses paroles d’un sourire sincère.
